PRÉFACE. VII
nables, et renonçassent, en échange , d'une subvention modique, à accaparer toutes les places du théâtre ; il faudrait que l'association des directeurs, par une police sévère, n'accueillît dans ses rangs que des directeurs de métier; il faudrait que la Société des auteurs refusât ses traités à tous les individus qui, tarés ou faillis, se font, en désespoir de cause, entrepreneurs de spectacles, et qu'elle les refusât aussi aux municipalités qui, par les clauses draconiennes de leurs cahiers des charges, rendent toute exploitation impossible; il faudrait que les comédiens de province se groupassent en une association solide, qui imposerait à chacun de ses membres le respect des contrats signés avec les directeurs, mais qui, en retour, obtiendrait de ceux-ci des contrats humains.
Il faudrait...
Il faudrait de l'énergie, de l'initiative, de la bonne volonté.
Oui ou non, auteurs, directeurs, comédiens, sommes-nous capables d'en avoir?
EMILE Fabre,
Administrateur général de la Comédie - Française.