‹ Le theatre hors de France, Volume 4Chapitre 25 sur 43 · COLOMBINE AVEC PULCINELLA · texte numérisé non relu

COLOMBINE AVEC PULCINELLA

DON FELIGE ET DON PIPETTO ENFOURNÉS

La Veille de Noël, tableau napolitain en un acte. — La fête de Noël à Naples. — Les marchands de paniers. — Festins pantagruéliques. — Compte rendu de la pièce. — La jeune Elvira Pantalena. — Colomhine avec Pulcinella premier aide de camp du sieur Peppe. — Analyse de la pièce . — Don Felice et don Pipetto enfournés comme des petits pains* — Réminiscences de nos Funambules. — Tableaux populaires. — Lambert Thiboust et Clairville.

Cette représentation en l'honneur de Gennaro Pantalena était complétée par une comédie en un acte, Na Vigilia di Natale (la Veille de Noël) de V. Di Napoli-Vita, charmant petit tableau napolitain que je ne puis vraiment pas laisser passer sous silence. Mais pour en bien comprendre tout le sel il faut dire tout d'abord Timportance que revêt la fête de Noël, tout particulièrement à Naples — le premier de Tan n'étant considéré que comme un simple jour de chômage.

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A Noël, la vie sociale est suspendue. Les pauvres diables qui se résignent à mourir de faim toute Tannée veulent manger pendant vingtquatre heures de suite sans désemparer. C'est du reste la vraie façon d entendre et de pratiquer^ la religion à Naples : on connaît les fêles de l'Eglise bien plutôt par ce que l'on doit manger à date 'fixe que par les cérémonies du culte. Ainsi, à Noël, il est d'usage de manger des anguilles ; à la Saint- Joseph des ze^pole^ à Pâques des casate/li. La table et Fautel se sont toujours coudoyés dans ces parages ainsi qUe le faisait remarquer Marc Monnier. Les sacrifices antiques avaient des odeurs d'abattoirs : Vénus ou Marie, le bambino ou Cupidon, il n'y a pas grand'chose de changée

Donc, à Noël, il est d'usage de manger des anguilles. Dès la veille, la via Santa Brigida, au centre de Naples, est convertie en marché aux anguilles^ Les trottoirs sont encombrés dcihon-

* Marc Monnier, Pompéi et les Pompéiens, Paris, Hachette, 1855.

* Les 23 et 24 décembre 1891, a noté M. MarcelUn Pellet dans sa Naples contemporaine^ il est entré en gar^ quatre-vingts wagons de capitoni (anguilles) venant des marais de Comacchio et de Cor^e, sans préjudice de ce qui est arrivé par bateaux , en tout, plus de 400 000 kilogrammes. A Noël 1892, le nombre a été moins grand, mais on a constaté, par contre, l'entrée de 30.000 colis postaux de trois à dix kilogrammes, contenant pour la plupart des comestibles.

tagoes invraisemblables de légumes, de charcuterie, de viandes. Les rues voient bien encore

des acheteurs, mais ne voient plus de promeneurs. Chacun s'enferme chez soi, en famille, et mange jusqu'au lendemain ; et comme les malheureux qui vivent au jour le jour ne pourraient jamais réaliser pendant toute Tannée assez d'économies pour faire face aux frais de cette débauche pantagruélique, il existe une industrie particulière à Naples — celle des « marchands de paniers ».

Le marchand dé paniers est un homme qui, moyennant un versement quotidien de cinq, dix quinze ou vingt centimes, du 30 mars au 24 décembre, s'engage à fournir, le jour de Noël, à tous ses clients, une copieuse série de comestibles dont il donne la liste à Tavatice. M. Marcellin Pellet, ex-consul de France à Naples, nous en a donné le détail : c'est ainsi que Tabonné à quinze centimes par jour a droit, en ce jour bienheureux, à trente-quatre articles divers, dont 25 kilos de macaroni. Pour trois sous par jour pendant 27Ji jours, soit lires 41.25, une famille a à sa disposition plus de cent livres de victuailles qu'il faut engloutir en vingt-quatre heures.

