CHAPITRE IV
Le xif et le xiii' siècles sont l'âge d'or de la littérature française du moyen âge. C'est alors que l'on récite devant les bourgeois les fières épopées sur Charlemagne et ses preux paladins. Pour Marie de Champagne et les dames de sa cour, Chrétien de Troyes raconte de belles aventures d'amour : l'histoire du chevalier au Lion et de Laudine, les amours étemelles de Tristan et d'Yseult la blonde, les périlleuses entrevues de Lancelot et de la reine Guenièvre. Sur les places et dans les marchés, ou bien dans les salles, après que les femmes ont quitté les tables, on raconte de joyeux fkbliaux, où tous les ennuis et inconvénients du mariage sont passés en revue et tournés en ridicule. Les troubadours provençaux se répandent dans les cours princières du Nord de
la France et chantent en strophes compliquées et subtiles les louanges de l'amour et des belles dames. Dans les romans satiriques de Renart, la société du moyen âge se parodie elle-même sous des masques d'animaux. Alors éclosent les gracieux contes féeriques qui n'ont jamais cessé depuis ce temps de charmer l'imagination des hommes; et c'est alors aussi que Jean Bodel et Adam de la Halle amusent par leurs comédies leurs compatriotes d'Arras. On sent dans toute cette période la fraîcheur et la vie débordante d'un début de printemps : il y a des chants dans l'air et les bourgeons éclatent de tous côtés.
Mais à peu près avec Tavènement des Valois sur le trône (1328) ce développement ^est terminé et le moyen âge proprement dit est passé. La poésie naïve et fraîche de la belle période, avec sa fantaisie jeune et gracieuse, n'est plus qu'un souvenir et la nouvelle époque littéraire qui commence est une époque de transition et de renouvellement. On vit sur les restes de l'âge poétique précédent. Les épopées sont reprises, allongées et délayées à l'infini. La poésie de l'amour fait place à un lyrisme savant et artificiel, souvent satirique. Toute la littérature prend un caractère didactique
no LE THÉÂTRE FRANÇAIS AU MOYEN AGE
et allégorique, devient raisonnable et bourgeoise d'esprit. Mais on cherche des voies nouvelles et un travail s'accomplit, dont les fruits apparaîtront plus tard.
Le théâtre lui aussi change de caractère. Le mystère s'élargit jusqu'à donner une traduction dramatique de la Bible tout entière. Nous voyons se développer la moralité et le mystère profane.
Nous avons signalé comme les plus anciens représentants du mystère la Représentation d'Adam et le drame de la Résurrection, tous deux du xii* siècle.
En revanche les deux siècles suivants ne nous ont laissé aucun mystère. A en juger d'après les textes conservés jusqu'à nous, on n'aurait joué que des miracles pendant le xiii® siècle et jusque vers la fin du xiv®; il semble que le mystère soit mort presque aussitôt après sa naissance.
Mais ce serait là un faux jugement. Du moins le développement postérieur du mystère nous fait penser que pendant ces deux siècles de stagnation apparente des mystères ont été écrits et représentés, et cela en très grand nombre. La forme sous laquelle le drame biblique reparaît au XV® siècle montre bien que le genre a subi une évolution régulière et ininterrompue.
G*est seulement vers 1370 que nous entendons parler de nouveau de la représentation de mystères. C'est alors que les Confrères de la Passion commencèrent à jouer régulièrement à Paris.
