‹ Le Théâtrefranc̜ais monument et dépendancesChapitre 11 sur 18 · PROJET DE LOI · texte numérisé non relu

PROJET DE LOI

Sur la presse périodique et théâtrale (Le Caufionnement).

<c 11 est impossible aux écrits destinés à la simple Ht^

« térature de se livrer b celle qui avance Tesprit d*une na-

«t tien. Il faudrait à ces journaux un nombre trop grand de « rédacteurs capables: ils ne peuvent se les procurer. Les u atlaires des théâtres, les anecdotes dramatiques ne sulli-

« raient pas h combler le vide de leurs colonnes Lors-

« qu'il s*agit de réprimer, il ne faut point donner aux j uges « des questions vagues à décider ; ils ne doivent être ap- « 'pelés qu'à statuer sur des iaiLs précis. C'est dénaturer leur o institution que les forcer à juger si une épigramme im- « primée ou lancée sur la scène, est politique ou littéraire;

« c'est transformer une Cour en Académie En résumé^

M le Cauiioiinemeut n est point une peine, mais unegarantie a qu'on exige.

a PORTALIS.

Décès de Picard, Tauteur comique» né à Paris en 1769.

Mademoiselle Bourgoiii prend sa retraite.

On ebsaie, dans quelques théâtres, la suppression des Billets dits de Journalisiez,

La Goiaédie française ne prend aucune part à la discustion de cette mesure sans résultat.

Les Auteurs dramatiques fondent une Association en Société civile pour le maintien et la défense de tous les droits et prérogatives résultant de leur profession.

Début de mademoiselle Noblet (AkstmiénM) dans les Jemes prmiêreg du drame ét de la comédie.

Début de Geffroy dans quelques /ettw^* premiers des deux genres et rôles de convenance.

Retraite de Devigny.

Il surgit une nouvelle Secte littéraire qu*ou appelle de ce ijum.

Elle arrive au Théâtre-Français sous la forme de Drames participant un peu de tous les genres, de contexture osée, de style étrange, et dont les succès obtenus à grand bruit veulent qu*on attendé pour en connaître la solidité.

Lemercier, Arnault père, Ktienne, Jouy, Delrieu, Delaville et Onésyme Leroy pétitioiiueul pour s'opposer à l'invasion de cette «Mifii^a qui parait plus ambitieuse que redoutable.

Baour-Lormian lanee contre elle une satire disant :

Un orage croissant de sitllolf* nieritt's Dé|k troubla le cours de vos félicités.

La requête des signataires ci-auparavant tend aussi à ce

que Ton conserve.la plus longtemps possible, ceux des bons acteurs qui nous restent, bien que Tâge paraisse en affaiblir quelques-uns.

On y pose cette question : « Les Agents qui dirigent et ff surveillent le théâtre répondent>i!saux bonnes intentions

« du Monarque? L'ignoble rival de la tragédie (le drame

a moderne) doit-il être préféré? »

M. de la Bouillerie, Intendant-général do la Maison du rot, promet de soumettre ce factum à Charles X. -*La mort du duc de Damas, qui patrone cet ôcriti ajourne indéfiniment l'affaire.

Arnault et Étienne rentrent à l'Académie française, d*OÙ ils ont été évincés sous prétexte d'opinion politique.

Au Comité des comédiens, de petits motifs fondés, en apparence, sur le besoin de faire de l'argent^ poussent quelques Sociétaires à demander qu'on remette au théâtre T^eosêoise de Voltaire.

Le rôle du journaliste avili dans cet ouvrage, aflfriande la

vengeance; de plus d*un amour-propre Ijlessé par Taiguillon contemporain. Mais la proposition avorte devant ce passage d*une feuille qu'un Périodiste, informé è temps, se hâte d'envoyer en éclaireur :

« Quoi qu'on dise et qu'on fasse pour leur aliéner le

« Public, les Écrivains critiques garderont sa bienveillance, « conserveront son intérêt. 11 aime ces hommes de labeur, « sans cesse livrés à des études, à des veilles, à des tribu- « lations de tous les jours, à des sacrifices de tous les ins- « tanls, pour lui épargner ces mènics travaux, ces mêmes d euuuis, et pour guider sop jugement à travers les écueils

LE THâATRE-PR 4NCA1S. 909

« du mauvais goûl, du ianalisiae, dos vanités, de l'erreur, « des innovations, du charlatanisme et de ia coterie. Outra* a ger ces hommes et vouloir les persécuter, c'est se rendre « incommode au Public; de même que chercher à briser

« ces instrumenis li'une do ses plus douces jouissaîjces, c'est < cominelire uu des crimes qu'en général on pardonne le ff moins, la sottise imtiie. »

Représentation pour élever tmeslatueà Corneille*

Mort de mademoiselle Saiuval l ainee^ retirée. Mazères supplée le Commissaire Taylor, en voyage à peu près périodique. Cet intérim ne doit point avoir d'autres conséquences. La santé do inadomoiselleDucliesnois l'éloigné du théâtre. Décès de Pieyres, l'auteur, né à Nîmes en 1752.

Menjaud prend l'emploi des Premiers rôles cmiques» Le Théâtre acclame la Royauté citoyenne.

La Censure dramatique est supprimée.

Retraites d'Armand et de madeiaoiselle Oemersoii. Décès de Naudet.

Beauvallet débute dans les Premiers râles tragiques.

Le Théâtre donne un spectacle composé de deux pièces de Picard, eo commémoration de la mort de cet écrivain.

La Comédie-Française s'engage à donner douze représentations au béuélice des Veuves et Orphelins de la HévoUi' tion de Juillet, et joue incontinent la première.

210 ^ LE TUËATKE-FKÂNCÀi^*

Le Suisse des coult^bes disparail eu siience. Décès de mademoiselle Luzy.

A la Chambre des Députés, M. Jules de Larochefoucauld

donne lecture de la proposition suivante :

« Les Directeurs de théàues qui voudront représenter « des pièces oh flgnreroat des personnages contemporains^ « devront obtenir Tautorisation do Ministre de rintérîeur,

« sous peine de perdre leurs privilèges. Le Ministre devra lé- « pondre dans les quinze jours de la demande. »

Jacques LaflUe, Président du Conseil, promet, d'ici à deux jours, une disposition législative sur cet objet. Mort de Devigny.

Décès de i>uya, Tau leur, iié à Paris en 1727, Et de Lamarlrllière, ne à Ferrelte, Alsace, en 1761. Ligier prend possession du titre de Sociétaire. Début de Régnier dans les Secondes comiques.

Hichelot et Gartigny se retirent.

VEx'Bégisseur génértU de TOdéon, Jouslin de la Salle, passe, en la même qualité, au Théâtre-Français.

Mademoiselle Anaïs Aubert est Sociétaire.

On modilie encore uh peu les anciens Mégleinents.

Les Auteurs dramatiques s'opposent solennellement au Dépôt et h V Examen de leurs manuscrits qu'exige le Ministre d'Argout, malgré la suppression de la Censure.

L*Acle délibère euirc lous ces gens de lettres porte les signatures que voici :

Remercier, Mazères, C a simir Bonjour^ Dnfeuty, iSouliéf Dumas, Fontan, Fétis^ ComMrousse, Adam^ Gosse^ Sayard. MèrvUle^ Dépagny^ Victor ffugo^ J>eJbrgeSf Vander-Burch, Boisset, Lélu, Desnoyer, Thouret^ Dr oui neau, de Livry^ LamoiU-Langon, Bmcilly^ Naigeon, Casimir Delanigne^ Oermain Delavigne, Sûint^Amgml^ de Zeuren, ÈTacaire, Dulac, Desvergers, Ferdinand Langlé, JBerrier^ Delrieu, Théodore Anne. Alèoise, Achille Gré" qoirê. A, Jadin^ Français, Victor Ducange^ Victor jLottin^ Gandelier, Maurice Alhay^ Cagnard; Foumier^ Minis^ sier, Mourrier, Ftienne Arago, Faucher, Dupin, Justin Gensoul, Danglemont, Ader, Halévy^ Varim\ Sauvage^ Jdgny, Htmoré, Guiraud^ Seriàe, Armand D»/au^ Pâris, Dujlot, Lhirie, Chabot, René Périn, Barthélémy , Jln/Jmann^ Laurey^ Henri Monaiier^ Lemiere de Coi*vey, Merle, Amtmld, de Gomey^ Joufy BélmonUt, Dupaty^ PigauU'Lébrm et Simonnin,

Le Préfet de poliee invite les Directeurs à faire connaître aoK GommisMirea de pdioe trois Jours à l'avaimi les jours fixés pour la représentation des pièoes nouvelles.