Le professeur RaCfaele Sgneglia, que nous met en scène l'auteur de la Veille de Noël^ a sans doute

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oublié de verser cette cotisation habituelle, car Ton ne voit pas, la trace du moindre « panier » dans le pauvre logis. Et cependant nous sommes bien à la veille de Noël : dans la rue on entend les détonations des pétards, de ces pétards soidisant défendus par la police, mais qui blessent chaque année un nombre incalculable de personnes. Il est bon de rappeler que Naples est la ville de toutes les licences : les pétards sont prohibés, c'est vrai ; mais on en vend à chaque coin de rue, publiquement, et le premier gamin venu ne se gênera pas pour en faire partir un dans les jambes de l'agent chargé de le surveiller. Si vous avez Tair de vous étonner, Ton vous répondra que c'est l'usage. C'est cet usage, sans doute, qui cette annéfc a rempli les journaux de Naples d'une longue liste de blessés soas la rubrique : « Les victimes des bombes en papier », sans oublier la mort d'un maçon qui succomba à la suite de l'amputation de. la jambe gauche et de nombreuses brûlures sur le corps.

La pauvre famille du professeur doit donc se contenter pour son maigre réveillon... des bruits de la rue. La femme, anxieuse, attend le retour du mari. La petite fille, insouciante comme toiis les enfants de son âge, a dressé dans un coin une

petite crèche devant laquelle elle fait trûler une veilleuse. Il n'y a pas d'argent à la maison et cependant la jeune Elvira a trouvé le moyen d'acheter pour sa mère un petit gâteau d'un sou que celle-ci accepte les larmes aux yeux. Survient, pour comble, on créancier brutal. L'enfant fait cacher sa mère, raconte je ne sais quelle histoire à ce butor qu'elle arrive à attendrir et le renvoie. EnOn, voici D. Raffaele, un malheureux professeur à l'habit troué. La femme et l'enfant interrogent du regard. le pauvre homme. Celui-ci se met à entonner l'hymne royal : il rapporte à la maison un billet de cinq lires! Père, mère, enfant s'embrassent. Cinq lires, à Naples, c'est bien vingt francs à Paris! L'on n'en verra jamais la fin. La femme dresse le couvert, et Ton fait déjà mille projets plus insensés les uns que les autres. La famille e^t groupée autour de la table et forme tableau. La petite Elvira prend dans ses mainç ce billet rarissime, le tourne, le retourne, l'examine, se rend compte comment il est fait, puis l'approchant trop de la bougie le fait flam- * ber par mégarde en présence du père et de la mère abasourdis! Le père, hors de lui-même, veut battre l'enfant qui se réfugie derrière sa *crèche, et cette scène n'est interrompue que par

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Tarrivée de D. Gennaro, le riche voisin, qui vient sans façon, en robe de chambre, demander dit-il, un service.

A ce mot dé service le professeur et sa femme échangent des regards intraduisibles. Un service ! Quel service?

— Vous n'avez peut-être pas encore soupe?

interroge le bourgeois.

' Mais il n'obtient que deux soupirs pour toute réponse. D. Gennaro se lance alors dans une histoire interminable dans laquelle il raconte par le menu Tétai de ses relations avec tous les membres de sa famille, ses frères, ses sœurs, ses fils, ses brus.

-^ Qu'est-ce que cela peut bien nous faire?

pensent les deux autres.

— D'où il résulte, poursuit D. Gennaro sans se décourager, que ma bru qui est en bisbille avec ma femme, se dit malade pour nous faire une niche, et s'est mise au lit. Les autres parents avec qui je suis en froid ont suivi son exehfîple, et c'est bien ennuyeux dans un-jour comme celui-ci où Ton ne regarde pas à cent francs dç plus ou de moins pour un repas !

