Bh. XVIII, 54 sqq. - D. IH, 39 sqq. - S
égaré par un désir de fausse symétrie * ; le nàtaka ayant pour pendant la nâtikâ , il fallait au prakarana une prakaranikà. Dhanika en nie formellement l'existence ; Terreur est, selon lui, fondée sur une interprétation fausse de Bharata (XVIII, 54); les trois différences qui distinguent les genres dramatiques sont, nous l'avons vu, le sujet, le héros et le sentiment. A ce triple point de vue, la prakaranî est identique au prakarana; elle se confond donc avec lui.
Le trotaka^ n'est qu'une variété de la comédie héroïque; le Sâhitya-Darpana paraît l'introduire à tort dans cette énumération de genres secondaires. C'est une pièce en cinq, sept, huit ou neuf actes, fondée sur les amours d'un homme et d'une déesse, et où le bouffon paraît à chaque acte ; l'erotique est le sentiment principal. Ex.: le Stambhitarambha en sept actes; Vikramorvaçî en cinq actes.
La go^thP (compagnie) est une pièce en un acte, dans la manière gracieuse et d'un style sans élévation; l'action se développe en trois jointures : l'embryon et la délibération en sont exclus. On y introduit neuf ou dix personnages d'hommes ordinaires et cinq ou six rôles de femmes. L'amour et ses voluptés remplissent toute la pièce. Ex.: la Raivatamadanikâ.
Lesattaka^ (çâtaka, étoffe, jupe?) est une pièce tout entière en prâcrit, sans scènes d'entrée ou d'étai, et qui provoque surtout le sentiment merveilleux. Les actes s'appellent javanikâ [yav^). Il ressemble pour le reste à la petite comédie héroïque. Ex.: La Karpùramafijarî de Râjaçekhara.
Le nâtyarâsaka * (ràsaka [sorte de danse] dramatique) est en un acte et emploie une grande variété de temps et de rythmes. Le héros est du genre noble et supérieur; son camarade est le héros secondaire. Le comique nuancé d'erotique est le sentiment principal. La pièce montre l'héroïne à sa toilette. Elle contient deux jointures : l'exposition et le dénouement, et aussi les dix éléments de la danse féminine. Certains auteurs y admettent toutes les jointures sauf la contre-exposi-