‹ Le theatre hors de France, Volume 4Chapitre 7 sur 43 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Anciens et modernes, antenrs et acteurs, répertoire et interprétation. M. Lyonnet énurn^^ les générations d'artistçs et d' « écrivains » qui se 8cnit«iccédées à San-Carlino et caractérise leurs successeurs du Nuôvo.

Le primitif San-Carlino s'élevait, depuis le milieu du siècle dernier, sur cette piazza del Gastello, qui fut longtemps un des coins les plus pittoresques de Naples. Plusieurs fois reconstruit, fermé, rouvert, il finit par émigrer, en 1884, au milieu du dédale grimpant de ruelles, pavées de lave glissante, qui s'accrochent au flanc de Montecalvario, et par s'y installer dans un vieil édifice, ce qui ne Tempêcha pas de 3'appeler le Nuovo. Il est à cette heure en pleine prospérité.

Derrière une modeste façade, percée de trois portes, c'est une salle à peu près grande <;ommé celle de nos Variétés. Selon l'usage italien, elle offre cinq étages de loges, sans galeries ; à l'orchestre des fauteuils, des stalles et un parterre. On y entre sans autre formalité que de payer sa place au bureau et de déposer sa canne au vestiaire. En Italie, comme en Espagne et en Portugal, pas de contrôleurs, pas d'ouvreuses et une police réduite au minimum.

Pourtant, selon la' remarque de M. Lyonnet, le peuple de Naples est « le plus remuant, le plus tapageur, le plus exubérant de la terre ». Mais, ajoute trop justement notre auteur, « il n'y a qu'en France où l'on soit toujours sous la férule du pion ou du contrôleur, depuis l'école jusqu'au théâtre ». Pour tout personnel, un placeur à qui on laisse la moitié de son billet, dans le cas fort rare de contestation, et à qui on ne doit rien. Dans les loges,

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