Vive mimique échangée entre le professeur et sa femme.

byGaogle

— EnQn, fait le bourgeois en manière de conclusion, nous ne pouvons pas être six autour d'une table où il y a à manger pour vingt, et je' viens vous inviter... si toutefois cela ne vous gêne en rien.

— Ça ne nous gêne pas, s'empresse de dire le professeur qui cependant veut mettre Tenfant en pénitence, mais pardonne grâce à Tinlervenlion de D. Gennarq, ce qui permet à tout le monde d'aller se mettre à table... pour trois jours.

Telle est cette piécette, bien napolitaine, inspirée des usages napolitains, et fort bien jouée par G. Pantalena (D. Gennaro), Di Napoli (le professeur) et la petite Elvira Pantalena, fille de Texcellent grime déjà nommé, et pour qui, en résumé, cette pièce a été montée.

Par goût, je n'aime pas les enfants sur la scène pas plus que dans un cirque, d'ailleurs. J'ai toujours peur que les uns se cassent un membre ou que les autres restent en plan au beau milieu de leurs. rôles. Je pense, malgré moi, qu'ils feraient bien meilleure figure à Técole, et que c'est un crime de les faire coucher si tard. Mais je dois déclarer qu'il faut établir une exception pour la petite Elvira Pantalena, enfant de la balle, à qui Kon ne fait jouer fort sagement que des rôles

appropriés à son âge, et qui joint à un joli minois et à une intelligence peu ordinaire un talent de diction dé premier ordre doublé d*un naturel tout à fait exquis.

Le père et la fille reviennent saluer, mais le contentement de Tenfant n'est rien auprès de celui du père dont la grosse figure ronde s'épanouit démesurément au bruit des applaudissements destinés à sa petite Elvira.

Avec Palummella con Pulcinella primo ahUante di campo d\0 Sié Peppe — Çolombirie avec Pulcinella premier aide de camp du sieur Peppe — comédie en trois actes de A. Petito, représentée plus de 150 soirs de suite au théâtre San Carlino (dit Taffiche), nous abordons une des pièces les plus classiques du théâtre napolitain du xix® siècle. Elle a de plus ce grand avantage, pour un profane qui veut s'instruire, de mettre en scène tous les types légendaires de la comédie napolitaine, tels que Pulcinella, Felicetto, D, Anseltno, Baldassare, Palummella.

Le but évident de l'auteur a été de mettre dû mouvement et de la gaité dans toute sa pièce. Le premier acte, par exemple, nous peint les ridicules d'une soirée bourgeoise, Tune de ces so^-

aj O.

rées dans legenre de celle de M. Choufleury. Vingt personnes sont en scène : Anselmo, le bègue, tient le piano; Pulcinella, vieux serviteur de la famille, va, vient, circule parmi les invités, et ne se fait pas faute d'user de son franc parler. La dame de la maison, D. Gigia, une vieille enrichie, a deux enfants dont un fils, Felicetto, caractère timide de bon jeune homme qui ne fait rien sans consulter sa mère, et une fille qui soupire en silence pour Luigino^ui se cache sous la livrée d'un domestique pour se rapprocher de celle qu'il aime. Cette vieille ridicule se laisse enfin faire la cour par un jeune homme qui se fait passer pour noble. Bref, cette soirée grotesrque est troublée par l'arrivée d'O Sié Peppe, frère de la maîtresse de la maison. Ce sieur Peppe revient d'Amérique oii il n'a pas fait fortune, et finit par être jeté à la porte comme un intrus.