De la même époque à peu près date aussi le premier mystère que nous rencontrions après ce long intervalle. C'est une Nativité qui se trouve insérée parmi les miracles de la Vierge dont nous avons traité dans un chapitre précédent. Par son réalisme vulgaire il nous donne déjà un avant-goût du drame biblique de Fâge postérieur. Dans la première partie, il décrit d'après les deux évangiles apocryphes la naissance de Jésus, et Fauteur insiste tout particulièrement sur le dogme de l'immaculée conception. Ce dogme est démontré avec une force brutale. La sage-femme Salomé arrive quand Marie a déjà accouché. On lui raconte que la mère de Jésus est encore vierge. « Oh! répond l'incrédule Salomé, ne dites donc pas des choses comme cela, car on ne fera que rire de vous. » Alors on l'invite à se convaincre par elle-même de la réalité du miracle. C'est ce qu'elle se prépare à faire; mais Dieu la punit de sa témérité et ses mains se dessèchent. <c Mon Dieu, dit-elle, maintenant que j'ai perdu mes mains, de quoi vais-je vivre? »
Cette scène est caractéristique de tout le drame biblique postérieur. Le besoin de symboles frappants conduit à un réalisme qui s'accorde mal avec la dignité du sujet.
Les mystères du xv® et du xvi** siècles ont un tout autre caractère que par exemple le drame court, pathétique et mesuré qui s'appelle la Représentation d'Adam. Ils atteignent souvent des dimensions énormes, et le ton sur lequel ils sont écrits est d'ordinaire bourgeois, médiocre et platement réaliste.
Nous sommes maintenant à l'époque des longues représentations, lorsqu'on joue des mystères pendant des jours entiers, depuis le matin de bonne heure jusque très avant dans la soirée. On ne se contente plus de donner des scènes, des situations détachées de l'Ecriture Sainte ; on rassemble en un seul spectacle un grand nombre d'événements sacrés. Ces drames gigantesques, qu'un examen un peu attentif résout en plusieurs mystères, ont reçu le nom de cycles^ et plusieurs de ces cycles sont parvenus jusqu'à nous. L'un d'eux. Le mystère du Vieux Testament y comprend tous les événements de l'Histoire sainte antérieurs à la naissance du Christ, 11 commence par une mise en
scène de la création du monde, et s'étend sans interruption jusqu'à la visite de la reine de Saba chez Salomon. A ce cycle se rattachent six drames différents qui conduisent les événements jusqu'à la naissance de Jésus. Le cycle entier ne compte pas moins de 50000 vers.
On traitait de même les événements du Nouveau . Testament, et des drames de cette catégorie se sont conservés dans plusieurs rédactions différentes. La plus ancienne est celle qui nous a été transmise par un manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, datant du commencement du xv* siècle et dont le texte a certainement été représenté par les Confrères de la Passion. C'est sans doute aussi pour leur compte qu'Arnoul Gréban écrivit vers , 1450 le Mystère de la Passion^ drame qui repro-^ duit en près de 35000 vers toute la vie de Jésus, depuis sa naissance jusqu'à sa résurrection. .
Un troisième cycle, qui traite Y histoire des Apô^ / très et atteint le chiffre respectable de 61908 vers, a été rédigé par le même Arnoul Gréban et son frère Simon.
Un trait général que nous pouvons observer souvent dans l'histoire littéraire, c'est que dans la manière de traiter les sujets on passe du simple
au composé, du court au long. C'est ce qu'on peut voir clairement dans l'histoire de Fépopée française. Les poèmes héroïques qui traitent un sujet dans tous ses détails sont le résultat du développement progressif de petits chants populaires composés peu après les événements historiques qu'ils rappelaient. Puis, dans une nouvelle période de développement, pour corser le récit et mettre plus de variété dans les aventures, et aussi pour raconter plus complètement les exploits fabuleux des / héros, on a rassemblé des poèmes différents dans / de grands cycles en vers ou en prose.
