SCÈNE VI OCTAVIO, HENRICO, GALVAN
OCTAVIO
Je viens de rencontrer Albano vivant et dispos comme moi.
ENRICO
Je le crois.
OCTAVIO
Je n'aurais pas cru votre grâce capable de manquer de parole et d'atermoyer un meurtre dont elle avait touché \w prix. Est-ce là se conduire en galant homme?
GALVAN, à part.
Il désire qu'on lui donne un soufflet avec la dague.
ENRICO
Moi, je ne tue pas les vieillards; mais si j'ai offensé votre grâce, je consens à la tuer sur l'heure sans réclamer d'autre payement.
OCTAVIO
Vous me rendrez l'argent, je l'exige.
ENRICO
Que votre grâce aille avec Dieu ; elle ne voudrait pas me causer d'ennuis. Je jure Dieu...
(Octavio et Enrico tirent les épées et se battent.)
GALVAN
Les voilà qui se battent. Le diable ne dort pas.
OCTAVIO
Je veux mon argent.
ENRICO
Et moi je n'ai pas idée de le donner.
OCTAVIO
Tu es une poule mouillée.
EXRICO
Tu mens.
(Il le blesse.)
OCTAVIO
Je suis mort !
EXRICO
Tu as bien été au-devant de ton sort.
CALVAN
Il eût mieux fait de s'en aller coucher.
EXRICO
Je donne la mort aux arrogants de ton espèce, mais je m'incline devant les vieillards dont les cheveux blancs et les sages conseils triomphent des géants. Si tu veux connaître à l'usage les limites de ma patience, demande à Dieu de te ressusciter et, s'il accède à ta prière, je te tuerai une seconde fois.