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I. Franz. Schauspieler^ p

LE RÉPERTOIRE DE L* HOTEL DE BOURGOGNE l33

Francfort ; en i6o4f David Florice joue à Bâle des œuvres qui sont désignées sous le nom d*« histoires ». Ces corné-» diens étaient restés fidèles aux genres dramatiques du moyen âge. Mais» dès lôgS, Valleran Lecomte, qui, sans doute, n'avait pas encore Hardy pour fournisseur, représente à Rouen, à Strasbourg, à Langres, à Metz..., à la fois des drames bibliques et les pièces de Jodelle ; en iSgô, Charles Chautron joue à Francfort la Sultane de Gabriel Bounin. En i6i5 encore, Jean Floran demande au conseil de ville de Strasbourg la permission de jouer des pièces religieuses et profanes.

Les recherches faites en France et en Belgique n'ont presque rien ajouté à ce que nous a appris M. Trautmann ; à peine sait-on qu'en 1699, à Tournay, des comédiens demandaient à jouer des farces, des comédies et des tragédies, et qu'en avril ou mai i6o3, une troupe dirigée par Thomas Poirier, dit La Vallée, jouait à Orléans V Ecossaise de Montchrestien * . &

Ainsi, les œuvres dans le goût du moyen âge n'étant î plus guère acceptées, des œuvres nouvelles n'existant pas \ -A^ encore, les comédiens en étaient réduits à prendre dans \

I. Voy. ci-dessus, «hap. 11, p. 5o. — Le chancelier Pompone de Bellièvre avait écrit en juin pour s'enquérir des comédiens qui avaient représenté cette pièce, et M. de Beauharnais, lieutenant général à Orléans, lui répondait le 21 que ces comédiens étaient partis depuis un mois ou six semaines sans qu'on sût où ils étaient allés, et qu'ils avaient pour chef un certain La Vallée. M. Auvray, qui a publié le premier la lettre de M. de Beauharnais (^Revue d'hist. litt. de la Fr., janvier 1897, p. 89-91) et qui ignorait le nom vrai du comédien, s'est demandé si la Cour était irritée de ce qu'on eût représenté les malheurs de Marie Stuart, ou si c'était Montchrestien, alors fugitif en Angleterre, qui rendait suspecte la tragédie. Mais, puisque T Hôtel de Bourgogne était vide en ce moment et puisque La Vallée, de son vrai nom Thomas Poirier, y allait représenter l'année suivante, le plus probable est que la Cour cherchait des divertissements et, ayant entendu parler des représentations de VEcossaise, voulait attirer la troupe qui les avait données.

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t, \'fj. \fi Hadd^ t Hôt^l d^ Bcursog^e, «n date do i8jui- »Mr i'/>^ /liifi» .V/tjlî^. p. i!k>-i5i. et U Recette et dépense de la ronfnitie de la l*a%nion, du 10 mars 164O. ihid.^ p. 171. — f/'f f'W^l f#;« (ymfn;r*rh louaient leur salle aux oomédiens italiens fc tit'm/tn lUt \iHf l't*riî% Ummoh pour deux mois, cela fait bien u V^/ yt^nm \nf*ir I Hfm^'.o, (\f,j, Ba«chet. les Corn. îtaL, p. aSi.) 'i ié*'n iiHHirti tnHffstnUtn qni étaient au dessous du théâtre rap- IHtriithni, t*u tf^itt, qnHirn cent quarante lirres tournois. D est ^wi 'j<i« \t% |/#j«r v«/iait d'en être augmenté. Voy. Recette et tlàiinn^ft df*ln vnnfvhio dn la Passion, p. 166.

iS \,n \m\\ tU) |f};u ajoute : « et du lieu étant au-dessus de l|i'l)(i. lo^ii, ii|i|H.l/4 In l'iirjifliii ,». Cet article était-il sous-entendu < »nn riiffAlnuidii |Mr If) Cofmoil lo 39 décembre 1620? Voy. ciiImmiu, ilinp M, p. 77.

4 livifiuUt* itffu romtiflinnu.,, Voy. Recueil des principaux fflhr^, |i h-;, Ml |V/.i'n« Pnrfiill. I. ||1. n. 367. — En louant leur Ml M Mii« ftMiiiMItMiN ilntiiMiN, U 17 fi^vrior 1608, les Confrères ••l'ilHii.ul ii^miMi^ IhJoiiUniiikhi du hIx logoi; encore le sieur de Fon-

LES DÉPENSES ET RECETTES if^']

meilleure partie des loges et galeries ^ » . Les comédiens se plaignaient de n'avoir aucun bénéfice et de ne travailler que pour des artisans débauchés ^ ; mais les Confrères ne se laissaient pas volontiers 'injurier, et parfois nos comédiens payaient cher lem*s attaques. « Et d^autant, dit la

teny, en sa qualité de contrôleur, prétendit- il avoir droit à une septième. (Baschet, p. 17a.) Le bail du 8 avril 161 4 fait réserve « de la loge de M. le lieutenant civil, des cinq loges des doyens et maîtres, de celle des anciens maîtres, dd celle du Prince des Sots et de celle de M. Jacques de Fon^ny ». (Baschet, p. a5i.)

