SCENE XI LES MEMES, JOSEPH, MAILLET
Maillet. — Ah !• Encore !... {Furieux.) Mademoiselle !... Vous abusez !
Mariette. — Ne te fâche pas, mon chéri !... Le général Bourrât sait tout!
Maillet. — Comment?... Alors, général, j'avoue!
Bourrât, entre ses dents. — Il est temps!
Mariette. — Attends ! Et non seulement il consent à nous pardonner...
Bourrât, stupéfait. — Quoi?... Non seulement..?
Mariette. — Mais encore il pardonne aux trois coupables, contre qui tu devais requérir demain !...
BOURRAT. — Ah ! mais ! Pardon !...
Mariette. — Mon général, il ne peut pas y avoir deux poids et deux mesures I... N'est-ce pas !
BOURRAT, riant. — Sans doute!... Ah! Cette petite femme! Cette petite femme!
Maillet. — Mon Général, comment pourrai-je vous remercier?
BOURRAT. — Pas de merci !... Vous me ferez tout de même huit jours d'arrêts, pour le principe! Et maintenant allez vous coucher!
Mariette, prenant le bras de son mari. — Mon général, je vous souhaite une bonne nuit!
BOURRAT. — Madame, très honoré d'avoir fait votre connaissance... et, au revoir, après la paix.
M.^IETTE, remontant l'escalier avec Maillet. — Tu sais!... Tu as de la veine d'avoir une femme comme moi !
Joseph, les voyant entrer. — Mon général !... Mon général ! Regardez !
BOURRAT. — Quoi?...
Joseph. — Ma promise qui part avec le capitaine !
BOURRAT. — Eh ! grand niais !... c'est son épouse !
Joseph, déçu. — Ah !...
BOURRAT. — Viens faire un piquet, pour te consoler!... Mais je te préviens, si tu annonces quatorze de dames, je te fourre dedans. (Ils s'asseyent à la table.)
Rideau
MONSIEUR TRULLE
ET