XX PRÉFACE
Romagnes, la descente chevaleresque à la caserne d'Austerlîtz, l'étourderie si soigneusement et si naïvement combinée de Boulogne, Ham et la faite de Ham, la nuit tragique de Décembre, le mariage de romancero avec Eugénie de Guzman, comtesse de Téba, Talliance avec la reine d'Angleterre, la troisième irruption des Français en Italie, aussi éblouissante que la première sous Charles VIII et la seconde sous le général Bonaparte, les angoisses et les hésitations pernicieuses des mois de juillet et d'août 1866 quand Beust arriva secrètement à Paris, la revue de Longchamp, le 6 juin 1867, sous l'œil du fatal cuirassier blanc, le rétablissement de la Charte sous le nom de Constitution de 1870, le coup de tonnerre de Wissembourg et de Wœrth, la marche le long de la Meuse qui donna le spectacle shakespearien d'un empereur traîné captif à la suite de sa propre armée, Sedan et la suprême entrevue avec l'ancien hôte des Tuileries et de Compiègne, Wilhemshœhe, la cruelle agonie de Chiselhurst et « le grain dépoussière » dans les reins où tout vint aboutir et finir ; ce sont là des tableaux tout tracés d'avance pour le poète sans haine qui sait goûter « les larmes des choses » et pour le conteur insensible à la politique qu'émeut avant tout le cours rapide des événements et leur intérêt d'épopée.