‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 86 sur 181 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

GALVAN, ENRICO

Tout est disposé, maintenant, et Albano arrive par cette rue.

Oui?

GALVAN

Albano, la personne que tu dois tuer.

206 LE THEATRE EDIFIA>T

ENRICO

Devrai-je vraiment me montrer cruel à ce point.

GAL VAN

Comment ?

ENRICO

Faut-il frapper pour une raison aussi futile.

G AL VAN

Aurais-tu peur, maintenant"?

ENRlCO

Oui, Gah'an, j'ai peur. J'ai peur que ces deux yeux fermés par le sommeil ne viennent à s'ouvrir. Bien que mon caractère altier me vaille une célébrité historique, je n'oserai jamais commettre un aussi grand crime en présence de Ihomme que tu vois endormi.

GALVAN

Oui est-il ?

ENRICO

Un homme d'une haute vertu, le seul queje craigne et queje respecte en ce monde, parce que les fils sages ont en leur père un conseiller précieux. Si je l'avais toujours près de moi, je ne commettrais jamais les crimes que je condamne, car sa vue serait le frein qui m'arrêterait au moment de frapper. Mais tire la courtine; puisque la tendresse efféminé, il se peut que, ne voyant plus mon père, je retrouve ma rigueur, si maintenant j'incline à des sentiments de pitié.

GALVAN, tirant les courtines de L'alcove. L'alcove est fermée.

ENRICO

Galvan, maintenant que j'ai cessé de le voir et que la lumière de ses yeux ne me guide plus, tuons, si tel est ton désir, tuons tous les habitants de la terre.

GALVAN

Voici Albano, souviens-toi de ce que le frère de Laura réclame de ta vaillance et attend de ta probité.

EN RICO

S'il vient au-devant de mon épée, tiens-le pour mort.

. GALVAN

A la bonne heure; c'est clair et précis. f//s sortent.)

DEUXIEME TABLEAU

Zine rue de JSaples.

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