Voici sa liste
Le Secrétaire de Saint-Innocent.
Le Mariage de rien (par Moimtfleury), en un acte, en vers. Le Baron de la Crasse (par Poisson), en un acte, e/i vers. Le Marquis bahutier.
Le Portrait du peintre (par Boursault), en un acte, en vers. Le Menteur qui ne ment point (par Boursault), en cinq actes, en vers.
L'École des jaloux (par Montfleury), en trois actes, en vers. La Noce de village (par Brécourt), en un acte, en vers. Le Baron d'Albikrac (par Thomas Corneille), en cinq actes, en vers.
Les Plaideurs (par Bacine), en trois actes, en vers.
Nous ne savons ce qu'étaient le Secrétaire de Saint-Innocent et le Marquis bahutier : ces deux pièces ne sont pas mentionnées par les frères Parfaict, non plus qu'un assez grand nombre d'autres, qu'on trouve citées ailleurs : la fécondité dramatique du
On voit qu'à l'Hôtel de Bourgogne la dignité des genres était fort considérée, et que là, comme à l'Académie, on se défiait de ia scurrilitè. Il fallut bien pourtant se résigner, et représenter aussi des farces, qui succédaient à quelque pièce du genre noble. Mais « le théâtre et les loges n'y restaient presque jamais1 ». On sait, en effet, qu'à l'Hôtel, de Bourgogne, les Plaideurs furent assez mal traités par cette portion du public. « Ceux même qui s'y -étaient le plus divertis, dit Bacine, eurent peur de n'avoir pas ri dans les règles, et trouvèrent mauvais que je n'eusse pas songé plus sérieusement à les faire rire. » Mais le parterre fut d'un autre avis, et Louis XIV également : le roi, « qui était très-sérieux », y ayant « fait de grands éclats de rire », le beau monde ne se fit plus scrupule de s'y amuser.
En outre, le public des dimanches n'était pas celui de la semaine, et une note du lieutenant de police René d'Argenson semble indiquer de quoi il se composait : «gens de collège, de palais ou de commerce. » C'était sans doute la composition habituelle de ce public populaire2. Les recettes du
xviie siècle, si étonnante déjà à en juger par le nombre de pièces qu'ont analysées les frères Parfaict, était encore plus considérable. Mais parmi les autres pièces que cite Guéret, on ne trouve que des pièces en vers et à prétentions assez littéraires pour rendre singulier le titre de farces qu'il leur donne.