I G*est de la même manière que se sont formés les : grands cycles dramatiques. Nous avons vu comf ment les premiers drames liturgiques sont sortis I des tropes, comment ces petits drames se sont pro- ; duits, de plus en plus nombreux, aux différentes fêtes solennelles de FÉglise, comment un drame de ce genre, par suite des enrichissements apportés au sujet, pouvait à son tour donner naissance à plusieurs pièces nouvelles, et enfin comment, dès la période liturgique, plusieurs drames séparés se réunissaient dans un drame unique. La Représentation d'Adam provenait déjà de la fusion de trois mystères différents. Il est vrai que les documents
nous font ensuite défaut et qu'on ne peut plus suivre révolution pas à pas. Mais deux siècles plus tard nous sommes en présence de ces drames gigantesques, monstrueux, qui embrassent de longues séries d'événements bibliques. Nous ne pouvons pas expliquer l'apparition subite de pareils cycles, si nous n'admettons pas que pendant les xn® et xiii* siècles le développement s'est poursuivi dans la voie qu'il avait déjà prise, ou en d'autres termes qu'au cours de cette période vide de textes on a continué à composer des mystères et à dramatiser peu à peu la grande majorité des événements de l'Écriture Sainte.
En beaucoup de cas le travail des dramaturges postérieurs a donc dû se borner à moderniser le sujet et la langue des mystères plus anciens et à relier ceux-ci entre eux pour en faire de grands cycles. Et c'est justement ce qui peut nous expliquer pourquoi nous n'avons pas conservé de drames bibliques écrits dans la période intermédiaire : on les a considérés comme sans valeur et jetés de côté; ils ont été absorbés dans les cycles, et en beaucoup de cas particuliers il est encore possible de deviner un original plus ancien dans la rédaction postérieure parvenue jusqu'à nous.
L'impulsion a été donné au travail cyclique par ces mystères mimés dont il a été question plus haut. C'est dans les représentations muettes que nous pouvons trouver les plus anciens exemples de ces drames géants qui reproduisent la vie du Christ tout entière. Dès 1313 on représentait ainsi la Passion à Paris. Mais une fois que le goût de ces grandes pantomimes se fut développé, on voulut aussi voir les personnages agir et parler; et on y arriva en joignant ensemble des mystères distincts.
Comme on doit s'y attendre, le lien qui les rattache est souvent très lâche. Cependant une idée générale, sinon dramatique, du moins théologique, unit entre elles les différentes scènes de l'Ancien Testament. Dans Tinterprétation que le moyen âge donnait de la Bible, l'Ancien Testament était une préparation au Nouveau et avait la valeur d'un prototype (figura). Son intérêt principal venait de ce qu'il n'était qu'une longue suite de prophéties sur le Christ. Les patriarches et autres saints personnages le représentaient à l'avance, les prophètes avaient annoncé de plus en plus clairement qu'il devait venir comme un Messie et effacer les péchés du] monde. C'est aussi à ce point de vue que les
dramaturges du moyen âge se plaçaient pour représenter les événements de TAncien Testament. Ils laissaient de côté tout ce qui ne se rapportait pas à cette idée générale et développaient au contraire toutes les situations qui pouvaient la mettre en relief.
C'est pourquoi ils traitaient en détail la chute des anges, la création de l'homme et le premier péché; car ces scènes constituent l'exposition naturelle de tout le drame chrétien dont la venue du Christ sera le dénouement. Tout ce qui prépare et annonce la venue du Messie forme le centre du drame. On insiste particulièrement sur les personnages d'Adam, d'Abel, de Noé et d'Abraham.
L'histoire de Joseph, qui est dans l'Ancien Testament le prototype le plus complet du Christ, n'est pas traitée en moins de 7000 vers. En revanche beaucoup des événements qui suivent sont mentionnés très sommairement. Le cycle proprement dit se termine, comme nous Tavons vu, avec Salomon ; mais six mystères indépendants s'y rattachent naturellement et le complètent. En effet Job et Tobie annoncent le Christ par leur patience à supporter les souffrances; Suzanne Fannonce par sa chasteté, Daniel par sa sagesse, Judith etEsther
par le sacrifice qu'elles font de leurs personnes pour le bien commun. Et le cycle complet se termine par une exposition de la vieille légende d'Auguste et des Sibylles. Effrayé par les signes mystérieux qui ont apparu sur le tombeau de Jules César, Auguste consulte la Sibylle tiburtine, qui lui prédit l'arrivée du Christ et lui fait voir Marie tenant dans ses bras TEnfant Jésus. Les onze autres Sibylles paraissent à leur tour et confirment la prédiction de leur sœur.
