‹ Le Thrombus du Vagin chez les Femmes enceintesChapitre 10 sur 25 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

11 n’existe qu’une seule relation d’autopsie d’une tumeur

sanguine pelvienne. Elle est due à Chaussier et encore ne s'agit-il pas précisément de l’affection qui nous occupe, mais

d’un vaste épanchement périvaginal remontant sous le péri-

toine en arrière jusqu'au-dessous des reins, en avant jusqu’à l’ombilic. | La tumeur même dans les cas d’ablation, sans incision

préalable, n’a été examinée qu’une seule fois par Grosser.

de sorte que les données anatomo-pathologiques sont minimes. Tout ce qu’on peut en dire c’est que Pépanchement se fait le plus souvent dans l’épaisseur de la paroi vaginale mème, et forme quand il ne diffuse pas, une tumeur bien limitée, recouverte par la muqueuse vaginale, qui forme un sac au Contenu sanguin, Ce sac peut garder la structure normale,ou bien,à la suite de la tension qu’il subit, se déchirer au moment de sa férmation donnant issue au liquide amassé à son intérieur ; ou bien cette tension continant à s'exercer et le sac ne cédant pas, sa paroi peut se nécroser,

Me. me

le plus souvent dans un point limité, quelquefois dans fa plus grande partie de sa surface et se détacher par lambeaux, ce qui met en liberté le sang amassé.

Le contenu du sac est toujours du sang qui se prend rapidement en caillots noirätres, lesquels petit à petit cèdent leur sérum, ce-qui rend la poche mollasse et un peu fluctuante au bout de quelques Jours.

On a beaucoup discuté sur lorigine du sang épanché. Est-il toujours veineux ou bien y a-t-il quelquefois une artériole qui donne du sang.

Parmi les auteurs anciens, Boër est hésitant sur l’origine du sang: « {nterrea utrum ex venis cruor, aut ex arlers fluat, difficile definitu. »

Laborie admet l’origine mixte. Girard rejette l’origine artérielle. Pour Perret, le sang ne provient, dans la plupart des cas, que des vaisseaux capillaires. Winckel prétend que la rupture d’ane artériole peut donner lieu au thrombus. Breysky., au contraire, dit et je crois avec raison, que les veines sont plus exposées à la rupture et à l’attrition que les artères, sans compter que dans une artère déchirée, l’hémostase se fait surtout pour les petits vaisseaux par recroquevillement de la tunique moyenne.

Comme nous l’avons déjà dit, Grosser est le seul qui ait fait l'examen anatomo-pathologique microscopique d’une tumeur sanguine. Il s’agit d’un thrombus pédiculé développé sur la colonne postérieure du vagin.

Voici le résultat de son examen :

« La coupe tranversale présente l'aspect d'une noix mus-

A sance à d'autres travées secondaires “ allaient vers. “ons de È tumeur.

comme nt formées de LES 2 normal, art

lement nécrosé.

La surface de la tumeur SA FRE par la muqueuse 4

nécrosée. L tisse

En examinant cette coupe, on est forcé d'admettre qu il

y avait non un hématome, c’est-à-dire une collection de sang, mais bien une hémorragie dans un tissu, son siège, ses rapports avec la colonne postérieure du vagin indiquent que ce ne peut être autre chose que les restes embryonnaires de la cloison séparant les deux canaux de Muller, idée qu'avait déjà émise antérieurement M. Budin, appuyé sur une observation personnelle et une autre de Johannovski, et que ultérieurement, la plupart des observations nouvelles sont venues confirmer.

A la rigueur, pour le cas ciié, on aurait peut-être pensé à un épanchement sanguin dans un kyste préformé, mais le manque complet d’un épiihélium intérieur de revêtement, élimine. foue supposition.

ant LES ee ame À cent

Page 1