LE THEOSOPIIISME ET LE SPIRITISME I
l'atmosphère et cherchant constamment à vivre en parasites de l'homme assez mal organisé pour ne pouvoir leur résister » ^, d'où de nombreux cas d'obsession. Ces « ctres flottant dans l'atmosphère » sont surtout, pour l'auteur, des « coquilles astrales », mais ils pourraient bien être tout autre chose en réalité : on doit savoir assez quelle est la véritable nature des « puissances de l'air». Voyons maintenant ce que dit M. Leadbeater, un de ceux qui sont pourtant entrés le plus avant dans la voie des concessions au spiritisme : u La médiumnité physique (celle des séances de matérialisation) est la plus grossière et la plus néfaste pour la santé. A mon avis, le fait de parler et de donner des communications en état de transe n'est pas aussi nuisible pour le corps physique, bien que, si l'on considère le peu de valeur de la plupart de ces communications, on soit tenté de croire qu'elles affaiblissent l'intelligence!... Des médiums avec lesquels j'ai eu des séances il y a trente ans, l'un est aujourd'hui aveugle, un autre ivrogne invétéré, et un troisième, menacé d'apoplexie et de paralysie, n'a préservé sa vie qu'en abandonnant complètement le spiritisme » -. Certes, les chefs du théosophisme ont grandement raison de dénoncer ainsi les dangers de la médiumnité, et nous ne pouvons que les en approuver ; malheureusement, ils sont fort peu qualifiés pour un tel rôle, car ces dangers qu'ils signalent à leurs disciples ne sont guère plus redoutables, après tout, que ceux des « entraînements psychiques » auxquels ils les soumettent eux-mêmes : de part et d'autre, le résultat le plus clair est de détraquer bon nombre d'esprits faibles.
Il faut dire aussi que les avertissements du genre de ceux que nous venons de reproduire ne sont pas toujours écoutés, malgré toute l'autorité que ceux qui les formulent exercent d'ordinaire sur leurs adhérents ; dans la masse des théoso-