‹ Le théâtreChapitre 49 sur 88 · LE SERGENT · texte numérisé non relu

LE SERGENT

Seigneur, par mon àme, je fais Bon serment que jamais encore, Depuis que suis votre sergent, Ce que vous dites ne m advint Ni de l'avoir fait me souvient.

LE BAILLI

Je vous en crois bien, ami cher ; Assurément vous n'êtes point Pareil aux autres. N'en dis plus.

Ecoute-moi, par cette ville Va-t'en tout doucement cherchant Un petit homme de corps grand Qu'on appelle Lupin Coquet :

Il a deux bons yeux, mais borgne est. Quand trouvé l'auras, fais en sorte Qu'ici même tu me l'amènes Ou mort ou vif.

Le sergent, qui est un naïf, s'en va à la recherche de Lupin Coquet. C'est alors qu'il entend des cris et pénètre dans la maison. Il s'enquiert de ce qui s'est passé, puis il va quérir le bailli, qui met la mère en état d'arrestation et saisit ses biens.

Le jour des assises du comte, on traduit la malheureuse devant lui : a Cette dame a tué son enfant^ dit le bailli. Que dois-je en faire ? — La justice et le droit commandent qu'elle soit brûlée vive, » répond le comte.

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