On rétablit le Suisse Inspecteur des coulisses, aux frais du Théfttre, moins la dépense de sa livrée, payée par le

Ciiàieau.

mi-

Le tbé&tre compose son spectacle de quatre pièces.

M LE TUÊATRH-FRANÇAIS.

Nouvelle tentative de Censure de la part de H. d*Argout,

qui défend la représeulaiioii d'une tragédie et d'une comédie ûouvelieâ.

Sur sa de mande, m;i<lemoi'<elle Mars cr-sse d'élre Sociétaire^ et iail, en même temps, régler sa pension. Décès de madame Molé, comtesse de Vallivon, Tauteur. Elle tenait le premier de ces noms de M olé-Dalainville.

Les mêmes Auteurs que ci-derrière s'unissent pour obtenir de la (^nnédie-Française dos droits qui préviennent le retour de plusieurs abus dans leurs communes relations.

Mon de de Longchamps, Tauteur, né à l'Ile de France en iim.

Retraite de mademoiselle Emilie Leverd.

Beauvallet est admis dans la Société,

Décès d'Andrieux» l'auteur, né a Strasbourg eu 1759.

Le Théâtre'VtumçMs rédige ainsi son affiche :

a Phèdre^ suivie de le Manteau-^ celui-ci de le troisième « acte de Murie Stuart^ et le dernier de ces ouyrages, db le « second acte du Mariage de Figaro, ».

Mademoiselle Oochesnoîs annonce sa retraite.

a A la naissance de son fils, et plus de quatorze ans en*

» core après, le père de Molière demeui ait rue Saint Honoré « et non sous les Pilliers des halles^ comme on l'a tant dit « et tant écrit. — Voilà ce qu'établissent des actes authenti- « qwe^ et ce ne saurait détruire une tradition convainc

L£ TUEÂTaE-FR^NÇAlS. 243

« eue d'erreur sur tous les points, ni la prétendue déeaih m verte de deux littérateurs. »

Beffara.

Le Théâtre douoe encore qwUre pièces le même soir. — Ainsi, la lutte est ouverte avec les petits Spectacles.

iouslin de la Salle est nommé Direcieur de la Comédie-

Française.

Il est ie premier qui porte ce titre depuis Molière. Ses fonctions sont totalement indépendantes de celles du Commissaire royal.

Les Comédiens français protestenf, tout en se soumettant.

Décès de madame Mars mire.

Des Journalistes mettent en commun leurs démarches pour demander que Casimir Delavigne soit nommS Pair de

France.

Les Gens de lettres ci-après demaiideiii a M. Tliiers, Ministre de l'Intérieur, que madeaioiseUe Uuchesuois ne soit pas encore^admise à la retraite.

Ce sont MM. Alexandre Soumet^ Lehmn^ Vieniiet, Parceval^Otandïïiaison, Armuli père et fils, Lemercier^ BelmùwMy Emile DeseAamps, Brifauty Bapuntard^ Poi^ gerville^ AUxandre Ihivah Roger ,Laya, Etienne, Baour- Iformian, Alexandre Drnrn ei Léon Halévy*

U est question de fonder, à nouveau, Une Ecole drama-

3U LE THJSATftE-FRANÇÂiS.

Hque particiilière k la Cumédie-Françaîse, faute de sujets suffisamment élevés par le Conservatoire de déclamation.

Quelques voix s'élèvent, au sein du Thé&tre^Français, en faveur de la proposition teudante à faire annuellement /dcA^ pendant les trois mois d'été.

La majorité leur oppose que : « ce serait soumettre Tin- « térét général à des considérations particulières; qu'il fau- « drait, auparavant, prouver par la stérilité d'un travail « opiniâtre, qu'il n'y a point de ressource contre Tindiffé- « rence momentanée du public. Mais que tant qu'on ne fera « rien pour combattre le malaise éprouvé pendant les gran- • des chaleurs dans les i^allèsde spectacle; quand, au con- « traire, les Directeurs seront les premiers à rendre les « recettes infructueuses, nul n'aura le droit de se plaindre, «r et encore moins celui d'être secouru. »

On s'alarme de la situation générale, et l'on invoque» pour proléger le Premier théâtre, le pouvoir dont on a vu jouir successivement, sous V Empire, le comte de Kémusat; $01» la Restauration^ les Chefs de division de Lourdoueix, Lancy^t Trouvé; et après Juillet 1830, Royer'-Gollard ne- .'Cu et Cavé.

Des Fem seront désormais partagés à chaque représentation entre les artistes investis du titre de Sodétaires*

Les Auteurs dramatiques pensionnés, en ce moment, par l'Etat, sont MM. Andrieux, Soumet, Laya, Delrieu^ Baour^

Lormiariy Parceval-Grandmaison et madame Simon Candetile.

Décès de mademoiselle Bourgoin.

LE ÏUEâTRE-FRàNvâIS. tl5

Début de mademoiseHe Plesay dans les Amomitmês, Graadville arrive k la SùeUté.

Nouveau spectacle plébéien composé de quatre pièces.

On va vendre la maison de mademoiselle Duchesnois» voisine de celles de Talma, de mademoiselle Mars et â*lIo* race Temet, rue de la Tour-des-Dames. •

Début de madame Dorval, Tactrice du drame moderne. Le Pouvoir touche légèreiueul aux actes loiidateurs.

Décès, coup sur coup» de mademoiselle Caadeiile, D'Amault père, rauteur« né à Paris en I7dd.

De mademoiselle Simon,

De Damas, ué en 1775.

De Saint-Prix, né h Paris en 1758.

De Parcevai de Grandmaison, Fauteur, né en 1759.

Et de Ribouité, Fauteur, né à Lyon en 1770.

11 avait épousé mademoiselle Simon, ci-dessus nommée, et qui, de 1787 à 1791 inclus, a rempli les râles d'enfants au Théâtre-Français, et s^était vouée au drame.

Elle a joué d'origine, Eulalie dans MUmUktùpU et re-r peniir*

Une Ordonnance de police enjoint que, « en tout temps, « les représentations finissent li onze beures du soir. Passé « cette heure, le rideau sera baissé et la salle évacuée. *

Madame Dorval est reçue Pmimmaire.

Le Commissaire royal Taylor part pour dix huit mois^ dans le but € d'enfpiarer kê cèles de la Méditerranée, »

ti6 I.E THE.VIHE-FRANÇAIS.

Il est de retour à Paris deux mois ec demi après.

Le Théâtre-Français entre dans la voie des Décorations

exactes à la reprise du Père de famille.

Une tentative se maniieste pour placer la Direction administrative des quatre graads théâtres sous le patronage of&ciel du CMem,

Mademoiselle Plessy apparaît dans la tragédie et ne renouvelle pas cette dangereuse épreuve.

On signale rincoiivetiance et l'abus des représentations à bénéfice que se décernent perpétuellement les acteurs du Théâtre-Français, au détriment de leur propre considération.

ValouldeiDande à la Chambre des Députés de eas$er lAcle d$ Société et d'élever la subventiou à 200^000 fr. '

La troupe va donner, sans interrompre son service de la rue de Richelieu, des représentations au Faubourg Saint* Germain.

Le buste en plâtre d*Andrieux remplace celui de Picard duiiô ie Foyer public du Théâtre-Français.

