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L'Eternité par les Astres, par Blanqui

3. Précisons aussi que, malgré les fausses interprétations qui ont cours aujour* d'hui, la réincarnation n"a rien à voir avec la « métempsychose » des Orphiques et des Pythagoriciens, non plus qu'avec les théories de certains Kabbalistes juifs sur r « embryonnat » et les « révolutions des âmes ».

■ 4. Terre e^Cie/, par Jean Reynaud; Pluralité des existences de l'âme, ^arPezzani.

Il8 LE THÉOSOPHISME

tard les occultistes de l'école papusienne, trouva cette idée à son tour ; ce que nous savons de la première période de sa vie ne permet aucun doute à cet égard. Nous avons vu, cependant, que la fondatrice de la Société Théosophique avait eu parfois quelques hésitations, et qu'elle avait même abandonné pendant un certain temps la théorie réincarnationniste, dont ses disciples, par contre, ont fait un véritable article de foi, qu'on doit affirmer sans même chercher à le justifier ; mais, d'une façon générale, et en laissant décote la période où elle fut sous l'influence de la H. B. of L., elle aurait pu conserver et faire sienne la devise d'AUan Kardec : « Naître, mourir, renaître et progresser sans cesse, telle est la loi. » S'il y a eu divergence de vues entre M"^^ Blavatsky et les spirites français, ce n'est pas sur le principe même, mais seulement sur les modalités de la réincarnation, et ce dernier point est d'une importance bien secondaire par rapport au premier ; du reste, nous avons vu que les théosophistes actuels y ont encore introduit quelques modifications. Il est assez curieux de remarquer, d'autre part, que les spirites anglais et américains, contrairement aux spirites français, rejettent formellement la réincarnation ; du moins, ils la rejetaient tous du temps de M™^ Blavatsky, mais il en est aujourd'hui quelques-uns qui l'admettent, probablement, bien qu'ils ne s'en rendent pas compte, sous l'influence des idées théosophistes, qui se sont si prodigieusement répandues dans les pays anglo-saxons. Bien entendu, il en est ici exactement comme dans le cas des expériences des « clairvoyants » : les « communications » reçues par les uns et les autres de ces spirites confirment chacun dans sa théorie, comme si elles n'étaient que le simple reflet de ses propres idées ; nous ne voulons d'ailleurs pas dire qu'il n'y ait que cela dans toutes les « communications » de ce genre, mais, à l'ordinaire, il y a certainement beaucoup de cela.

A la prétendue loi de la réincarnation se rattache la loi dite du « karma », d'après laquelle les conditions de chaque

L ENSEIGNEMENT THEOSOPHISTE IIQ

existence seraient déterminées par les actions accomplies au cours des existences précédentes : c'est « cette loi invisible et inconnue* qui adapte avec sagesse, intelligence et équité, chaque etVet à chaque cause, et qui, par cette dernière, arrive jusqu'à celui qui l'a produite »-. M'^^Blavatsky l'appelle « loi de la rétribution », et Sinnett u loi de la causalité éthique » ; c'est bien, en effet, une causalité d'un genre spécial, dont la conception est subordonnée à des préoccupations d'ordre moral ; c'est, si l'on veut, une espèce de « justice immanente ». Une semblable conception se retrouve également, sauf le mot qui la désigne ici, chez les occultistes et chez les spirites, dont beaucoup vont même jusqu'à prétendre déterminer avec une extraordinaire précision, et dans les moindres détails, les relations entre ce qui arrive à un individu dans sa vie présente et ce qu'il a fait dans ses vies antérieures ; c'est surtout dans les ouvrages spirites que ces considérations abondent, et elles atteignent parfois le comble du ridicule. On doit reconnaître que les théosophistes, en général, ne vont pas tout à fait jusque-là ; mais ils n'en traitent pas moins avec de grands développements la théorie du « karma », dont le caractère moral explique la place de plus en plus large qu'elle tient dans leurs enseignements, car le théosophisme, entre les mains des successeurs de M"^ Blavatsky, tend à devenir toujours plus « moraliste » et sentimental. D'autre part, certains en sont arrivés à personnifier le « karma », et ce pouvoir plus ou moins mystérieux et vague est devenu pour eux une entité véritable, une sorte d'agent chargé d'appliquer la sanction de chaque acte ; ]y[me Blavatsky s'était contentée d'attribuer ce rôle à des êtres spéciaux qu'elle appelait les « Seigneurs du karma », et auxquels elle donnait aussi le nom de « Lipikas», c'està-dire « ceux qui écrivent » ou enregistrent les actions

i . Comment donc peut-on en parler ?

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