‹ Le Théâtrefranc̜ais monument et dépendancesChapitre 8 sur 18 · MONVEL · texte numérisé non relu

MONVEL

Retraite de Madame Beilccour.

LE rilLAllŒ-FUANCAlS.

MS

ACT£U&S Sir A£OI£.

Malherbe, ex-Directeur de spectacle à Liège, puis lié^^isseur chez madeinoiseile Monlansier, cnsuile Directeur du théâtre de Naples, el dont entîn nous conslatODS ie début à la Comédie-Françaisè à Tannée 4778, s'adresse à il. de Breleuil. — Il lui propose de créer, à ses risques et périls, une Ad minkt ration générale v^\\xù\c 'd tous les Coiiictliens du royaume eu ce qui concerne l'exercice de leur lUat, et parfiiitement semblable ù ce qu'on désirerait pour les Domestiques.

Ce projet iroblient pas l'assentiment du Ministre.

Mesd(MTioiselles Devienne. Caruleiile et Emile Contât sont admises en qualité de Sociétaires.

Retraites successives de Préville (pour la première fois), de sa femme, de Brizard, après 29 ans de ihéfttre, et de ma^ demoiselle Fanuier.

Mademoiselle Vanhove, devenue femme Petit, du nom ci'un Chorégraphe et musicien de l'orchestre, est reçue 6V ûiétaire*

Réapparition de Grammont, pensionné ùe la Comédie.

Naudet devient Sociétaire.

Début de mademoiseile Fleury, dans les Grandes prinmse$.

Elle n*a aucun rapport de parenté avec le comédien de

ce nom.

Molé joue le rôle deTai luire,et c'est un événement dans le ^Tout Paris, qui s'occupe assidûment du théâtre.

Par imitation» mademoiseile Raucourt remplit un rôle de Mère dans la comédie.

lié imAXM-FKANÇAlS.

La Comédie donne les Entrées et une somme de 660 livr^

à une fille Salmon, condamnée à être brûlée vive à Rouen, et ac(|uiitÏ!o par le Parlement de Paris. —Dans la salle, pour la mieux voir, le Public fait changer de place à celte empoisonneuse supposée.

Les Soeiétaim se joignent à tarive pour secourir un jeune inconnu naufragé à qui il assure une pension de cent écus, taudis que ces messieurs en votent une de 800 livres.

Autre bonne action. — Le Tlicàlie joue au profit d'une de ses jeunes acirices, mademoiselle Laveau qui a failli périr brûlée dans son appartement.

Débals entre la Harpe et les Comédiens, dont le Comité, composé de 19 membres, ne décide ni pour ni contre. — Avortement.

On rend à Imbert ses droits d'auteur qu'il n'accepte que pour cinq représentaiions, et ne se réserve, à l'avenir, que

celui de donner les billets d'usage.

Dunant est nommé Sociétaire.

Louis XVL satisfait de la morale qu'exprime M. Pycires dans son EqqU des Pères, fait présent à cet écrivain d'une épée civile admirablement confectionnée.

A monsieur Pyeires, Le Roi et la Heine ayant entendu avec la plus grande sa-

Digiti^ua Ly GoOgl

LE IIIEATKE-FHANÇAIS. H5

tisfactioQ, monsieuTjL£eoUde$pêr0i^ m'onubar|(é Vmet raotre de vous marquer le plaîsîr qu'ils ont eu. Ce qui les

a frappés surtout c'est le ton de décence et la morale pure qu'ils ont remarqués dans cet ouvrago. Je m'empresse de vous eu informer, monsieur, persuadé quevous éprouverez beaucoup de satisfaction d'avoir mérité un éloge aussi flatteur. Je profite de cette occasion pour vous témoigner le plaisir que j'ai eu, cl vous assurer des sentiments avec lesquels, etc.

Le Maréchal de. Duras.