Rétablissement de la Censure Mâtrak*

Trois Directeurs de spectacles protestent,

Ce sont : Guilbert'de-Pixérêcowt^ qui administre TOpéra- Comique, Harel à POdéon et Bouffé au Vaudeville.

Autre Protestation des EcrÎTains dramatiques composant leur Commission, savoir : Lemercier^ président, Fr^^

dérie StmlU^ Fontan, Alexmdre Dumas, Ferdinand

Langlé, Dumamir, Maillan, Victor Hugo, Fromental Malévy^ Merville^ Zongpré^ Alôoise^ Piccmi etAmauld.

On Interdit rentrée des Coulisses pendant les représen-

talioiks, à toutes les personnes étrangères au Théâtre.

Un Agent, nomme par la Police, y est placé pour assurer rexécuUon de cette mesure, déj& renouvelée d*une autre époque» et qui ne tardera pas à tomber encore en désué* tude.

On s*élève dans la Presse quotidienne contre le système,

riiicuiivtiiauce et les mauvais résultats du Professorat exercé dans leurs domicileSt par les Comédiens iraoçais.

Décès successifs de IH-auit Le Brun, l'auteur, né à Calais en 1753 ;

De Mademoiselle Duchesnois, né à Saint-Saulves, près de Yalenciennes, en 1777; De Saint-Phal, retiré.

Et de Madame Valmonzey.

Le portrait de Talma, peint par Lagrenée, est placé dans

le Foyer des acteurs.

Geliroy et Régnier sont admis dans la Sociélé. Retraite de Mademoiselle Rose-Dupuis Hademoiseile Âlexandrine Noblet est Sociétaire.

Il y a cette année, dans les cartons de la Comédie, cent

ctH^nle pièces reçues depuis plus d ua quart de siècle.

DC'hni de Provost dans les Manteaux, Décès de Baptiste ainé.

Les Lois âe Septmbre viennent en aide au rétablissement

de la Censure dramatique.

Lekain, en buste, et Préville et Damas, en peinturey reçoivent leur place dans le Foyer des Comédiens.

Bressant est chez les Séveste, au Théâtre Montmartre.

Début de Madame Volnys (LéoiUine Fay) dans les A moiiretises du Drame moderne.

ËUe est admise à des appointements inusités.

Après vingt jours d'absence, l'image de Molière est remise en possession de son piédestal dans le Foyer public.

Décès de Mademoiselle Sainval eadetU- plus qu'octogénaire.

Et de Kajaouard, Tauleur tragique, né à Brigiiolles en mi.

Retraite de Mademoiselle Devin, femme Menjaud, Mort de Grandville.

Monsieur Thiers, Président du Conseil et Ministre des AHlEiires étrangères» fait présent au Théâtre du buste d'Andrieux.^n marbre*

Ou annonce le prochain envoi à Paris, du Faiiteuil dans

lequel s^asseyail Molière chezle barbier de Pézénas en 1654.

— Le Conseil municipal de cette ville constate, par une Décision que le Matre approuve, Tauthenticité de ce meuble.

A ce sujet, nous répétons ce que nous avons dit autrepart, d'après des informations prises par nous-mêmes , chez

d'anciens Comédiens français, notamment Saint-Prix, Fleury et Saint-Phal, savoir que le fauteuil brûlé dans le dernier incendie deTOdéon, était reconnu par la Comédie, pour avoir été celui dont on réclame ici la poesession. — Qui at-oir trompé?

Décès de Delrieu, Tauteur, né à Rodes en 1760.

L'idée d'établir un Mmée-Molière dans les bàlimcuib du Théâtre-Français, engage le fondateur à solliciter de qui voudra le seconder, quelques*uns des objets quiaien t appar tenus au Roi de la scène.

Le postérité de Corneille se révèle de nouveau, et même

à des époques assez rapprochées.

Aux Petits-neveux et Nièces dont nous avons parlé, viennent se joindre, à pareil titre, deux cultivateurs que le Ministère» en apprenant leur existencOt fiiit venir de leurs moncagnes»

Le Chef de la IMvision des Beaux-arts, Gavé, reçoit, dans ses bureaux, ces hommes fièrs du nom qu'ils portent, et ne voulant aliéner en aucune façon leur indépendance. — lis ne consentent pas même à la plus légère indemnité de voyage, et déclarent qu*ayant satisftût aux désirs de l'Au torité, ils vont s'en retourner à rin$tanty ce qu'ils font.

no LE THËATAE-PRANÇAIS.

Décès de Souriguière» Fauteur tragique qui a fait le 'Méveil éitpéUplê^ né daos les enviroas ds Bordeaux en 1770;

De Mademoiselle Volnais, femme Roustaii, du nom de i'acleur du Vaudeville, et retirée Et de Mademoiselle Mars ainée retirée.

Jouslin de la Salle cesse d'administrer le Tbéàtre-Français, après une gestion de moins de quatre années.

Il est provisoirement suppléé \tàv deux acteurs, Getrroy el Monrose, sous la main du chef de la Division des Beaux- Art&

Décès de Vial, Tauteur eomique, né à Lyon en l77i. 9eMii4« DiMCil«m depuis lK«lièM.

M. Gasparin, Ministre de Tlntérieur, signe la nomination deVédel, le Caissier, en qualité de Directeur de la Cùméék

lianeaise ,

Une souscription ouverte promet à la mémoire de Taima, une statue qui sera placée dans le vestit)ule du tiiéâtre, en regard de celle de Voltaire*

Madame Dorval n'est pas reugagée.

On élabore une loi sur la Propriété littéraire.

M. le comte de Ségur est Président de la Commission nommée à ce sujet, et il accepte la rédaciion du rapport.

Plusieurs journalistes demandent que cette loi protège leurs articles contre Tabus d'une reproduction fréquente et nuisible à leurs intérêts, sans se préoccuper de leur gloire.

L'Autorité ayant réclame lu disposition du terrain qui

LE TâËATRB-FRikNgiaS. m

rcMUci nu^ lecorjisdeMadenioiselie Clairon, iîiliLiiiiée en i^y>.\, dans le cimetière de Vaugirard, ces restes sont irarisportés, par les soins et aux frais du Théâtre, dans Tenclos du Père- Llichaise.

Guerre ou verte entre les Comédiens et Védel. # Ce deruiei; reste Directeur^ nonobstant.

Prolongation de la Société des avtmrê dramaiiques.

Quelques amis de Mademoiselle Duchcsnois se rendent au cimetière pour célébrer le troisième anniversaire de lu mort de cette artiste.

Le Théâtre-Français est représenté, dans cette déiharche, par ]>avîd seulement, un de ses Sociétaires.

Uclraite de Madame Pai adul.

Madame Dorval apporte Marian Delorme et y joue.

Le Comité dirigeant est dissous. •

Les bustes en marbre de Lesage et de Marivaux obtiennent les honneurs de l'exposition perpétuelle dans le Foyer public.

Débuts de Mademoiselle Rachel-Félix, dans les Grandes Princesses*

Deux jours après, elle est admise Pemomaire aux grands

appointements. — 4,uoi) li .

La quinzaine suivante, le Ministre de rintérieur lui accorde une gratification de 500 fr.

Le dernier GeiUiUmmè de Ckamire du Moi ayant exercé

ttt LE laiiAiUE-FHArsCAlS,

pi^ la Comédie-Française, le duc de Duras, meurt retiré & Versailles.

Après cinq mois d'essai, Mademoiselle Rachel obtient une l*romess0 (^e réception au titre de Sociétaire.

Buloz, Directeur de la Bme des Ehux-Mondegf remplace, en qualité de Commissaire royale Taylor nommé Inspecteur général des Etablissements des Beam-Arts*

Retiaiie de David et de mademoiselle Brocard.

On décide qu'un Sociétaire qui se retire peut disposer de son talent et n*aura plus besoin de vingt ou de trente années de services pour jouer encore soit à Paris, soit au delà des trente lieues de la capitale^ auti^efois exigées.

La statue de Talma, par David, et celle de Lekain, par Dan tan rainé ^ sont placées dans le vestibule, ayant celle de Voltaire entre elles.

