SYMPTOMES
La première manifestation de la production d’un thrombus est généralement la douleur. | |
Celle-ci, quand elle existe, est ordinairement vive, aiguë dès le début; parfois elle est tellement intense qu’elle a pu provoquer plusieurs fois la syncope, comme dans un cas de Reeve cité par Blot. Cette douleur peut aller en augmentant ou en diminuant, selon que la poche reste peu volumineuse ou est de plus en plus distendue par le sang, dont l'écoulement ne s'arrête pas.
Cette douleur immédiate a probablement pour cause la compression des terminaisons nerveuses voisines et la distension du tégument. La douleur primitive peut manquer et le débnt de l'affection peut passer inaperçu; ceci surtout pour la variété spéciale qui nous occupe, étant donné que les thrombus du vagin pendant la grossesse n’atteignent pas. le plus souvent. un volume excessif.
D’autres fois, une simple sensation de gêne, de pesanteur, de tension peut exister comme dans le cas de Swiecicki ;
route dans d’autres cas, aucune sensation désagréable n’annonce la formation de la tumeur (cas de Fleischmann).
Secondairement, il y a très souvent des douleurs analogues aux douleurs expultrices.
Elles sont le plus souvent accompagnées d’une douleur gravative au périnée et à l’anus, avec tiraillement dans les aines, d’envies fréquentes d'aller à la selle, d’uriner comme dans notre observation personnelle.
Peu de temps après la première douleur, ou bien en même temps qu’elle, la malade sent quelque chose qui distend son vagin et le plus souvent en sort.
En portant la main à la vulve, elle s'aperçoit qu'une grosseur de dimensions variables, généralement entre celle d’une noix et celle du poing, fait hernie entre les grandes lèvres.
Si on regarde cette tumeur tout de suite après sa formation, elle présente une coloration normale; mais bientôt cette teinte fonce beaucoup, devient livide, violacée, noirâtre, lie de vin.
Par la palpation, on reconnaît dans la tumeur des caractères variables suivant les cas.
Plus ou moins dure, quand le sang est infiltré dans le üssu cellulaire, elle présente une certaine mollesse quand le sang est épanché en plus grande quantité et a déchiré le tissu cellulaire pour se former en collection.
Elle est lisse au début, quand elle est encore très tendue, mais peu à peu les téguments se vident, se ratatinent, deviennent chagrinés, et la tumeur devient flasque par résorplion de son contenu.
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on des tumeurs. so " ee qu'une re seule, celle de Loviot qui fait exception. 4
Ce pédicule est en général inséré sur la Gléane postérieure du vagin, immédiatement en arrière de l'hymen. mais son étendue est variable. Dans certains cas, comme dans ceux de Fehling et de Reich, il n’atteint que la grosseur du petit doigt; dans certaines autres, qui du reste sont en plus grand nombre, le pédicule s'étend sur une grande partie de la longueur de la colonne postérieure du vagin.
La coloration et la consistance de ce pédicule sont toujou rs normales ; la longueur en est variable, le plus souvent peu développée, n’atteignant qu’un centimètre et demi à trois centi mètres de hauteur, il s’allonge quelquefois tellement que toute la tumeur sort du vagin et pend entre les cuisses, comme dans l'observation de Reich, où le pédicule avait une longueur de quinze centimètres.
Au toucher rectal, on ne trouve parfois rien.
Mais le plus souvent, surtout quand la tumeur sort du vagin, elle exerce des tractions par son pédicule sur Ia paroi vaginale postérieure, et, par son intermédiaire, sur
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. queuse vaginale g graduellement distendue etamincie, finit par se rompre; alors, aux symptômes fournis par la tumeur elle-même, s'ajoute un écoulement de sang à l’extérieur. Cette hémorragie peut être quelquefois assez abondante pour donner la mort, comme dans les cas de Causabon : mais ces hémorragies profuses sont plutôt l'apanage des thrombus de l'accouchement que ‘de celui de la grossesse. dans lequel Pépanchement étant médiocre, la poche ne se rompt généralement pas.
Mais même en dehors de Ja mr du sac, il y à des. hémorragies qui, le plus souvent précèdent la formation du fhrombus. Nous en trouvons des exemples dans les cas de! Reich. Grosser. Loviot.
L'interprétation de ces hémorragies prémonitoires me parait assez diflicile; s'agirait-il d’éraillures de la muqueuse vaginale par où le sang, qui subit déjà une forte tension. se fait jour ?
L'hémophilie est-elle en jeu ?
Quand la tumeur est constituée, le sang n’en sort pas toujours par une large ouverture, mais quelquefois par des pertuis peu visibles, des éraillures dans la paroi, et alors on
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le cours de l'urine et des matières fécales. Se Effectivement, la rétention d'urine existe d'après | Lot. Si elle n’est notée qu’ une fois (observation personnelle)
dans les cas que j'ai recueillis, elle l’est très souvent dans
le thrombus de laccouchement, et il est à supposer qu’elle le serait plus fréquemment avec des tumeurs plus volumineuses. ve
En dehors de la rétention d'urine même, il y à un fait assez important à noter !
C’est la déviation de lurètre et du méat avec difficulté pour le cathétérisme surtout prononcé dans les thrombus, qui siègent dans la paroi antérieure.
Nous n’en possédons aucun exemple pendant la grossesse, mais les cas en sont nombreux pour les tumeurs apparues pendant et après l’accouchement.
La rétention des matières fécales avec ténesme est également notée dans notre observation, il est probable que si elle n’a pas été notée plus souvent, c’est qu’elle attire moins l'attention de l'observateur. provoquant moins de douleur, moins de gène et pouvant être supportée plus longtemps.
infection antérieure ou secondaire ; l’anémie atteint très rare-
ment un. degré inquiétant ; les syncopes sont très rares
aussi, Il y à naturellement t un certain degré d'angoisse. La courbature est assez prononcée; pourtant dans Pobservation de Reich et dans Ja nôtre, la femme à continué son travail ; pendant un temps assez prolongé.
Les membres inférieurs sont ‘assez souvent le siège de douleurs névralgiques, qu’on ne peut attribuer qu’à la compression du nerf sciatique, ou de ses UE par un Gros épanchement.
Dans un cas de Coutouly, la femme accusait une sensation analogue à celle de piqûres d’épingles.
Martin cite une observation avec crampes dans les mollats. Mais, comme nous l'avons déjà dit, les thrombus de la
grossesse n'ayant généralement pas de trop fortes dimensions, ces cas doivent être assez rares; aussi n’en avons-
nous trouvé aucun exemple dans nos observations,
Les DOME sénÉtAEe. sont rares H de peu a à A tance. Il n’y a pas de température anormale, à moins d’une
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