Hist. de la poésie française, 1706, p
2. Voir un article intéressant de M. Éd. Fournier, Revue des provinces, septembre 1864 : il cite ces chiffres d'après M. Al. Royer.
3. Le livret nomme onze comédiens comédiennes ou musiciens espagnols, et l'on voit dans le travail de M. Éd. Fournier qu'en 1663, il y avait le même nombre de comédiens espagnols à Paris, ce qui semble prouver que ce sont bien les mêmes.
l'hôtel de Bourgogne, de Molière et de ses camarades, et enfin des Italiens, mais aussi du roi, des principaux seigneurs, et même de Mlles de La Vallière et de La Mothe, de Mmes de Montespan et de Luclre, pour ne citer que les belles personnes que le roi avait distinguées.
Si ces chanteurs espagnols étaient bien en effet les comédiens protégés par Marie-Thérèse, il était assez singulier de leur faire chanter, devant la pauvre reine, les vers que donne le livret, et qui célèbrent la nécessité d'aimer • les quatre noms de clames que nous venons de citer prouvent suffisamment que cette nécessité était aussi bien sentie par elles que par le roi. Et que pensait la royale délaissée en entendant les huit vers espagnols, dont le livret donne la traduction suivante?
Li plus belle jeunesse
Sans l'amour n'est rien.
Quelque peu de tendresse
Fait toujours grand bien.
On ne peut s'en défendre,.
L'amour est trop doux!
Mais si j'ai le cœur tendre,
Ce n'est pas pour voies.
C'est bien en effet ce que pensait le roi à l'égard de la reine: et les quatre dames en question, sans parler des autres, en étaient la preuve incontestable.