‹ Le théâtre et les MoeursChapitre 20 sur 62 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

pape, qui s'y connaît, ne lit pas d'autres romans français. » Le pape ne m'était pas une recommandation; car, en ce moment, le digne pasteur de Dijon, M. de Frontin, m'imprégnait du plus farouche calvinisme. Je pris pourtant le volume du pape, non sans une certaine défiance. C'était t Enfant de ma femme^ de Paul de Kock. Je n'en fis qu'une bouchée de rire. Après VEnfant de ma femme^ tout y passa, la Maison Blanche, André le Savoyard, la Laitière, Moustache, le Mari, la Femme et V Amant. C'était apparemment ce qu'il fallait pour tempérer l'austérité et la rigueur du calvinisme. J'ai lu Paul de Kock à un âge où les sens sont à peine éveillés et où Timagination est chaste. Paul de Kock n'a point souillé mon ima-^ gination. Je l'ai lu d'une âme légère et innocente. , Il est de la bonne école. Il me séduisait par l'affluence et Tà-propos de ses souvenirs classiques, par sa gaieté de bon cœur, par un instmct toujours en fraîcheur, que je devinais alors et que j'ai vérifié depuis, de Paris et du pavsage parisien. A ne considérer chez lui que le tond de poésie réelle et de réalisme poétique, sans trop regarder à l'expression et au style, il n'y aurait pas d'exagération à soutenir qu'il a écrit Téglogue du boulevard du Temple et du Cadran bleu, qu'il a dit vraiment Luzarche, Louvres et Montfermeil comme Théocrite autrefois a dit Syracuse et les

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