Provost devient Sociétaire.

Décès de Baptiste cadet,

Ët de Creusé de Lesser, Tauteur, né à Paris en t77l.

Lafon donne sa représentation de retraite.

Retraite de madame Hervey.

La troupe va donner une soirée dans la salle de rOdéoo au bénéfice de mademoiselle Rachel, qui s'essaie dans genre comique, par le rMe de Dorine de Tartu^

Dans une réunion préparatoire, les Députés sont d avis qu'il y a lieu de supprimer les Suifvmtiaus et de mettre la

LE THi^TRË-FA^NÇAlS. fS3

' baute aiimiiuslratiou des ïtiéûlres royaux à la ciiarge de la Ville.

La Chambre des Députés blâme Imulement la pension exorbitante allouée à un CammUsaire du roi qui n'a exercé que très-peu de temps ces fonctions.

L*Etat paie encore au Théâtre la sonime de 110,000 fr. restés en échange de ses ancienoes propriétés rue de la Comédie-Française.

On retrouve encore un descendant de Corneille, dont lu Commission des auteurs se charge d'adoucir la misère.

Le Gonsell-d*Etat examine la situation de la Société, Bressantest au Théâtre-Français de Saint-Pélersbourg.

Les Artistes dramatiques fondent une Association semblable à celle que les Auteurs ont établie en iS99, Décès de Népomucène Lemercier, l'auteur, né à Paris

en i77a^

Benilev cmmU.

Védel cesse d'être Directeur de la Comédie-Française.

Il accepte sa retraite (après avoir géré un peu plus de trois ans) avec une peiision de cinq mille francs, k laquelle sont joints de sérieux avantages qui. n'ont aucun rapport avec ses anciens débuts en qualité d'acteur tragique.

Dâ>uts de Guyon dans la tragédie, Emploi des Bois,

Mort de Rougemont, l'auteur, né à la Uochelle en 1781.

Le TbôAire rentre sous Teinpire du Déerêt de Moêeou.

Uébui de maJernoisellô Denaiû dans les ingénuités.

Mademoiselle Mars, Pemionnaire comme Ta été Talma

sur la lin de sa carrière, renouvelle soa engagement.

Projet d'une Bihliotèquc spéciale pour le Théâtre- Fraaçais. — II n'a point de suite.

Mise à ia Retraite de mademoiselle Dupont.

Les Comédiens reconnaissent au Gouvernement ie droit

d^exercer sur leur théâtre une direction morale et littéraire.

La GoxMSSMm db surveilungb des TBÉmss royaux est com* posée de MM, De Coigny^ président: ïe unarqfHs 4e Lomm^

le général Lascours, Kérairy^ Pair do France ; Pèdre Lncase, député; Edmond Blanc, Armand Berlin, Menneville eiLém Pillei, Commissaire royal remplissant les fonctions de Secrétaire.

Malgré l'existence de cette Commission, on en nomme une autre chargée de Pexamen des affaires du Premier théâtre.

Elle se compose de MM. Cané^ Viiet^ Félix-Réal et ZHh fiionf, député.

Un crédit de Cent mille francs est ouvert au Ministère de rintérieur pour l'érection d*m monument à Molière,

Après quelques débats, on décide que le Théâtre, dont le

spectacle est annoiicù, fermera ses portes le jour de Parrivée à Paris des Gendres de l'Empereur.

LE TH6ilTBB*FRANÇAIS. m

On suppose candidalsau remplacement de Védel, MM. Planardy Saint-GemQes^ Edmond Sévesle^ Jlippolyte Lucas et Delafarest

' Nouvelle Pratestaticn des Auteurs contre la Censure ikéa' ■

traie rclablie au irK'|)ris rU; rarticie 7 de la Cliarte. Mort de mademoiselle Uevieaae» aée à Lyon en 1763. Ët de Désaugiers l'cdné.

Dibut de Leroux dans les Jemes première de la comédie.

Décès de Tbéaulon. rauteor, né à Aiguës-Mortes, en 17gr,

Et de Aude, ancien Secrétaire de M. de Buffon, ei Chevalier de rordre de SaintMicbel.

Début de Mademoiselle Angustioe Brohan, dans les Soubretiee.

Mademoiselie ^làïi^ cadette se reure.

Elle se montre, un mois après, dans sa représeniatioa

Retraites de ioanny, de Saint-Aulaire et de Guiaud. *

Le buste de Chénier, par Etex, est mis au Foyer public.

Décès de Bouilly, Taiitear^ né à Laeoudraie, près de

Tours, en 1763, £t d'Alexandre Duval, l'auteur, né ^Rennes en 1767.

Mademoîsellô lUehel, reçue Si^èiuiirey prend |K)0aeflsion de la loge dans laquelle s^hablllait mademoiseUe Mars.

Retraites successives de Mademoiselle Régnier, femme Tousez, de Monrose, aliéné, et de Menjiaud,

»r> LBTnÉATRE.PRANÇàlS.

Début de Bnadeau, dans les Premiers rôles de comédie. Décès de Roger, Tauteur né à Langres. en 177d. El de Garrion de Nisas, Fauteur tragique, né à Uontpellier ' en 1707.

On remanie le personnel de la troupe, et l*on imagine des Propriétiuresde itallet à Vamnie.

Bébut de Haubant dans les Confidents.

Lors de la fondation de la Société, celle-ci se composait

âevingl-( rois V ARTS ., mais le service n'en comptait que vingt, deux, la dernière étant tenue en réserve pour les cas d*événements imprévus.

Ce nombre, précédemment rédMÎtà diw»sêpt Paris, Test maintenant à treize, à cause de la retraite des quatre Sociétaires que nous avons nommés plus haut.

11 y a* eu ce moi^eni, vingt-sept acteurs à la pension.

Nouvelle Loi sur la Police des théâtres. Un journaliste y signale l'absence d'une disposition relative aux costumes religieux qui sont cependant proscrits' dans les pièces de

théâtre.— Il pourrait fortifier sa remarque par une citation des Capitulaires au temps de Saint Louis et de Lotbaire, et ainsi conçue :

c Si quêlqu'mi'ewtrs les Farceurs prend dans les Jeux

» Vhahit d'u7i prêtre, d'un moine ou d'tme religieuse^ ou » même un vêtemmi qui en approche^ gu'il soit puni cor^ à porellement et banni, »

Gap. Livre F. dc Scmieis,

LEXBfiATBE-FRANÇÂlS. tt7

Dans la nouvelle loi, on trouve cette prescription: «Tout » Directeur adressera au Mioîstre le Répertoire général des > pièces qu'il se propo$$ de fàire représenter pendant Fannée Uiédtr a le. »

La GoiDédie française prend l'habitude de composer ses spectacles de troir ptèe^ suivant l'usage et le besoin des

théâtres secondaires.

Début de Maiilart dans les Jewm premirs des deux g^en-

Dernière représentation de Monrose, qui joue sous la direction du Docteur filàncbet placé dans la coulisse pour sumiller l'état mental de l'acteur.

Mademoiselle Racbel est en Suisse. — Elle vient de gravir

le Montanvert. — Un de ses vingt-cinq compagnons de voyage, répondant à quelques inquiétudes sur la santé de ractrice, écrit: «...^.. Elle y a bu du via de Champagne, mangé des befltaectset (àit à pied, une promenade sur la mer de glace.... j'y ai vu mademoiselle Raebel exécutant les trois sortes de danses connues des anciens Grecs, rOrchestrique^ la Sphéristiqm et la cubislile.W est une quatrième danse que la jeune tragédienne a exécutée également sur la mer de glace ; mais cette danse, qui m'est étrangère, est sans doute SimmlUm firançaisê. Je n'en ai lu la descrip* tion dans aucun auteur grec.

TaoTTiiiANt nattiralisie.»

Mademoiselle Âugustirie Brolian est Saciélatre. Retraite d'Armand Dailly.