Pardon! mille pard&ns , monsieur le Marèckàl^ Maài e*est çu'&i^ vérité, vtm émoe% hU» mU /

Grammont reçoit le titre de Sociétaire.

Le Théâtre va jouer à Versailles à l'occasion de la première Assemblée des Notables,

TalmA débute dans les /eimes premiers tragiqties

Il se met, comme son devancier Lekain, toujours en vertu des Règlements^ au service du répertoire, mais seulement pour les rôles de son emploi daiis la comédie.

11 est reçu à l essai. — 11 n'avait pas dédaigné des^essayer quelquefois diez Doyen.

Larochelle ôe\ieiài Sociétaire,

Mademoiselle Fleury continue ses débuts dans la tragédie , son unique vocation.

Mercier donne la Maison de Molière, dont il interrompt les cinq actes par la représentation de Tartuffe tout entier. — Les Comédiens qui se sont prêtés à cette bizarrerie, trouvent leur punition dans Tinsuccès généralement obtenu.

H6 LE îilÉATKE FRANÇAIS.

Déeèd de mademoiselle Olivier, à vingt-trois ans.

C'est elle qui a joué d'origine le rôle de Chérubin, dans^

Le mariage de Figaro.

Hademoiselie Clairon revient d'Allemagne à Paris, aprës- 17 années d'absence, et refuse sagement de reparaître.

On reçoit mademoiselle Fleury Pensionnaire.

Décès du Maréchal duc de Richelieu suprême Autorité des Comédiens français- et leur intermédiaire immédiat près du Monarque.

Début et réception de mademoiselle Desgarcins dans îes- Jeunes premières.

On joue devant les Ambassadeurs de Tippoo-Saëb.

Décès de mademoiselle Dugazon, non retirée.

11 est bruit de la réintégration de Monvel dans la Sociétés L*appui intéressé de Molé n*e$t pas suffisant pour Tobtenir.

Le mari de madame Petit consent au divo-rce.

La convocation de VAssembléenatimale exerce une heureuse influencesur les recettes du théâtre.

Première retraite un peu sérieuse de Larive.

Dugazon lait la même démonstration.

Blademotselle Lange débute dans les Jeunes premières de la comédie

Le Théâtre donne avec désintéressemeiil, une représerilation bien composée, au bénéfice des Cultivateurs dont les biens ont été ravagés par lu grélc.

IB THÊATRE-rRANÇAIS. il? ^

Hepréseatatioa ea l'honneur de l'ouverture des MtaU

Second début de Dorieuille toujours dans les PrenUen râles tragiques.

L'acteur n*est pas encore reçu.

L'Entreprise prend le titre de Théâtre de la Nation, Couié^ ikens ordinaireê du Moi,

La Reine ayant désiré voir la Gûmenumtê par mademoiselle Contât, ractrice apprend le rôle et le jooe en vingt-

quatre heures.

Talma estunanimemeni admis dans la Société,

Le patriotisme des Comédiens français se signale dans

Fémolion politique du 13 juillet; ce qui en fait appeler plusieurs à occuper des grades dans la Milice bourgeoise.

Ces Comédiens font k rassemblée nationale le don d'une

somme de vingl-trois mille livres, pour subvenir aux besoins de la Pairie,

Saint-Phal refuse le rôle de Charles IX dans la nouvelle

tragédie de Chénier, et c'est à cette occasion que le personnage échoit à Talma trop peu remarqué jusqu'à ce moment.

Cobières-Palmézeaux donne une petite pièce en mémoire

' de la mon de Molière

LË THÉATR£-FRANÇâ1S.

Gharlcft IZ.

Ses mteê,

La Société des Comédiens, déjà fort agitée par les passions politiques, le devient d'avantage au sujet de Charles IZ^

doiU ic Uiéàtre refuse la représentation en alléguant qu'il n'y a point de Censure et qu'il doit s'en tenir à ses anciens règlements.

