I. Voy. ci-dessous, p. aaa
a. C'est la division qu'indique le passage suivant : « Vous transportant depuis votre logis jusques à notre théâtre, vous le trouverez disposé, tantôt à la représentation d'une tragédie, portrait véritable et animé de Tinconstance journalière des grandeurs à la louange des sages, et, par conséquent, au vitupère des fols. Maintenant une comédie vous produira aux yeux... » Nouv. imagi^ nations, p. 65 (du loisir). La tragédie comprenait la tragicomédie ; la comédie semble avoir compris la pastorale et la grande farce en cinq actes.
3. Ed. Fournier dit le contraire (Jia Farce et la Chanson, p. xcvj). Mais Bruscambille annonce une tragédie dans les Fantaisies, p. 65, ainsi qucdaos \qsNouv. imaginations, p. ao3; une {)astorale dans les Âbi^v. imaginations, p- 199 ; une farce dans es Fantaisies, p. i48, 175, 307; une petite farce gaillarde dans les JVouv. imaginations, p. 44.
l'organisation i^s spectacles 221
les allusions, dont on ravivait ainsi Tintérêt*. Des canevas pouvaient d'ailleurs suCSre à la troupe, à laquelle les Italiens avaient sans doute appris Fimprovisation ; et que ne pouvait-on pas faire entrer dans ces canevas ! le scandale du jour, le dernier bon tour d'Angoulevent^, la mésaventure d'un spectateur que ses amis voulaient lïiystifîer ^, des plaisanteries à propos de la tragédie nouvelle*, que sais-je encore ! La satire politique même se faisait sa place dans les farces, mais c'en était un élément bien dangereux. Était-on sûr que le roi commanderait toujours à ses commissaires et à ses sergents d'avoir de l'esprit, et de désarmer après avoir ri "^ ?
Mais ce qui se trouvait le plus constamment et le plus abondamment dans les farces, c'étaient les mots orduriers, les plaisanteries grossières, les situations scabreuses. D'aucuns s'en plaignaient^, la plupart s'en réjouissaient; que faire? « Nos détracteurs, s'écrie Bruscambille, disent
I. On peut voir dans Éd. Fournier, la Farce et la Chanson ^ p. \vL et Ix, les titres de quelques farces anciennes, réimprimées et rajeunies en ce temps. Gellcs-là et bien d'autres ont pu paraître sur la scène.
a. Los bons tours d'AngouIevent
Valleran emprunta souvent Pour faire la sauce i ses farces.
Le Banquet des Muses ou les diverses satires du sieur Auvray, à Rouen, chez David Ferrand, i636, in-8, p. 325 (Je Tombeau d'Angoulevent").
3 • La Fleur ferait une plaisante farce De ton courroux
lit-on dans les Épigrammes de M, de Mailliet, Paris, i6ao, in-8 (p. 71, épigr. 238). L'usage des personnalités au théâtre se conserva longtemps encore. Voy. Despois, p. i05-i66. — Sur tous ces points, cf. Éd. Fournier, la Farce et la Chanson, p. xj-xv.