Ainsi donc Tunité de ce grand cycle est formée par la même idée qui servait de base au drame des Prophètes, et nous trouvons les traces du vieux drame dans l'apparition des Sibylles.
Dans le cycle du Nouveau Testament, dans le Mystère de la Passion, c'est naturellement le Christ qui est la figure centrale ; mais on ne peut pas dire que les auteurs différents qui l'ont mis à la scène aient réussi à traiter le personnage du Rédempteur avec la grandeur et la sublimité qu'exigerait un pareil sujet. Mais peut-on, en bonne justice, leur en faire un crime ? Pour se représenter ce qu'a pu être Jésus, il n'y a qu'une chose à faire, c'est de lire la Bible, et ni la poésie ni l'histoire n'ont jamais réussi, à aucune époque, à
rassembler en un tout les traits épars dans les Évangiles. De plus on peut dire que d'une façon générale l'idéal complet, absolu, est impossible à représenter dans le drame, qui est le plus réaliste de tous les arts ; et l'absolu ne se laisse pas mettre en leçons de choses. Aussi la figure du Christ, dans ces drames du moyen âge, est-elle abstraite et sans caractère. L'image de la Vierge Marie, qui malgré son idéalité, se rapproche davantage des conditions humaines, est beaucoup mieux réussie. Il y a dans la Passion de Gréban une scène où elle essaye de décider le Christ à quitter le pays pour échapper à la destinée qu'il a déjà prédite; et cette scène met en relief d'une façon très heureuse et vraiment dramatique les différents côtés de ce personnage complexe, à la fois vierge chaste, mère affligée, et future reine du ciel.
Mais l'intérêt véritable se concentre cependant autour des personnages secondaires, et parmi eux celui de Marie-Madeleine est tracé avec beaucoup de virtuosité. Les auteurs de mystères, — comme d'aiUeurs le moyen âge en général, — confondaient Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, avec Marie-Madeleine, la pécheresse, de qui Jésus exorcisa sept démons. Les drames la représentent
d'ordinaire comme une dame à la mode, et décriventj volontiers le luxe de ses ajustements, sa vie mondaine et galante. On a signalé avec raison une des* scènes où ses femmes de chambre la complimentent sur 3a beauté, tout en Taidant à s'habiller et à se farder. Cette scène nous fournit un document très vivant sur la toilette d'une élégante au moyen âge.
De ces trois cycles le plus décousu est à coup sûr celui des Actes des Apôtres, par Arnoul et Simon Gréban. L'action y est située dans trop de lieux différents, et elle suit les douze apôtres dans leurs courses errantes par tout le monde. Et partout c'est au fond la même chose : les apôtres prêchent le christianisme, convertissent des païens, font des miracles, sont emprisonnés et souffrent le martyre. La seule junité dont il puisse être question, c'est que le même bourreau les suit fidèlement dans tous les pays où ils vont et les met' à mort par les procédés les plus variés et les plus raffinés.
