QUE PEUT-ON ATTENDRE DE SON ACTION
Des observations ci-dessus, se dégage pour nous la conclusion suivante :
Nous avons eu nettement l’impression qu’en présence de la forme ulcéro-caséeuse banale, dans les cas où le début était récent, chez un malade jeune,en pleine poussée évolutive fébrile, la sanocrysine a provoqué, plus rapidement et plus fréquemment que le seul repos, la fin de la poussée.
Le malade était ainsi ramené, grâce au médicament, à une période de stabilisation, en général prolongée, quelquefois temporaire, ce qui, étant donné la gravité habituelle de ces poussées chez les malades jeunes, doit être considéré comme un résultat intéressant.
Au contraire chez des malades plus âgés, à évolution torpide apyrétique, ulcéro-fibreuse et surtout fibreuse, les résultats obtenus
sont sujets à interprétation.
Nous avons toujours observé une amélioration de l’état général, une augmentation de poids, même une diminution de lexpectoration et du nombre de bacilles; mais l’action du médicament est loin d'y être manifeste, et nous regrettons de ne pouvoir montrer, comme
les auteurs danois, des malades chez lesquels les bacilles ont disparu de l’expectoration, et chez qui s’est produit un nettoyage radiologique remarquable de l’image pulmonaire.
Parmi les formes défavorables à l’action du médicament, il faut également remarquer les formes hyperthermiques suraiguës où le traitement peut être tenté, mais sans grand espoir, en raison de la gravité du cas, et les malades arrivés à la période cachectique. Plusieurs des insuccès que nous enregistrons dans ce travail proviennent de ce que les malades appartenaient à l’une ou l’autre de ces catégories.
Mais toutes les formes intermédiaires existent entre celles dont nous venons de parler.
En vue de mieux préciser les possibilités cliniques du médicament, dans les différentes formes de l'affection, nous allons détailler l’action du traitement symptôme par symptôme.
l. — Action sur chaque Symptôme