I. Arrêt du conseil... (JRecueily p. 61 ; fr. Parfait, t. III, p. 374.) L'une de ces loges était peut-être cédée par les Confrères au Prince des Sots et à ses suppôts. On sait comment un créancier 46 Nicolas Joubert, sieur d'Angoulevent, « Prince des Sots et premier chef de la Sottie en l'Ile de France et Hôtel de Bourgogne », ne pouvant se faire payer ce qui lui était dû, saisit la loge du Prince à l'Hôtel de Bourgogne et amena ainsi un long procès. (Voy. Ad. Fabre, les Clercs du Palais^ p. a6a-a64 et i54-) — Lesbasochiens aussi jouissaient depuis longtemps d'une logo gratuite, mais il ne semble pas qu'elle leur fût cédée par les Confrères à la fin de la période qui nous occupe ; ni l'arrêt de iGag^ ni le bail de 1689 n'en parlent, encore que le privilège des basochiens soit confirmé par un arrêt du Parlement le 16 septembre de cette dernière année. C était donc des comédiens eux-mêmes qu'ils la tenaient, et nous ne devons pas trop nous en étonner ; comédiens et basochiens semblent avoir vécu en bon accord, puisqu'une plaquette de i634. l Ouverture des Jours gras, fait do la réclame à la fois pour les pièces des uns et pour la cause grasse des autres. (Voy. Éd. Fournier, Variétés kist., t. II, p. 345 355.)

a. Requête des comédiens... {Recueil, p. 57; fr. Parfait, t. III, p. 367) ; Remontrances au Roy (fr. Parfait, t. III, p. a6i). La confrérie, il est vrai, se chargeait de payer un certain nombre de redevances : pour les boues, pour les chandelles et lanternes, pour les pauvres ; mais cela ne la ruinait guère et ne déchargeait pas beaucoup les comédiens. En i64o, l'Hôtel était taxé à cinquante-deux sols pour les pauvres. C'est bien peu, puisqu'on i54i le Parlement n'avait autorisé la confrérie à jouer un mystère qu'à la condition qu'elle donnerait aux pauvres « la somme de mille livres, sauf à ordonner de plus grande somme ». (Petit de Julieville, les Comédiens, p. 70.) Peut-être cette redevance de cinquante-deux sols ne dispensait-elle pas les comédiens d'en payer une autre plus forte.

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Recette et dépense de la confrérie, que lesdîts confrères sont continuellement attaqués tant par lesdits comédiens que par les clercs de la Basoche du Palais et autres particuliers, et que par ce mo'yen ils* sont contraints d'être en procès, il se dépense au moins par chacun an, en frais de justice, la somme de a à 3oo livres environ ^ » Combien faut-il porter au compte des comédiens ?

L'article suivant est aussi instructif: « De tout temps immémorial et depuis la fondation d'icelle confrérie, lesdits maîtres et gouverneurs, pour le respect qu'ils portent à messieurs de la justice^ leur présentent annuellement les étrennes, bougies, brochets carreaux^, ainsi qu'il ensuit» savoir : le premier jour de l'année, il est fait dépense en vin clairet, vin muscat ou d'Espagne, citrons et oranges, jusques à la somme de 170 ou 180 livres, selon le temps et prix desdites choses. Plus, le jeudi de la mi-carème, lesdits maîtres et gouverneurs présentent aussi à nosdits seigneurs de la justice des brochets carreaux et demi-carreaux, et pour ce se fait dépense de la somme de 1 10 ou lao livres, selon le temps. » Suivent d'autres sommes^ assez rondes, tant pour les droits d'assistance de quelques magistrats, au jour de l'élection des nouveaux maîtres de la confrérie, que pour la cire et les bouquets qui se présentent en certains jours de fête ce à nosdits sieurs de la justice ». Alors que la confrérie faisait si bien les choses,, on comprend que ses adversaires ne pouvaient rester beaucoup en arrière : combien donc coûtait aux comédiens le respect qu'ils portaient à messieurs de la justice P

Une autre cause importante de dépense, c'étaient les employés, ou, comme s'exprime Chappuzeau, les officiers du théâtre. Certes, on aurait tort, à propos de nos comé-

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