Au second acte seulement — dans la rue — nous faisons connaissance avecPalummella. Cette jeune personne est une chanteuse ambulante qui parcourt les carrefours de Naples en compagnie de son frère Ri velli. Ce tableau n'a guère d'autre but que de nous mettre en scène des types napolitains : les chanteurs des rues, le Guappo fanfaron, et comme il faut bien que ces

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persotinages se rattachent quelque peu à raction commencée, D. Felice, le petit jeune homme innocent et timide du premier acte, est devenu amoureux de la belle Palùmmella. Mais voici que sur les racontars d'un enfant, le petit Trommoncîello, D. Felice se figure que Palùmmella (mot à mot la petite colombe — Colombine) est mariée et a deux enfants. Querelle des amoureux, puis raccommodement, car le gamin n'avait jamais voulu parler que de sa colombe, et arrivée de Luigino, le soupirant évincé, qui pour se venger de D* Gigia, sa future bellemère, combine une charge digne d'un atelier de peintres du temps de la jeunesse d'Henry Monnier.

Au troisième acte, nous sommes chez le jeune homme riche, ledit Luigino, et dans le domaine de la pure fantaisie. Le , sieur Peppe se fait annoncer comme amiral, et Pulcinella cumule. à la fois les hautes fonctions « d'aide de camp de l'amiral » et de grand maître de cérémonies.

Les invités^ revêtus d'uniformes invraisemblables, avec des plunjets multicolores et des lanternes en papier allumées suf la tète, défilent pendant. que Pulcinella sonne de la trompe»

Rivelli, le chanteur des rues, est en prince; sa

sœur, Palummella, en princesse. Ne me demandez pas de raisonner :D. Felice épousera sa Palummella; le jeune homme riche, sa fiancée; et la vieille parvenue s'apercevra que le galant qui lui faisait la cour n'est autre qu'un vulgaire cuisinier... comme son confrère le vicomte de Jodelet.

' Ces pièces d'une tournure spéciale, et presque impossibles à raconter, sont excessivement bien jouées par les artistes du Nuovoqui ont reçu de "leurs prédécesseurs les traditions de ce théâtre. -Pantalena dans le sieur Peppe, G. DeMartino en Pulcinella, son frère Luigi en chanteur des rues, Di Napoli en amant timide, G. Cosenza en Baldassare, M^^® A. Magnetti charmante sous les traits de Palummella et la petite El vira dans le rôle du gamin font passer une excellente soirée et oublier l'invraisemblance de ces turlupinades.

• Après avoir entendu la prose d'Altavilla et celle de A. Pelito, il ne me déplaisait pas d'entendre aussi celle de Cammarano, plus ancienne. Celte occasion se présenta avec — ne vous effarouchez jamais des litres quand il s agit de pièces napolitaines^ — Don Felice et Don Pippelto enfournés comme des j^e^its pains avec Pal-

cinella amant malheureux^ comédie en deux actes de Filippo Cammarano.

Il serait ridicule, vous pensez bien, de vouloir discuter gravement le sujet de ces canevas sans prétention qui, par la forme, rappellent terriblement, la donnée des pantomines que Ton jouait aux Funambules du temps dû grand Deburau, et que nous a si bien fait revivre L. Péricaud dans son si intéressant volume*. Mais ces pièces ont le grand avantage pour un étranger, comme nous, de nous faire voiries mœurs populaires et les coutumes napolitaines d'il y a cinquante ans, lesquelles, à quelques exceptions près, sont à peu près les mêmes aujourd'hui.

Le décor n'est généralement pas compliqué :

une toile de fond représentant un carrefour. A droite, à gauche, une porte sur laquelle, 'pour la circonstance, on cloue une pancarte avec ces mots : café, ou boulangerie, ou fruiterie ; nous serions difficiles d'en demander davaotage.

Ainsi, pour cette fois, nous sommes prévenus que la porte de gauche donne entrée à une pizzeria^ c'est-à-dire une boutique où Ton. fabrique

^ Le Théâtre des Funambules, ses mimes, ses acteurs et ses pantomimes, depuis sa fondation jusqu'à sa démolition, par L. Péricaud, Paris, L. Sapin," 1897.

la fameuse pizza napolitaine, cette galette accommodée à la graisse, sur laquelle sont semés des fragments d'échalote, de tomate, de petits poissons, et que des marmitons vont offrir sur une planche en criant par les rues. Disons-le tout de suite à la louange de Naples, quelquesunes de ces pizzeKÎe sont très proprement tenues. Celle dont il s'agit, dans la pièce que nous allons voir, revêt sans doute une certaine importance, car elle possède en outre, devant sa porte, sur le trottoir, un débit de maccheroni. En face, c'est la « changeuse de monnaies ».