Délibération signée : Detzincmrt, Premier semainier, Nau^

del, secoaii, Fleury^ Molé^ Sainl-Phal^ Grammont, Florence^ et ;Mesdames Baucourty Suin^ Vestris, Lachassaigne^ Belleeow^ Louise Cantate Emilie CorUatf Joly^ Thénard, Cmdeille, PeiU.Dtsgarcins et Dememe.

Le Chevalier Chénier retire sa pièce.

Le public la demande à grands cris, et Fleury répond :

« Messieurs, la Comédie française s'est toujours fait un « devoir de remplir vos dé^ii s. La tragédie de Charles IX « n*a point été à Tétude. Dès que nous aurons la permission,*..

Ce dernier mot blesse les orateurs, à qui Fleury répond : « Nous ordonnez vous d'enfreindre les lois que nous res- « pectons depuis cent ans?..* J'aurai l'bonneur de vous « foire observer que nîinot, ni mes camarades ne pouvons

« le faire. »

Chénier veut que Tannonce en reste sur Tafficbe,

L'ii spectateur demande à Fleury quand il ira à ia Municipalité chercher la permission.

ff Quand vous l'ordonnerez, Messieurs, répond le corné-

« diCii, la Comédie ii unçaîse s*empresserâ toujours de satis-

« feire les désirs de la nation et de se rendre digne de son

« iiidulgence. » \ limvos).

« Le Comté de Foliée^ prenant en considération le rente voi foit par MM. les BeprésenCants de la Commune et les

« raisons exposées sur la demande des Districts, décide que « la représentation de Charles IX sera provisoirement susff pendue. »

Chénier fait des réclamations et la pièce est représentée.

Mécontent d'une recelte qu'elle a produite, nu bénéfice despamres^ il l'a retire et ne la rendra, qu'à la condition d*une seconde soirée ayant le même but.

A cette occasion (suivie du retrait ÙBHmri F///)iraateur dit publiquement aux Comédiens :

« Vous n'éles point les maîtres de jouer ma pièce a i'épos que qui vous convient, vous êtes seulement les maîtres » de ne pas la jouer, ne confondez pas deux choses trèsdilfôrentes. »

Charles IX a, en ce moment, 34 représentations.

La Comédie française assemblée, ayant entendu la lecture de la lettre à elle adressée par M. le Maire, portant que son intention et celle de M. le Lieutenant de Maire au Département de la Police, est que le vœu du Public soit rempli, et qu'à compter d'aujourd iiui, ses affiches indiquent les noms de tous les acteurs qui doivent paraître dans chacune des pièces qu'elle représentera, après avoir mûrement délibéré sur cette timova/tondont les conséquencesseraient funestes pour elles, a arrêté que la Société se rendra chez M. le Maire pour le supplier d'entendre ses très-humbles représentations sur cet objet important.

Fait à TAssembléece 9 décembre 1789.

SAutT-Pn»! Second Semainier,

iiO LE THEATRE-FRANÇAIS.

Dans eetleaA'aire toute simple et pourtant sisérieusemenl traitée, que ne demandè-t-OD» si désormais les affiches de* vront être de couleur rofi()re, comme jadis, à Thôtel de Bourgogne, ou vertes f comme au Théâtre Guénégaud?

Ici, nous subissons l'exigence du Millésime.

Soumis à cette marche chronologique sans laquelle il n'y aquMmpénétrables ténèbres dans l'histoire qui nousoccupe, nous saisissons au passage Tépisode, dont révénement vient se rattacher avec laut d'intérêt à la spécialité des faits généraux.

C'est au commencement de novembre 1789 qu'a surgi Tafifoire de la tragédie de Cbénier, et ce n'est qu'en juillet 1790 qu'elle prend des proportions véritablement politiques. On en jugera ainsi par le.s noms des personnages qu'elle met en mouvement. — Ce temps d'arrêt offre donc une place toute naturelle à la relation suivante, dont les dates nous retiennent en 1789.

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