1>ébuf, dans leflUfiMif, de Madame Mélîngue, reçne Soei^-

Eli rappâlanl un Discours de rentrée, prononcé par TaU ma, lors de sa réception à titre de Sociétaire, on parle de rétablir cette coutume qui associait les Gomédieos k TémlseloQ de quelques pensées littéraires. — Point de suites.

Judilh esila première tragédie coiUeuiporaine dans Ic^quelle mademoiselle Itachel établit un rôle.

Do Avocat dea plus aeorôéités aoutient» «n pleine aodience, que la Société des auteurs dmmatiques « eff aalM

comme contraire aux lois et à Tordre public, » ii y voit « un encouragement pour des corporations que

» la loi a voulu proscrire et qui désirent le rétablissement

» du monopole. »

L'adversaire • déclare que cette même Soeti^ft pour objet

» de protéger le faible contre le puissant » — Juifeiwcntcon-

lorme.

Depuis cinq ans «^cuh ment qu'elle eM au théfttre, mademoiselle Bacbei éprouve déjà des craintes dont on sV larflM peur sa santé*

« Lee apllstce nVmt que trop besoin de oahne et de

recueillement. Ce motif m'oblige h renoncer à toute invita lion. Ma sanit, qui serait un autre motif grave, doit m'excuser t^ refus que >q Dais.

Backbl. »

* Premier essai de réclairage au gaz dans rintérieur de la salle. — Ou ne lui confie que la lumière du lustre.

Le Tibèv9étGkMw volt le jour de la Scène.

L'effet n en est pas ce que, jadis, on aurait attendu.

LE THÉÀiRii.FHAN(ÀlS. 329

Les ComédieiiS iVaiiçais t'ont Iteldche^ pour aller aux obsèques de Gasinitr Deiavigue, un de leurs plus remarquables appuis.

Mademoiflelie AlexandrineNoblet s*éioigne du ibéâire.

Décès de inadeuioi^elie Emilie Leverd — de Mourose et de i^adameParadol.

Los deux aotrieea disparaisseal à quelques jours de distaueel'uae de Tautre.

Nouvelle loi qui reporte à tingt mméei rextlnelioii des Droits d*auteurs« fixée od ce moment» pour les héritiers» à

dix an6 après la mort Job ^eii^) de ic lires.

Par SoListriplion nationale, Molière reçoit les hoiiiiuurs de !a statue en bronze que Ton élève dans la rue de Hichelieu eu face de la maison qu'il occupait au moment de sa . mort.

Découverte, en matière de procédure, de la ikmidéru^ tion professiarmelh, et de f/fi/^elciMiiiiMfcta/, ressortissani

de la Police correctionnelle, ei appliquée aux œuvres des Ecrivains critiques par profession.

Nouvelle Ordonnance sur la Police intérieure des tbéàlres.

Ëiie stipule» notamment^ que « les places et stâlles louées € seront rendues mobiles par des chamiéres et un méea- « mme qui ne pourra être mmm»tê que par un préposé

f( du Directeur. »

Décès deGuiibert de Pixerécouri, i auteur, né à Nancy, vers 1770,

180 LB THÉàTRUBAMÇIiS.

Et de madame Menjaud, née Devin.

Briadea'u est reçu membre de la Société.

Début de Got daos les Seconds cwmqm*

Mademoiselle Rachel risque son second essai dans la comédie. — Elle joue Bfarinette du Déi^it mioweuQU.

Dans une piài^ nouvelle, Ge£Proy affuble du Grand cordon àleu le personnage de Henri IV.*. le Protestant. DesmoDSseaux se retire.

Quoiijiie fort peu recotinaissable, Tancienne salle delà Comédie-i^ ran^^aise, rue des Fossés-Saint-Germaiu-des- Prés, se retrouva encore, bien qu'elle selrve aux approvisionnements d*ttn magasin de papiers.

La mort du Bibliophile de Soleinne ramène à ridée de composer une Bibliothèque particulière au Tbéàtre-Françafs, et dont celui-ci permettrait facilement la communication aux g-ens de lettres.

Ce secoûd projet n'obtient pas plus de résultat que le premier*

Retraites de Firmin et de Perrier.

Décès d'Ëtienne, Tauteur comique, né àCbamouilli en 1778.

Mademoiselle Fiessy s'éloigne furtivement.

Vives poursuites du Théâtre contre la fugitive qui est allée > Saint-Pétersbourg.

On constate que le vote des acteui â a est pas tenu âeci ei,

comme il convient qu'il le soit, après la lecture des pièces

qui lui 60iU soumises.

Mort de Dumolard, l'auteur, né à Paris en 1771, Et de Delavilie* l'auteur, né k Versailles ea i78é.

Pour en demander le retour, on ra[)jtelle lo temp^uù des littérateurs faisaient partie du Comité de lecture.

On 7 comptait alors Picard^ JMnmÊ^ Angêr^ ParemMU- Grandmaiim et Dros^-

Décès de Soumet» fauteur tragique, né à Casteloaudary en 1788.

Le Tlié&tre-Français reconnaît la nécessité de reprendre, pour ne plus le quitter, Fancim RéperMre^ qui, seul, pept diriger le goût du Public et former de bons comédiens.

Mademoiselle Denain est Sociétaire,

Mort d'Armand, Taucien acteur,

De Menneehet, Tauieur,

Et de Casimir Delayigne, né au HAvre en 1794.

Décès de Laiou» le tragédien ayant aussi joué la comédie.

Madame Ârnould-Plessy est condamnée à cent mille irauc3 de dommages-intérêts envers le TliéÂtre qu'elle a subitement quitté Tan dernier.

La Comédie-Française sollicite une mgmentatim de Subvention dont elle évalue la nécessité à 40,oee tv. Elle rappelle, avec Tintention de l'exercer de nouveau,

son ancien droit de lecruLcr, parmi les autres Uiécitres, ceux do leurs acteurs qui lui paraîtront les plus utiles à la pro< pagaiion de ses doctrines.

Sa fortune plie sous la nécessité d'acquitter dis Pensions amueUes s cievani en ce moment à la somme de 190,000 fr.

Décès de mademoiselle £milie Contait retirée»

De Guiaud et de Màhéraullqui ftit le premier Commissaire du Gouvernement près le Théâtre-Français.

L'étal de santé de Guyon lui fait quitter le théâtre.

Leroux est reçu dans la ^ociéié.

Les actrices sont exclues du CamUé de leelwre. Première Démisiim de mademoiselle Rachel.

Mort de De Jouy, né à Jouy en 1769.

Début de mademoiselle Judith, duns les Amoureuses,

Une Commission nouvelle est chargée d'examiner la situation du Théâtre-Français.

Elle se compose de MM. de Barante^ Président; de La^

martine. Scribe^ Victor Hugo^ Ziadières, Portails^ Vitet^ Vivien» Mdmwitd Mlanc et Vatoui* '

. Une question sérieuse se débat au Foyer public. — « Les

« Comédiens du i liéàtre-Français ont-ils le drôil de puiser, « pour le compte particulier d'aucun d*eux, dans les re- « ^istres et papiers contenant rhistoire littéraire et natio- € nale de cette institution? » — L'avis presque ttoanime se prononce pour la négative. Et voici comme : Cette chose est le bien de tous et ne fait partie de la propriété de personue. — S'il y a besoin d'en extraire des renseignements proûlableSf c*est au gouvernement qu'il appartient d'en autoriser la recherchet parce que lui seul se trouve Investi du droit d'eu connaître les motifs et 1 cmpiui (|u\>n ea voudra laire.

