‹ Le Thiosulfate double d’Or et de Sodium dans le traitement de la Tuberculose PulmonaireChapitre 39 sur 89 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

MRETDANT. Er. 2 31 ans.

Au mois de mars 1925, toux matinale, sans expectoration,amaigrissement rapide et fièvre le soir (39°) anorexie et asthénie.

La malade continue à travailler jusqu'au commencement d'avril, se repose chez elle, sans aller mieux.

Elle entre à l'hôpital Laennec le 24 avril 1925.

A son entrée, température très élevée et irrégulière, en moyenne autour de 399.

Signes physiques: submatité avec respiration rude et forte et bulleux à droite. Rien à gauche.

Cliché. — A droite taches et marbrures formant dans la région hilaire une grosse masse homogène à contours nets. De cette masse irradient en éventail des taches fines.

A gauche quelques taches discrètes dans la région hilaire.

Période d'observation : 40 jours.

Un pneumothorax est institué d'emblée, mais abandonné après la troisième insufflation à cause d’une réaction pleurale importante et du développement des taches du côté opposé.

Jusqu'au début du traitement,la température reste très irrégulière, autour de 399, L’amaigrissement s'est poursuivi : l’état général est très précaire. Les lésions du poumon gauche se sont étendues ainsi qu'il est nettement visible sur le cliché.

Traitement : — Une injection de sanocrysine par semaine : 0 gr. 25, 0 gr. 50, 0 gr. 75 et 5 injections de un gramme. Dose Lotale 6 grs 90.

Réactions : Pas de réactions à l'exception d'un léger choc avec abaissement thermique à la 2° injection.

Résultats. Nuls : aucune influence sur la courbe thermique.

Aggravation progressive de l’état général : des signes physiques et radiologiques.

La malade quitte le service après sa 9€ injection de sanocrysine pour aller mourir chez elle.

En résumé : chez une malade de 31 ans, tuberculose ulcéro-caséeuse extensive du poumon droit datant de deux mois avec fièvre autour de 39 et très mauvais état général. Le traitement est commencé après échec du pneumothorax artificiel dû à une forte réaction pleurale et au développement rapide de lésions symétriques. L'injection de 7 gr. de sanocrysine (en 9 injections) bien supportée, ne modifie en rien l'évolution de la maladie qui s'est terminée par la mort quelques semaines après l'interruption du traitement (malade partie mourir chez elle).

An

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