‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 89 sur 181 · LE GOUVERNEUR, SBIRES, HOMMES DU PEUPLE, ENRICO, GALVAX · texte numérisé non relu

LE GOUVERNEUR, SBIRES, HOMMES DU PEUPLE, ENRICO, GALVAX

LE GOUVERXEUR, (IcuiS Ici COulisSB.

Prenez-le, tuez-le !

GALVAX

Voilà qui va mal. Le Gouverneur et plus de cent hommes viennent l'arrêter.

EXRICO

Qu'il en vienne six cents. S'ils me prennent, Galvan, ma mort est certaine ; si je me défends et si la fortune me favorise, il se peut qu'ils ne me tuent pas et que

je leur échappe. Au surplus, périr pour périr, j'aime mieux périr avec gloire et honneur. (Aux sbires.) Enrico est ici, que tardez-vous, lâches!

GALVAN

Ils t'ont cerné de toute part.

ENRICO

Qu'ils me cernent : vive Dieu. Je me précipiterai sur eux tous.

GALVAN

Je te suis.

ENRICO

Sois assui'é que César marche avec toi. (Entre le Gouverneur et les gens de sa suite. Enrico et Galvan les assaillent.)

LE GOUVERNEUR

Es-tu le diable?

ENRICO

Je ne suis qu'un homme, un homme qui fuit la mort.

LE GOUVERNEUR

Rends-toi donc, et je te ferai grâce.

ENRICO

Me rendre ! Je n'y pense pas. Ainsi vous aurez à me prendre.

{Use bat.)

GALVAN

Vous êtes des lâches.

{Enrico continue à poursuivre avec ardeur les soldats de police. Le Gouverneur s'interpose et Enrico lui donne une estocade. Terrifiés, les sbires laissent passer Enrico et Galvan.)

LE GOUVERNEUR, tombant daiis les bras des siens. Malheur sur moi ! Je suis mort.

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