I. Le 37 juin i6z4- Eud. Soulié, p. i
a. Il semble bien, à Ure V Inventaire ^ mie le ûeur de Champluisant ne fût pas lui-même comédien. M. A. Ba]u& écrit, à propos de M^^® Menou, camarade de Molière dans la troupe du due d'Épemon : ce Cette M^^^ de Menou, dont le père, originaire de Sologne, avait été lui aussi, en 1616, directeur ou du moins caution d'un directeur de l*H6lel de Bourgogne, sous son vrai nom de Mathieu Roger (de Menou) de Champlui8ant(ou Champlivault, ou Champlisant, ad libitum) et. en cette qualité de caution, emprisonné au Grand-Châtelet, lui aussi, comme Molière » M. Balufie ne donne pas les preuves de ces assertions, dont quelques-unes, tout au moins, sont fort contestables. (Voj. Molière inconnu, sa vie, t. I. Paris, Perrin. 1886. in-ia. p. 3 19.)
3. Le a janvier i6i5. Les comédiens refusent depajrer (10 janviei^. Yoj. Eud. Soulié, p. 157. — Faut-il admettre que les noms de Gasteau et de Gastrau désignent la même personne ? Si oui (comme il est probable), ?iicolas Gastrau était un dissident de la troupe royale. On lit, en effet, dans V Espadon satyrique, p. 3 :
Regnior, Berthelot et Sigongne, Et. dedans l'hôtel de Bonrgogne, Vautret. Valeran et Gaateau, Jean Farine, Gautier Gargoille, Et Gringalet, et Bruscambille, En rimeront nn air nouveau.
V Espadon satyrique est de 1619 ; mais ces vers appartiennent à la satire ir, qui, étant une imitation de la Maceite de Régnier, ne peut être antérieure à 1612 ; et, d'autre part, Régnier y est signalé comme vivant, ce qui empêche de leur attribuer une dato
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I, Vf/T. cî-i]«wD9. p. 57.
1. L'n« partie entra, d^ Ion 00 par b mile, dans ta troope de ViUeran. /« reloar du brave Turlapi: ao 1637. nomoie LoD< I^Tienl k c^il^ de Villeran, Importe. VautTij. Gaulliw-Garguille et U Grnt GuMbume.
3, b'apri;* Éd. Fourrier (^L'Espagne el ses comédiens, p. 4u-). un« Irinipe de comédiens eipagnoli était à Paiù en 1618 et ri jr lit pai grtind elTet : hd* BaHompierre qui, sous la datedo 1618, l'u'.ril (laii* >c> Mémoiret : « Koiu eùmei les comédiens espagnols r,ni liifor-lt B, on ne saurait riea de leur passage. — Il j a là une l/'K'<i'a orruur. Lo renseignement de Baisompierre est de décembre llTij) iyny. l.e Journal de ma vie, mémoires du maréchal de tltmiiompierrn, éd. publiée pour la Soc. dr VHist. de J-V. par In miniui* do Clianlérac. 1870--;, 4 vol. in-8, t. II. p. lAi) : et tl'Jli, MU innli d'aoAt do U même innée, Louis XIII aratt souvent Mol'ld h \» wwiA'io oopagnol*. (Vof. Iléroard, I. II, p. l3S.)
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THôtel d* Argent, au quartier du Marais-du-Temple' ». Ghappuzeau se garde bien de citer ses preuves ; il ignore d'ailleurs qu'on avait déjà joué à THôtel d'Argent, et que, si un consentement avait été donné, il l'aurait été par les confrères. — Je trouve ailleurs un renseignement bien différent : a En iGso, on voit un établissement de comédiens rue Vieille-du-Temple » ; et Fournel, à qui j'emprunte ces mots, part de là pour se demander si ces comédiens étaient les mêmes qui avaient déjà occupé l'Hôtel d'Argent, et pour conclure que, selon toute vraisemblance, il y avait alors deux troupes dans le quartier du Marais'. Mais ni Fournel, ni ceux qui parlaient avant lui des comédiens de la rue Vieille-du-Temple', ne prouvent leur eq^istence en citant le moindre document.
Le Recueil des principaux titres et V Inventaire ne nous en fournissent pas non plus ; mais ils citent une sentence du Ghâtelet, en date du i3 octobre i6a i , défendant à « Etienne Robin, maître du jeu de paume du Moutardier, rue du Bourg-l'Abbé, de louer son jeu aux comédiens pour y représenter » ; une autre encore du 4 mars 1633, signifiée a audit Robin et à tous autres paumicrs* ».
Si l'année 1620 n'a ainsi, dans l'histoire du théâtre au commencement du xvu* siècle, d'autre importance que celle que les historiens lui ont libéralement donnée, il n'en est pas de même de l'année 1632. C'est alors que la troupe royale se brouille avec les confrères et va représenter à l'Hôtel d'Argent.
Pourquoi? Et pendant combien de temps? Peut-être que les deux sentences citées plus haut permettent de rc-