‹ Le théâtre et les MoeursChapitre 6 sur 62 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

il s'est conclu, il a plutôt Tair d'avoir eu pour auteurs un groupe de quakers et de théophilanthropes que trois despotes qui viennent de passer la revue de leurs armées victorieuses ; il a pour objet de présenter la paix comme l'accomplissement de «la loi évangélique et du règne de Jésus-Christ sur la terre. Louis-Philippe , interprété par Guizot, eut enfin la gloire d'élever la paix à la hauteur d'un système philosophique et politique, précis, utile et effectif. Nous savons de quel prix cruel il avait fallu payer la paix systématique. Nous n'oublions pas la France mutilée par les traités de Vienne et dépouillée non seulement de tout ce qu'elle avait acquis à Bâle, à Lunéville, à Campo-Formio et à Amiens, mais encore de plusieurs villes vers la Sambre et la Sarre que nos aïeux du grand siècle, nobles et safraniers, chevaliers et cavaliers, mousquetaires et dragons, semblaient avoir faites pour toujours françaises par cinquante ans d'efforts continus. Nous n'oublions pas la patrie de Kosciusko et de Poniatowski dépecée, l'Italie égorgée et palpitante. Et pourtant, cette paix était belle et féconde; cette paix de quarante années a été un phénomène unique dans l'histoire de la chrétienté. Le système de paix, le système constitutionnel et parlementaire, le système bourgeois de la famille

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