‹ Le théâtre français sous Louis XIVChapitre 128 sur 132 · Médecin malgré lui · texte numérisé non relu

Médecin malgré lui

aux inspirations mâles et héroïques de Corneille, ni à la poésie des passions comme dans Racine ; la franche et saine comédie de Molière a fait place à une foule de pièces charmantes, pleines de grâce et d'esprit, où ces crudités, qui alarmaient les précieuses, sont remplacées par une immoralité décente dans les termes, révoltante pour le fond. Cependant ce sont si bien les écrivains élevés qui font défaut alors, plus que les juges capables de les apprécier, que quand les tragédies de Crébillon, plus énergiques au moins et d'un accent plus fier, viennent enfin succéder aux platitudes de Campistron et de Péchantré, le public les accueille avec transport.

On voit donc qu'à cette date ce sont les poètes qui ont manqué au public, non le public aux poètes.

Livres. Sous. Deniers.

Page 1