‹ Le théâtre français sous Louis XIVChapitre 16 sur 132 · Merçure galant · texte numérisé non relu

Merçure galant

cette scène, ils se réduisent à deux, Monlfleury et Thomas Corneille, celui-ci bientôt collaborateur habituel de M. de Visé au théâtre et au Mercure, et que de Visé traitait d'avance en associé et en ami.

De plus, quoique la troupe soit en état de divertir Sa Majesté, et porte à ce titre le nom de Troupe du roi, pendant sept ans qu'elle doit durer encore, on ne voit pas qu'elle ait joui d'une excessive faveur, car elle va trois ou quatre fois en tout à la cour, si je ne me trompe , pendant toute cette période. L'Hôtel de Bourgogne, débarrassé de son rival, peut y régner sans partage, et y représenter les pièces de Molière, sauf une, le Malade imaginaire, dont le théâtre Guénegaud conservait le monopole, la pièce n'étant pas encore imprimée; la troupe de Molière la joua une fois à la cour en 1674. La faveur du roi pour Molière ne s'étendit pas, on le voit, à ses fidèles et assez malheureux compagnons.

Ils sont réduits d'abord au répertoire de Molière, que jouent aussi leurs rivaux, malgré la promesse des bons auteurs en expectative, qui s'annonçaient eux-mêmes dans le Mercure.

Les recettes se soutiennent toutefois assez bien, et offrent une moyenne satisfaisante pour un répertoire qui n'a plus l'intérêt de la nouveauté, mais que l'on apprécie davantage depuis la mort de Molière1.

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