Aitar. Br
formation de ce duel avec Ta final du premier thème changé en i est sans doute contraire à l'usage. Mais cette étrangeté grammaticale ne suffit pas à discréditer Tinterprétation traditionnelle du nom*. M. Weber*, suivi par le dictionnaire de Petersburg, analyse le mot kuçîlava en deux éléments : le péjoratif ku*» et Tadjectif çilava dérivé de çîlâ, mœurs. Les mauvaises mœurs des comédiens leur auraient valu cette désignation peu flatteuse; M. Weber en rapproche les deux synonymes çailûça et çaihilin. Mais la formation çîlava est plus étrange encore que le duel kuçî-lavau ; le suffixe °va, ajouté à çîla, ne se rencontre dans aucun mot et les grammairiens ne le mentionnent pas. Les synonymes cités par M. Weber à l'appui de son étymologie se retournent contre elle : le dérivé çaila ne représente jamais le simple çila, mœurs, mais seulement le mot çïla, pierre.