LE GOUVERNEUR, SBIRES, HOMMES DU PEUPLE, ENRICO, GALVAX
LE GOUVERXEUR, (IcuiS Ici COulisSB.
Prenez-le, tuez-le !
GALVAX
Voilà qui va mal. Le Gouverneur et plus de cent hommes viennent l'arrêter.
EXRICO
Qu'il en vienne six cents. S'ils me prennent, Galvan, ma mort est certaine ; si je me défends et si la fortune me favorise, il se peut qu'ils ne me tuent pas et que
je leur échappe. Au surplus, périr pour périr, j'aime mieux périr avec gloire et honneur. (Aux sbires.) Enrico est ici, que tardez-vous, lâches!
GALVAN
Ils t'ont cerné de toute part.
ENRICO
Qu'ils me cernent : vive Dieu. Je me précipiterai sur eux tous.
GALVAN
Je te suis.
ENRICO
Sois assui'é que César marche avec toi. (Entre le Gouverneur et les gens de sa suite. Enrico et Galvan les assaillent.)
LE GOUVERNEUR
Es-tu le diable?
ENRICO
Je ne suis qu'un homme, un homme qui fuit la mort.
LE GOUVERNEUR
Rends-toi donc, et je te ferai grâce.
ENRICO
Me rendre ! Je n'y pense pas. Ainsi vous aurez à me prendre.
{Use bat.)
GALVAN
Vous êtes des lâches.
{Enrico continue à poursuivre avec ardeur les soldats de police. Le Gouverneur s'interpose et Enrico lui donne une estocade. Terrifiés, les sbires laissent passer Enrico et Galvan.)
LE GOUVERNEUR, tombant daiis les bras des siens. Malheur sur moi ! Je suis mort.