IMi. XIX, 115. - D. 1,56. -S
5. L'entrée {praveçaka) ^ : scène placée dans Tintervalle de deux actes, écrite dans un style assez simple, en prâcrit, et jouée par des personnages d'ordre inférieur. Elle ne peut pas, comme la scène d'étai, commencer la pièce. Ex. Çak. VI, init. La scène du pêcheur avec l'officier et les deux gardes. — Et Ratnâv. II, init., la scène entre les deux servantes.
Les conventions scéniques établissent encore de nouvelles divisions dans le sujets Quand les paroles d'un personnage peuvent être entendues par tous les autres présents sur la scène, il parle haut [prakdçam). S'il ne veut être entendu par personne, il parle en aparté [svagatam ou dtmagatam). S'il s'adresse à une personne déterminée en présence d'un tiers, deux cas se présentent: 1*» l'acteur veut exprimer une idée, un sentiment à propos d'un autre et n'être entendu que par l'intéressé; il se détourne et lui parle bas [apavâritam). — 2** C'est un court dialogue qui s'engage. Les interlocuteurs se parlent bas [jandntikam) en élevant les doigts, sauf l'annulaire qui reste baissé, comme pour isoler leur conversation. Quand un acteur en scène interpelle un personnage invisible, hors de la vue du spectateur, feint d'entendre ses paroles et les répète, il parle à la cantonade [àkàçabhà^itam ; âkâçe lak^yam baddhvâ*). Si un personnage a un rôle trop court pour paraître en scène ou si son entrée est inutile à l'action, il parle dans la coulisse [nepathye],
P. ex. Çak. I, 19. Priyainvadâ {janAntikam) : « Ma chère Anusûyâ, quel est donc ce personnage dont la physionomie a une profondeur insondable, la parole une simplicité charmante, dont l'air est majestueux et bienveillant à la fois? » — Anusùyâ: « Ma chère amie, je me le demande aussi : Ma foi, je vais l'interroger! {prakdçam): Seigneur, la douceur de vos paroles m'enhardit à vous poser une question. » — Çakuntalâ {dtmagatam) : « Mon cœur, ne te brise pas ! Ce que tu pensais, Anusùya le dit. » — Ib. III, 46,7. Le disciple [seul en scène] {dkdçe). : « Priyamvadà, pour qui prends-tu cet onguent d'uçîra et ces feuilles de lotus? {li prête Coreille), Hein? tu
1. Bh. XVIII, 19, 21, 27, 30, 34 ; XIX. 113-114. rr XVIH, 30-31. — D. I, 54. — S. 309*.
dis?. . . » — Ib. II, 42,10. Les rçis à Duhçanta : « Daigne pendant quelques nuits veiller sur notre ermitage avec ton écuyer. » — Le roi : « C'est un honneur que vous me faites. » — Le bouffon [apavâryà): « Voilà une demande qui arrive bien pour toi ! »
On mentionne parfois d*autres conventions scéniques (/>raihama-kalpay etc.)' mais Bharata n'en parle pas, on n'en trouve pas d'usage dans les drames, et les dictionnaires n'en donnent pas de définition.