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LES HEPRESENTATIONS I97
d*encourir une amende pour avoir fini trop tard, obligeassent enfin à commencer *.
Nous avons prononcé le mot d'affiches ; c'était par les affiches en effet qu'étaient convoqués les spectateurs. Mais, si l'invention n'en était pas tout à faite récente^, l'emploi du moins en était coûteux, et peut-être Valleran n'en avait-il pas toujours usé. Lui aussi avait sans doute agi à la façon des Confrères, « allant appeler le monde au son du tambour jusqu'au carrefour de Saint-Eustache'», ou à la façon des comédiens nomades, faisant visiter toutes les rues, comme s'il s'agissait de faire la patrouille, par un tambour et un arlequin ^. Les affiches n'avaient pas supprimé d'un seul coup ces vieux usages ' ; mais peu à peu ils disparurent, et les affiches restèrent seules chargées
1. C'est contre cette pratique que s*était élevée Tordonnance du 13 novembre 1609, en enjoignant aux comédiens « de commeocer précisément avec telles personnes qu'il y aura à deux heures après-midi ». Dans la Comédie des comédiens de Scudéry, actel, se. IV, p. i5, les comédiens attendent des spectateurs de bonne volonté, « bien que cinq heures aient sonné.... et bien qu'i/« aient accoutumé ailleurs d'avoir achevé à cette heure ». Ajoutons que les spectateurs ne vinrent pas.
2. En i556, une troupe ambulante qui représentait à Amiens, annonçait ses représentations par des affiches. (Petit de Julleville, les Mystères, t. I, p. 36o.) — ^ E» Espagne aussi, les affiches avaient été employées dès le xvi« siècle. (Damas>Hinard, § a, F 1339.)