LE MISANTHROPE
COMÉDIE EN CINQ ACTES, EN VERS De Monsieur SCRIBE
affichait un imprésario aux abois. Ne riez pas : j'ai copié lextuellcmenl ce qui suit sur les murs de Bruges, en 1895 — je précise :
LE CUEF-d'œUVRE DE l'aCADÉMIE FRANÇAISE
CASQUE EN FER De Victor HUGO
Le troisième acte, et dernier, commence par des « Notes tristes » dit le programme. A mon avis, on aurait bien pu se passer de ces notes tristes. L'auteur nous transporte à Salerne, au moment des inondations qui ont désolé cette contrée l'hiver dernier. Des villageois enfermés dans une cabane poussent des cris, tandis que le régisseur agite son tonnerre à la cantonade el que le machiniste fait succéder les éclairs aux éclairs, ce qui permet à Facteur Cosenza de jouer fort bien une scène dramatique beaucoup trop longue.
Pliol. E. Majorama e F**, Naples.
Giuseppe De Marlino (Pulcinellu) et Gennaro Pantalena.
LE CINEMATOGRAPHE, REVUE DE LANNEE 195
Puis Fon nous parle de la comète, de la fameuse comète qui devait amener la fin du monde, et comme en italien le mot cometa signifie tout à la fois comète et cerf-volant, vous pensez bien que ladite comète qui a effrayé tant de gens n'était, après tout, qu'un jeu d'enfants.
Quoi encore? Nous voyons les vieux garibaldiens, survivants des guerres de l'indépendance, venir, au son de leur hymne, déposer une couronne au pied du nouveau monument érigé à Tendroit dit Ponti délia Valle, et Tauteur nous montre pour finir la nouvelle Bourse de Naples récemment inaugurée devant laquelle se retrouvent tous les personnages de la Revue avant d'assister à Tapothéose finale.
Quel fut le sort de cette Revue qui, en somme, était un petit événement pour une ville comme Naples où Ton joue si peu de pièces vraiment nouvelles? Les journaux, qui ne s'occupent guère que de la saison des trois mois d'opéra au San Carlo afin de pouvoir conspuer tout à leur aise l'imprésario (à tort ou à raison, mais plus souvent à raison qu'à tort), ne savent encore que très vaguement ce que c'est qu'un compte rendu dramatique, surtout s'il s'agit du théâtre en dialecte ! Pulcinella ! Fi donc ! Bon
pour le peuple ! Souvenez-vous de nos usages il y a soixante ans. Qui donc avant Janin eut jamais l'idée de révéler Deburau ? Gautier, Champfleury ! Des rêveurs! Aujourd'hui seulenaent quand on secoue la poussière de ces manuscrits, quand on étudie sur le vif, comme le fit L. Péricaud, rhistoire si intéressante de la pantomime française, Ton s'aperçoit qu'entre ces quatre quinquets fumeux, sur ces planches populaires, ce qui manquait encore le moins à Pierrot c'était le génie.
Donc, quelques mots flatteurs dans la presse, et ce fut tout. D'analyse, de critique, pas l'ombre. C'est l'usage à Naples, et ces braves et modestes artistes n'en sont pas autrement offusqués !
Eh bien, cette Revue, en comptant les représentations de jour et de soir, fut jouée 25 fois, puis , le succès épuisé , on retourna au vieux répertoire en attendant les fêtes de Pâques pour une reprise.
Maintenant pouvait-on faire davantage avec une troupe de vingt-cinq artistes et des moyens aussi restreints ? Songez que pour jouer si peu de temps il avait fallu peindre des toiles nouvelles, commander des costumes. L'auteur a
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