LE TUEAi RE-FRAICÂlS. m

^ n n'y a ici auoane similitude entre cet unas de docu« ments et ceux que renferment les bibliothèques publique

et autres lieux où les portes sont ouvertes îi tout venant. — La comparaison serait plus exacte entre les Archives du royaume et nos Musées, d*où Ton ne peut, sansp^mission^ emporter ui copies, ni spécimens, ni empreintes, ni reproduction d'aucune espèce. — - Ghex les Comédiens, simples dépositaires, et, à ce titre, complètement responsables et solidaires, on ne pénètre jusqu'à ce greiïe que par une faveur dont lis ne devraient même pas avoir la disposition àbiQlfê. Leur politesse ne suffit point pour justifier sem* blable visite, attendu, qu*en générai, l'obligeance n'a rien de régulier ou d'otticiel. — Ainsi, voilh bien ih inoiiiré que ce prétendu droit attribué aux Sociétaires^ encore moins ^utPemmmaires» n'existe pa8.^Pettt-étre même devrait-il leur, être plus sévèrement interdit qu'à d'autres, vu les mille inconvénients qui en résultent. — Le plus grave est de remettre, sans véi ilication ni coiui ùie, de pareils matériaux aux mains de gens trop étroitement liés à des intérêts de profession pour n'en pas écouter quelquefois les conseils. «— Non qu'on en suppose aucun assez mal inspiré pour allerau-delà decertaines liaiiles; mais on lecoiinaîtra qu'il est iini)Obsil)le à ces compulbeuis, liunuètes sans doute, et de quelque délicatesse qu'ils soient doués, de ne pas écban» ger des avantages quelconques contre les qu'ils pren-* nem, et que, s'ils ne les reftasent k d^autres qu'aux per»

sonnes de leur choix, du moms ne readroiU-ils pas volontiers des services de nature a atténuer ceux qu'ils oui déjà rendus. — Or, la plus minime des compensations serait évidemment une atteinte à la prudhomie d'artistes qui sont là pour/eiftfr, non pour éparpiller des lumières dont ils ne bamaieul compléter l'ensemble. — Ne parions qu'eu passant

234 LE tUËATR&FBàNÇAlS.

du lori réel infligé par la besogne de ces messieurs aux éveiiiualités de lapositioQ que partagent avec eux leurs camarades.— £afln, (disaient les jugesde la question) le titre sur lequel s'appuient les Comédiens demi-savants, pour exercer un privilège entaché de monopole^ est non-seulement inadmissible, mais c'est lui-même qui doit les en exclure. — Sauf, bien entendu, les cas d'exceptions dont l'Autorité supérieure est Tarbitre-né, et qui, réservés à sa sagesse» ne doivent causer ni inquiétudes ni dommages aux véritables liuérateurs.

Décès de mademoiselle Mars, cadette, née à Paris en 1779, et de Frédéric Soulié, Tauteur, né àFoix en 1800. Madame Mélingue n'appartient plus au Théâtre-Français.

Mademoiselle Uachel demande un Direcleur.

Départ de madame Volnys, qui n'a pas été Sociétaire.

On se plaint de la fréqîience et de la composition nauséabonde des représentations extraordinaires qui luttent de bizarreries et de charlaïauisme avec celles dites à Béné/ice^ et rappellent les Boulevards.

Blaillart est reçu dans la Société.

Buloz, toujours Directeur de la Hevue des Deux mondes^ cesse d*étre Commissaire royal et est nommé A dmimstratm de la Comédie-Française.

Les Comédiens re-i^ro^e^^en/ et se soumettent de nouveau.

Début de mudemoibclle Bouval, dans \qs Soubrettes.

LE TUËATRE-FRANÇAIS. Wù

Début de madame Allao, dans les Premim rélu de comédie.

Elle est, seloa son désir, reçue aux appointements. Décès de Guiraud, l'auteur tragique, né à Limoux eu

Charles I>e80oyer reste Régisim de la idne.

Après une clôture de deux mois et une semaine, la plus longue de toutes, le Tbé&tre rouvre avec une salie très*bien

restaurée.

A cette occasion, on remarque que, depuis et y compris 1833, ce vaisseau a été périodiquement remis à neuf tous les sept ans.

LeTbé&tre acclame le Gouvernement républicain. On ressuscite le titre qui fut adopté, il y acinquauteciijq ans, celui de Théâtre de la àépMique.

Uébut de Delauney» dans les itmottrett^r de comédie.

Les Acteurs exigent la démission de l'Admmslrateur. Buloz hésite et Unit par la donner.

ownmgamaT.

Sollicité par les Comédiens, Lockroy lui succède avec le titre de Commissaire du Gouvernement, dont les fonctions reçoivent une grande extension d'importance.

La Censure est supprimée.

La Commtssion de sm-veiliance est dissoute.

Une simple Commission théâtrale la remplace, présidée p^r

Charlu ÊUme, Direoteur des Beaiix^Arts, aMislè de Jf^mii-

iien>, Chei du iiureau des théâtres au Miiubière de i'inièrieur»

A 80a nouveau titre) ie Théâtre ajoute celui de Comédie firmiçaiie qu'il a porl6« quitté, repria et quitté eueor e aous

le règne de six rois.

U est replacé sous l'action du I^éml de Moscou,

Mademotaelle ftaehel déclame volontairemeut rhymne appelé UafHUMÊ9.

Les Comédiens témoignent le désir d'augmenter le pouvoir de Lockroy. — Briadexiu est le seul qui s'y oppose.

Ces messieurs renoncent à leurs /eloiif de prhence au Comité de lecture.

Le ComU dirigeant est supprimé par eux.

Hademotselle N&tballe débute dans lea fortes Àmurîmes.

Le Théâtre de la Aépub ligue exprime, le premier» l'intention de donner des MegHrémiatioM fuUnmales gratuites* C'est à Lockroy qu'en appartient rinîtfative.

L'alliche porte rauiiouce de la Jfant^t/iaiAt? comme devant terminer ie spectacle.

Sans eo SToir le lîlrt^ Lockroy est DireoKMr de fkii.

11 donne la première des Meprésenlaiiom naiiomUes pttituites.

Le Tlitirurc abaisse le piix de SGii piuctiS. Mort d'Aimaud DaUiy.

VÀêêemèUe miomie vOte, en faveur du Premier tiiéàtre.

LE THÈATftK-FaANÇAlS. 137

un Sccoio a tic Cvni etnq mUv francs.'-^ Séiiard, Mii)islre de riniérieur.

Le Comiuman e du gomernement eà^desùiué.

A eette iioiiTelle, le Ministre Dofhure reçoit les témoignages de 1 inlérôt qu'inspire Luckroy à messieurs :

Al/red de Musset,^ Alphortse Karr^ Léo» Qozlan, Emile Âuffter, Octane Feuillet, Paul Bocage, léon JBattu^ Roland ëe Viltafceaux^ Costa, Hijypohjte Lucas, Charles Lafont. MicM. Carré y Victor Séjour, Léon Laya^Ba- 'yaTà. Ji(h\^ Bif rhier, Decourcelles, UiihomimyEmestSerret, Lagarde^ AdolpJve Diimas^ Félix Pyat, Alemndre IhmaSj Mes Barbier, Bépaguff etc.

Momentanément, Edmond-Séveste est chargé des fonclions (le Commissaire.

Htppoiyte Lucas et le Bibliophile Jacob (Paul Lacroix)

étalent sur les rausgs.

La nomination de Séveste est annulée*

Bazennerie est investi, sans concurrence et par intérim^ des fonctions que remplissait Séveste.

Une Commission est nommé pour en décider.

Elle se eomposede MM. Desmosnires, Chef de Cabinet à rintérieur, Ginjet''DesfimUiims^ Représentant, Gm^w, Homme de Lettres, et Auber, Compositeur de Musique.

Ce dernier se récuse en alléguant 3on incompétence.

£liasRegnauU ^t laspecleiêr Gén/éral (ks théâtm* Reaé Pmia et Pikvelouis sont Imjmiswrs,

* Seconde Démission de mademoiselle Rachel.

L'acteur Samson est nommé Régisseur perpétueU

Des deux Commissaires du Gouvernement près les lliéâtres, U ne reste qu'Edouard Moaaai^.

La Police demande que les 'ftunniscnis des pièces de théâtres lui soient communiqués vismi-qmire hettires avant les représentations.

Les Pensions de retraite des Acteurs-Sociétaires nu Théâtre do la Hùpublique,soat réduitesi pour /'âi;emrj de 5,000 £r. à 4,000 francs.