A Naples, quand on a cinq lires en argent on va les changer au coin de la rue pour cent ^ous en cuivre, et l'on bénéficie d*un sou. C'est un petit commerce innocent qui ne fait de tort... -qu'aux poches de ceux qui consentent à se charger cle celte mitraille. Ces femmes qui fout le change de la monnaie sont installées en plein air, devant une petite table dont le dessus est recouvert d'un treillage métallique pour protéger la monnaie de billon contre toute mauvaise tentation. Voici enfin le marchand d'eau, sous los traits de Pulcinella, avec sa provision de citrons, débitant de grands verres pour deux centimes.

Si A.lesio ne possède pas que cette pizzeria : il est le père de fort jolies filles dont les deux aînées sont courtisées par D. Felice et D. Pippetto, les deux frères, fils du bègue Anselmo qui voudrait bien pour son propre compte convoler avec la belle Margherita, tandis que le marchand d'eau, Pulcinella, qui s'intitule « commerçant » a osé jeter les yeux sur la seconde. Ces deux frères se présentent sous un aspect assez comique ; le premier parle sans cesse en vers, à la façon du pâtissier de V Homme nest pas parfait, et ces vers n'ont que peu de chance d'être compris. Le second, beaucoup plus timide, le type exact de Califourchon de la Corde sensible^ s'inspire de ce que fait son frère D. Felice et essaie de Timiter en tout.

Ces rapprochements s'imposent, malgré moi.

Et cependant Cammarano est de beaucoup le précurseur de Clairville et de Lambert Thiboust. D'autre part, ces charmants vaudevillistes n'ont peut être jamais soupçonné qu'il existait un théâtre napolitain ni un auteur du nom de Cammarano; en tout cas, s'ils l'ont su, soyez persuadés qu'ils ne s'en sont que médiocrement souciés. Eh bien ! voilà des points de cohtact vraiment curieux à observer.

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Toute cette scène est égayée par le marchand de macaroni criant à tue-tête sa marchandise, ^ par les prétendus qui, pour se rendre agréables, achètent une assiétée de ces fameux maccheroni d'une longueur napolitaine, qu'ils ne savent pas manger avec les doigts selon la coutume populaire, et qu'ils finissent par se faire voler par des lazzaroni dès quils tournent un peu la tête.

Puis, nous retrouvons tout ce monde dans le « pétrin » du marchand de pizza où les jeunes gens viennent poser officiellement leurs candidatures devant la mère.

Cette demande en mariage est nécessairement troublée par Tarrivée des deux amoureux éconduits, Anselmo et Pulcinella, ce qui force Don Felice et Don Pippetto à se cacher dans le four. Mais les deux nouveaux venus avaient oublié le père qui, ne badine pas sur l'honneur de ses filles, et frappe à la porte avec rage.

On cache Anselmo dans la huche et PulcinelljL dans les copeaux... jusqu'au moment où la chaleur du four allumé et la poussière de la farine chasseront les uns et les autres de leurs cachettes. Tableau original que je regrette de n'avoir pas en photographie : Pulcinella sortant de dessous le four, D. Felice et D. Pippetto au-

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dessus, passant leurs lêtes effarées par l'ouverture, Anselmo blanc de la tête aux pieds sortant ahuri du coffre à farine, et tous les personnages groupés.

Anselmo et Pulcinella renonceront à leurs prétentions amoureuses, et le marchand de pizza mariei'a toutes ses filles, donnant encore celles qui restent, par-dessus le marché, à ses commis.

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