Le public du moyen âge avait beaucoup plus que le public moderne l'occasion d'assister dans la vie réelle à des exécutions, auxquelles il était expressément convoqué par des hérauts. Il y avait aussi
peu de scènes au théâtre qui captivassent davan-l tage l'attention populaire que ces écartèlementsA pendaisons, décollations et autres supplices admi- j nistrés dans toutes les règles de l'art. Les drama- l / turges ont volontiers satisfait ce goût de leur public. 1 «^ Le bourreau vêtu de rouge et ses valets sont des l personnages qui reviennent perpétuellement dans les drames de ce temps. Le bourreau a un très vif sentiment de sa dignité, il remplit ses fonctions avec une conscience parfaite et un plaisir véritable, et il- fait toujours valoir qu'il est le serviteur de la justice. Il est parfois quelque peu morose, et la cause de son ennui est toujours la même : c'est qu'un relâchement dans Texercice de la justice lui a occasionné une période d'inaction. Mais d'ordinaire il ne reste pas bien longtemps les bras croisés. Il console sa victime en lui assurant qu'il va la supplicier comme il faut et selon les règles. Et à en juger d'après la compétence, l'érudition et la conviction avec lesquelles il parle, — non sans force jurons, — de toutes les finesses de son métier, le condamné peut être tranquille et le spectateur bien certain que ce ne sera pas de l'ouvrage gâché et unie exécution pour rire. Toutes ces scènes brutales, qui nous paraissent si répugnantes, cons-
tituaient pour le public d'alors une des plus grandes attractions du spectacle dramatique.
Il n'y a pas au moyen âge de catégorie de drames qui présente moins d'intérêt littéraire que ces cycles de mystères. Sans doute on peut trouver çà et là une scène dont le ton n'est pas indigne du sujet traité. Par exemple le sacrifice d'Abraham est représenté avec une naïveté, une simplicité savoureuses qui en font comme un oasis après une longue course dans le désert. Mais ces oasis sont rares. L'intérêt de ces drames est surtout archéologique : ce qui retient pour un moment notre attention, ce sont avant tout les détails de mœurs, de costumes, ou bien encore certaines croyances et idées particulières au moyen âge. Souvent les détails de ce genre sont heureusement trouvés ; ainsi il est dit de Gaïn qu'après le meurtre de son frère il devra toujours trembler dans tout son corps. La Bible, comme on le sait, ne s'était pas expliquée sur le signe mystérieux dont Dieu avait marqué le premier fratricide.
Ailleurs c'est une belle et étrange légende qui éveille notre intérêt. Par exemple Adam sur le point de mourir envoie son fils Seth chercher dans le Paradis terrestre « Fhuile de miséricorde » qui
doit adoucir pour lui le passage de cette vie dans l'autre. <c J'ignore la route », dit Seth. — « Suis le chemin où l'herbe est flétrie, répond Adam, elle marque la trace de mes pas. » Mais lorsque Seth est arrivé à destination, la Justice, placée en sentinelle devant l'arbre de la vie, refuse de lui livrer le baume merveilleux. Seth n'obtient que trois graines, qu'il devra mettre dans la bouche de son père mort, et un arbre en naîtra qui produira un jour l'huile de miséricorde pour Adam et sa race.
On trouve souvent des descriptions excellentes de la vie des classes populaires. On peut citer par exemple la scène de la construction de la tour de Babel, entreprise par Casse-Tuilleau, maçon ; Gaste-Bois, charpentier ; Cul-Esventé et Pille- Mortier, manœuvres. Mais la verdeur du langage de ces artisans rendrait difficile un examen un peu détaillé de cette scène.
A côté des mystères, on représentait aussi à la même époque des drames empruntés à la vie des saints. Nous en avons conservé une quarantaine.
dont certains avaient exigé plusieurs jours pour être joués. En effet dans la période où nous sommes, on ne se contente plus en général de représenter tel ou tel des miracles attribués au saint : on retrace sa vie entière. Le contenu de ces drames est d'une indigence extrême. Us semblent avoir été composés tous sur le même modèle ; ce sont toujours les mêmes situations et les mêmes personnages qui reviennent sous des noms différents. C'est d'ordinaire un tyran qui, excité par les diables, entreprend une persécution contre les chrétiens, et à ce propos tel ou tel saint subit le dernier supplice. Souvent les scènes de tortures ont été la cause finale du drame, sa raison d'être ; elles atteignent dans ce cycle leur raffinement suprême et durent des journées entières.