Le montant de celles qui exisleui s'élève à 150,000 fr. par année.

Cette mesure est le retour à la fondation primitive qu'un travail de Devigny avait fait augmenter de mille francs, en en établissant la garantie sur la valeur du matériel que ren* ferme fe théâtre.

L'Assemblée nationale élève la Sybvmticn, de deux cent

mille, à trois cent mille francs.

Jb^dmond Sévesie est nommé Mégisseur général Agmt 4e la êociélé du ThééUre français;

Il cesse bientôt d'exercer ces loiiclious.

Décès de mademoiselle Mante. '

Le lliéAIre aceueille) pour la première fois, les Prùwrhes simplement destinés à la lecture ou à la récréation dramatique des gens du monde. — Ceux d'Alfred de Musset ou- vrent la marche.

LE laHlArRE-FKANgAlS. 259

Décès de ioanny.

On agite publiquement la question de i'eiUière liberté de t Industrie théâtrale;

Pais, œile du rétabliasemeiK de la Cenntre;

Et enfin, celle du reli aii des Subventions aux théâtres.

La Voix publique, cette trompeuse, quelquefois pour le plaisir de l'être, met sur sa liste des aspirants à la Direction du Tbéatre de la République les noms de MM. Paul LaeraiWt Baxmmme^ YM$U Bippolyte Lucas f Thibaudeau neveu, Taulor, Séneste et JMsfO^.

Décèsde madame Dorval, n'ayant appartenu que très-peu de temps au Théâtre-Français, et aux appointements. Début de Monrose fils, dans les Seconds comiques. Décès de madame Thénard (Perrin), l'aneieime Sodé-

taire.

Cesi la dernière des artistes de notre temps, qui ait joué avec iekain.

Beiraite de mademoiselle Aleiandrîne Noblel.

Le Théati e-l I ciuçais acclame la nomination de LouiS Napoléon à la Présidence de la Uepuhlique.

Ce premier de tous les fonctionnaires fait louer une loge. Début de mademoiselle Fix, dans les ieimes premUres. Goi'pBsae SomUairc.

Début (le mademoiselle Madeleine Brohan, dans les Premiers râles de la comédie.

On reçoit Delauney dans la Société,

M LE THi^ATHE-FRANÇAlS,

0*abord, sous la Bré$idmioe^ toutes cbosea particuUèrement relatives à la position littéraire et financière du Théft-

tre-lïiiiii 'us demeurenl en lYiat.

Uii Décret délcrmine la marche à tenir par les acteurs dans Texeroice de chaque emploi, sans considération i^aii^ eiemêié, ^

En fin de compte, un Comté composé de six des Sodé^ < f aires choisis el révoqués, au besoin, par le Pouvoir suprême, aduiinisirera sous la main de riulermédieire dont ce dernier se réserve la nomination.

mi.

Retraite et dernièf e représentation de Ugîer. Menjaod ne veut plus rester au théâtre.

Mademoiselle Anaïs Auberi prend sa retraite.

Décès de Dupaly, l'auteur, né à Blanquefort (Gironde) en 1775.

Mort de Cartigny.

Sont investis du titre de Sociétaim *

Mademoiselle Judith. — Maubant. — Monrose fils, — Mademoiselle iNaiiialie. — Mademoiselle Bonval, — et mademoLselle Madeleine Brohan.

Début de mademoiseUe Favart, dans les Àmourmes,

Arsène Houssaye est nommé ^teMsIrolnr de Gmé*

die-Frmiçme.

LETllEAlUli-lHA.NUAlS. - • Ui

Les Comédiens r$-proU$ttnt en se soumettant de nou* veau*

Edmond Séveste s*éloign6 et décède très-peu de temps après.

Le Tbéâtre-Francàis acclame le second Em^re.

On y redevient Cmédims ordmaêrei de r Empereur.

L'extinction des Droits d'auteurs nwrts est prorogée de vingi années (délai ilxé eu 1844) à trente ans, saut à y revenir.

Décès de Bayard, Fauteur, né à CharoUes en 17%, £t de Planard, Tanteur, né à Miibau en 178d.

Début de madamoîsèlle Duboi^« dans les higémdîéêi

mi*

Briudeau s'éloigne du Théâtre avant le temps voulu. De retour de Russie» madame Piessy-Âmould est reçue avec des avantages inusités.

Mort d'Ancelot, Fauteur, né au Havre en ITtfl. Et de Baour-LormiaU) 1 auteur tragique, né à Toulouse en 1772*

Pressant entre de prime-abord dans la Société,

11 paraltt pour la première fois, six jours après la signa*

tare de son engagement, dans les Premiers rMe$ de eomé-

die. '

Mort de Desmousseaux.

Le Tbéàtre-Français ne paie plus de loyer..

is

us LE THËAm-FAAMÇiilS.

Mademoiselle Fix et mademoiselle Favart sont reçues Sociétaires.

Décès, à l'âge de 90 ans, de Pici rard, le Tambour-major dont nous avons parlé à Taiinée 1793. — 11 était né à Salai- MareelliQ {hère)*

mû'

Décès de Dupont, le dernier des anciens Comédiens français.— C'est le seul qui ait joui desapeusion de retraite pendant Tespace de 57 ans.

Mort de mademoiselle Suzanne Brocard, devenue femme

Longpré.

Dernière reprcseu talion de mademoiselle Radiel. Mademoiselle Dubois est reçue Sociétaire.

Décès de Casimir Boi^ourt Itauteur, né à Clermont-Argonne (Meiise)^ en 1705 ;

De Michelot et de madame Âllan.

Retraite de mademoiselle Denam.

TAMUàlMK AMUnnUWRATIOW.

Empis, le collaborateur dramatique de Mazères, est nommé Adminis{ rat eur de la Comédie-Française, en remplacement d'Ârsène Uoussaye.

La Protestation des Comédiens subsiste et bouge.

LE iUËÂlRE-FBANÇAlS. 343

La Subvention du Théâtre est de 240,000 francs*

Sur cette somme, on exerce une retenue de 30.000 iiaiics applicable à des Gratificati<m.

Décès successifs d*Âlfred de Musset, l'auteur, né à Paris en 1810,

De Drilaut, l'auteur tra^n^ue, né à Dijon en 17H1, Et de madame Desmousseaux, fille de Baptiste ainé,

Décès de mademoiselle Raciiel, née en Suisse, Canloa d'Argovie. en 1821 (dit^).

Et de Lîadières, Vautour tragique, né à Paris en 4792.

On nomme une Commission» sollicitée par quelques auteurs dramatiques, pour aviser au mieux à (hire dans les intérêts financiers de cette cl&sse d'écrivains à qui ses rélrtbutions

paraissent insuffisanies. — Subsidiaircmont plusieurs améliorations à introduire dans le régime général.

Cette Commission se compose de MM* Barocke, Président du Conseil-d'État; PelleHer^ Secrétaire-général du Ministère d*État; Mérimée, 'académicien ; Sainte'Beme, idem ; Emile Atifiier, idem: Camille Doucet, chef de la Division des ihéâtresau Ministère d Etat; Administrateur du Théâtre- Français; Louis Bouilhet^ Mdouard Thierryi gens de lettres, et Samsanf acteur.

244 ' LE THEàTRË-FRANCAlS.

Les conclusions de la CmmissUm tendent à ce que le Droit des Auteurs voués au Théâtre-Français, s^élève désormais au quinzième de la recclte.

Le journaliste Edouard Tliierry» Conservateur adjoint à la Bibliothèque de l'Arsenal, est chargé de la rédaction du Rapport.

Début, dans les lieines et les Mères, de madame Guyon, ex-^pensionnaire du Théâtre.

Elle est reçue d'avance membre de la Société*

Représentations de retraite de firindeau et de Saint- Auiaire.

Décès de Firmin, souilVaiU ci'uue très-grave maladie qu'il croit incurable, Ët de Goubaux, Tauteur (dit JHnaux)^

Le nombre des Sociétaires actuels s'élève à 24.

