‹ Le Thiosulfate double d’Or et de Sodium dans le traitement de la Tuberculose PulmonaireChapitre 50 sur 89 · OBSERVATION XXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX

FRAN..., 40 ans.

Début en 1921 par une hémoptysie assez abondante.

Depuis ce moment jusqu’en mai 1925, pas d'autre symptôme que de légères hémoptysies (5 ou 6).

Depuis mai 1925, le malade tousse un peu, surtout le matin ; el crache beaucoup.

Depuis ce moment aussi fièvre le soir et amaigrissement assez rapide.

Il entre à l'hôpital le 6 octobre 1925.

À son entrée, malade en mauvais état général, amaigri. Tempéra-

ture entre 38 et 39.

Signes physiques. — En arrière, des deux côtés, matité, souflle caverneux et râles bulleux augmentés par la toux, ce syndrome étant plus accentué du côté droit. En avant râles bulleux après la toux à droite.

Ctiché. — Champ pulmonaire droit couvert de taches avec maximum dans le lobe supérieur. Opacité presque homogène avec caverne représentant le reste d’une lobité supérieure.

A gauche taches et marbrures en nid d’abeilles au-dessus de la clavicule.

Dans la région du hile, épaississement très net des ombres hilaires.

Période d'observation. — Trois semaines. La température oscille entre 38 et 39 et n’a aucune tendance spontanée à la défervescence. Le poids diminue de 500 gr.

Traitement : — une injection de crisalbine par semaine, 0 gr. 50, 0 gr. 75 et 2 injections de 1 gr. Sauf la première les 3 autres injections ont été suivies de nausées, vomissements, céphalée, frissonnements intenses avec réaction thermique à 40°.

La 4e injection a été suivie d’albuminurie qui a persisté tout en di-

minuant pendant les 3 semaines, où le malade est resté à l'hôpital.

Cependant à sa sortie, on n’en trouvait plus que des traces. Les urines examinées 8 jours après la dernière injection contenaient des cylindres granuleux et le coefficient d’'Ambard était à 0 gr. 12.

Le malade est sorti sur sa demande trois semaines après l’interruption de son traitement.

Résultats. — Au moment de l’arrêt du traitement la température était retombée à la normale. Au moment de la sortie du malade elle recommençait à osciller irrégulièrement entre 37 et 380.

Le malade n’a pas été traité assez longtemps pour qu’il soit possible de juger de l'efficacité du traitement et il n’est pas resté assez longtemps pour qu'il soit possible de juger l’évolution de sa lésion rénale.

En résumé, chez un malade de 40 ans, tuberculose ulcéro-fibreuse bilatérale ayant débuté en 1921, en évolution fébrile (38-390); depuis 6 mois le traitement est interrompu à la 4€ injection à cause de la présence d'albumine et de cylindres granuleux dans les urines. La défervescence était complète à ce moment. Le malade est sorti sur sa demande : il a été impossible de suivre l’évolution des accidents rénaux.

OBSERVNATIONSEXSON PEER 34 ans.

En 1919, fatigue générale, toux et expectoration. On constate la

présence de bacilles dans les crachats. Le malade part à la campagne et en revient amélioré.

En 1925, dysphagie intermittente, on diagnostique « lésion de l’épiglotte ».

Le 9 janvier 1926 épiglotectomie.

En même temps fièvre, dyspnée, amaïigrissement de 5 kgs.

bed

HN entre à l'hôpital le 2 janvier 1926.

A son entrée : malade en mauvais état général très amaigri. Température entre 37 et 380.

SIGNES PHYSIQUES. — Auscultation. — poumon droit : respiration très diminuée, sans râles surajoutés. À gauche matité du sommet avec quelques râles secs après la toux.

Cliché. — Champ pulmonaire gauche assombri parunlacis d’ombres fines et serrées. A droite même aspect qu’à gauche sur les deux tiers inférieurs de la poitrine. Larges taches, marbrures au-dessous de la clavicule.

Période d'observation. —— Trois semaines. La température monte progressivement et oscille entre 3895 et 3905 au début du traitement. L'état général s’altère et le malade maigrit d’un kilog.

Traitement. — Une injection de sanocrysine par semaine : 0 gr. 50 et 4 injections de 0 gr. 75. Petite réaction thermique après chaque injection. Légère éruption sur l'abdomen à la 2€ injection. L'évolution progressive a continué et le malade est décédé 3 jours après la 5° injection.

En résumé, chez un malade de 34 ans, tuberculose broncho-pneumonique aiguë. Les 4 injections de sanocrysine qui ont pu être faites n’ont pas modifié l’évolution fatale de la maladie.

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