Auteur du Traité de la police
2. Toutes ces citations sont tirées de son Traité de la police, t.I, p. 530, lre édition, 1705.
le sort des protestants et la surveillance de la librairie. On conçoit qu'il fallût récompenser ces longs et intelligents services , et un accident qui lui arriva (il se cassa la jambe) redoubla l'intérêt que lui portaient '« ces grands magistrats, M. le premier président de Mesmes et M. d'Aguesseau , procureur général, à présent chancelier de France », qui s'empressèrent « d'agir sans relâclie, de parler, d'écrire et de déterminer le roi à consentir en faveur de M. de La Mare à une augmentation d'an neuvième sur les entrées des spectacles ». L'ordonnance était dressée, et elle allait être portée à la signature quand le roi mourut. Ce fut le Régent qui la signa. Veuton savoir maintenant le modeste denier qu'elle assurait à M. de La Mare? 300,000 livres! Vous allez croire ce fait rapporté par un ennemi du roi, des magistrats susnommés et de M. de La Mare? Point du tout, c'est par un panégyriste qui le trouve admirable, par le pieux continuateur de M. de La Mare1. Cet amour pour le bien des pauvres semblait alors non-seulement tout naturel , mais ce virement de fonds, opéré par la main du roi, devenait un titre d'honneur propre à décorer une oraison funèbre.
4. La preuve du fait se trouve, selon lui, conservée dans les Registres de V Hôtel- Dieu (Continuation du Traité de la police, 1738, t. IV, au commencement du volume, dans l' Éloge de M. de La Mare). L'abbé de La Tour dit de son côté : « Les La Mare, par acte du 19 février 1716, reçurent 300,000 livres, auxquelles on estima le neuvième de la recette. » (P. 309.)