Le Théâtre*Francais compose son spectacle de cmo pièces. — Crescendo qui nous ramène aux Exercices de la Foire.

L*Autoriié décide que les Fenêûm de retraite réglées j usqu'à présent du jour de Tadmission au titre de Sociétaire,

le seront désormais à compiei de la réception en qualité de Femionnaire.

Edouard Thierry, le feuilletoniste, remplace Empis^TAd-

ministrateur du Théâtre-Français. — Quatrième essai.

La Liste civile et rAdministration Municipale adoptent les mesures nécessaires à Tagrandissement et au dégagement des abords du Théâtre-Français. Nouvelle Façade et entrée sur la rue Saint-Honoré, élargissement de la voie publkjuc, etc.

L£ TBSATRB-FRàNÇAlS. U&

McRET du 22 novembre 1860, signé sur le rapport de

la CoiiHuissioû présidée par M. Laroche et composée de £mile Augiefy Louis Bouiihety Mérimée, J, Felletier^ Edouard Thietrjf, /. Smèdeau^ £w^. CamUle IhWiet eiSm$m^ Tac* teur. On n'ijoule pas icî H. Sainte-Bem.

Art. L*art. 72 du Décret du 15 octobre 4812 est modilié aiDsi qu'il suit :

Art. 72. La part d'auteur dans le produit brut des recettes est de 15 p. 0/0 par soirée» à répartir entre les ou* vrages, tant anciens que modernes, fiiisant partie de la composition du spectacle, conrormémeDt au tableau suivant :

Une pi^cc seule, . .

2 pièces égales . . .

4 ou 5 actes

1 ou 2 actes

4 ou 5 actes

actes

3 actes

1 on 2 actes

3 pièces égales • . .

4 ou 5 actes

1 ou 2 actes

1 ou 2 actes

4 ou 5 actes. . - • .

3 actes

1 ou 2 actes. ....

3 actes • . .

1 ou 2 iictcs

1 ou 2 actes

3 actes

3 actes

1 OU 2 actes

7 1/2 chacune. 15

5 chacune .

246 LE THfiàTRE-FRANÇAlS.

Cependant les auteurs et les comédiens pourront faire toute autre convention de gré à gré, à la condition de ne pas réduire les droits d'auteurs fixés dans le tableau précédent.*

Art. A Tavenir, la pension de retraite sera acquise, lixée et liquidée conformément au Décretdu 15 octobre 1812. Elle ne peut, dans aucun cas, sauf les droits acquis, dépasser la quotilé déterminée par Tart. 13 dudit Décret.

Art. ^. Après une période de dix années de services, à partir du jour des délJul^, lorsqu'ils auront été immédiatement suivis de l'admission comme artiste aux appointements, et ensuite comme sociétaire, il sera statué de nouveau sur la position de chaque sociétaire reçu postérieur rcment à la promulgation du présent Décret. Le Ministre, après avoir pris Tavis de l'administrateur et du Conseil d'administration, pourra prononcer la mise à la retraite, conformément à Tart. 16 du Décret du 15 octobre 1812.

Dàns ce cas, le sociétaire aura droit au tiers de la pension qui lui aurait é(é duc après vingt ans de services, et sera libre d'exercer son art soit à Paris, soit dans les départements.

Art. 4. Les avantages résultant de Farticle précédent pourront être appliqués à ceux des sociétaires actuels qui ont été iioaimés postérieurement au Décret du 27 avril 1850, et qui demanderont, après dix années de services, comme pensionnaires et comme sociétaires, que leur position soit revisée conformément à l'article précédent.

Ceux des sociélaires qui, n'étant pas maintenus dans leur position, se trouveraient alors avoir, à Taide de leurs services antérieurs, plus de dix années d'exercice, pourront recevoir, pour chacune des années qui en formeront Tex-

cédani, deux cents IVancs de pension imputables, moitié sur

LE TfifiATBE-FRAr^ÇAlS. 347

le loncis de CeiU mille francs (réduit aujourd'hui a quatreviogi^dix mille francs), moitié sur celui de la société.

Art. 5. Lee di^oeitioos du décret du 27 avril 1850, qui sont contraires au présent I>écret, sont abrogées.

En commémoration de la naissance de Molière, le Théâtre Français exhume le premier Intermède de l'auteur dans le Malade imaginaire (Polîcliuielle et les Arcliers), et intercale, entre le second elle troisième acte, une scène retranchée depuis plus de cent ans du Médecin malgré lui. — Les connaisseurs goûtent médiocrement ces additionà plus injurieuses h l'espoir de la recette, qu'agi cables aux mânes du grand écrivain.

Une jeune descendante de Racine, mademoiselle Noémi Trœhu et que soutient TAssociation des Auteurs dramatiques, reçoit de VEmpereur 10,000 francs, de l'Impératrice,

5,000 et du Prince Impérial 1.000 pour commencer l'amélioration de sa fortune.

A ce sujets on peut remarquer que la maison dans laquelle mourut itacioe existe encore rue des Marai» faubourg Saint- Germain. — Le luxe des nouvelles propriétés dont s'embellit la capitale, donneàcette observation un intérêt assex philosophique.

Voici, pour terminer, de quel Personnel se compose, en ce momentt la troupe du Théâtre-Français :

SociéTAîREs; Messieurs Samsm — Beautallet—Q^ frojf* — Jtégmer, — PrevasL — Letùm. — MaiUarU — 0i4. '^Beïmnep,. — Maubani. — MmroH fils. ^Bre8->

248 LB THBàTRE-FRiLItÇAlS.

sant et TalboL -^Mesdames : Augmtim Brohan. — Ju^ dith. Btmai. — Nathalie. — Jfadeleim Brohan. *— F4x . — Famrt . ^ EmUie JMaU. et EmUie^ veuve

Guym.

Pensionnaires ; Mirecourt.— Mafhieu . — ^09»^ . — Moniêt. — Jcmiimj. — OMry. — Âfétrim. — Worms.

— Barré, — Verdelet. — Garraud, — Eugène Provost fils. — Troncliet. — Masquilier , — et Mesdames :Ar^ nauld-Piessy , ^ Famrt, Lambfain . — Figeae . — Jouasmin. — Emma Flmry. ^ Edile Aiquier, — Cal^ las . — Fondais . — Victorine . — Marie Foyer . — De^ zoyood et Rosa Didier,

De tous les artistes de notre époque, iai^oj^^mie (vivante encore au moment où nous écrivons) est madame la Comtesse deChalot, du nom d'un ancien officier, et, précédemment madame Talma.

Ses curieux débuts remontent à 1777. —Elle avait alors quatre cm et demi, âge auquel jamais autre n*a parlé sur le théâtre.-- Le Public prenait plaisir à la voir dans le personnage de la petite Babet de la Fausse A gnès. — Le 29 novembre de la susdite année, Vanhove, son père, lui lit jouer le rôle du roi Joas, dans Alhalie, à côté de Brizard.— L'enfant s'en acquitta avec beaucoup de grâce et de sagacité. Sans doute son extérieur fut jugé insufHsant ? mais déjà intelligence de la scène commençait à poindre, et l'on sait quelle admirable Comédienne ces étonnantes dispositions donnèrent ensuite à notre théâtre sans rival. — Bien n'y manquait : exquise distinction de la personne, regard enchanteur» timbre de voix d'une sonorité ravîssanie, et sentiment si profond des caractères que rillusioii même ou demeurait interdite. — Sous beaucoup de rapports, madame

Talœi a été au^ddisus de mademotellè Mars» doat sa retraite a grandement fàvortsé la réputation. ^ Un plus long

examen rendrait cette vérité palpable si nous ne nous étions engagés à ne point nous détourner de la voie matériellemeiit liisK»iqae«*— L'exeeptîonn'eii est, du reste, que plus eonforme aux droits de la justiee envers une artiste que nous n'avons jamais vue hors de la scène, et qui nous a laissé de si délicieux souvenirs.

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