‹ Le Tibet, le pays, le peuple la religionChapitre 15 sur 30 · CHAPITRE QUATRIÈME RellgloB. Croyances et pratiques · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME RellgloB. Croyances et pratiques

§!*'• DuAUTÉ. Coexistence de deux cultes- — Culte de BoD. — Bouddhisme. — § 2. Cro.yance?. Bouddhas et Bodhisattvas. — Adi-Bouddha. — Dhyâoi-Bouddhas ; Amitâbha. — Dyhâni-Bodhisattvas ; Padmapèni. -^ Bons et mauvais génies. — Transmigration. — Visée de la piété tibétaine. — § 3. Pratiqurs. Dhâranis. — Les six syllabes. — Moulins & prière. — Maui, Dartchog et Labtse. — Tchorten. — Statues et images. — Chant religieux.

§ 1er DUALITÉ

Coexistence de deux cultes, — Il y a, au Tibet, deux religions, Tune ancienne, primitive appelée Bon ou Bon pa, Tauire, plus récente, apportée de Tlnde, et qui est le Bouddhisme. On est convenu de donner au bouddhisme tibétain le nom de Lamaïsme, à cause d'une particularité extraordinaire de sa hiérarchie religieuse.

, Nous parlerons plus tard de cette hiérarchie ; nous nous en tenons ici aux croyances vulgaires et aux pratiques habituelles.

CuUe de Bon. — La religion de Bon, dont nous ne connaissons pas les livres, si toutefois il en existe, parait consister dans le culte des bons et des mauvais génies, et dans les pratiques de sorcellerie auxquelles il faut recourir pour gagner la faveur des uns et se soustraire à la malveillance des autres. Ce culte n'est certainement plus ce qu'il fut à Torigine ; il a fait au bouddhisme beaucoup d'emprunts. Mais le bouddhisme lui en a fait de son côté ; car il a dû composer avec la religion du pays. Beaucoup de divinités que l'on croit bouddhiques et qui portent des noms bouddhiques, appartiennent en réalité au culte de Bon. La religion de la plupart des Tibétains n'est, au fond, sous une forme ou sous une autre, que le culte des bons et des mauvais génies.

Bouddhisme. — Le bouddhisme étant de création indienne, et s'étant répandu dans toute l'Asie centrale et orientale, nous ne dirons ici que ce qui concerne le Tibet.

La compilation des livres sacrés du Tibet, appelée Kandjour, se divise en sept sections que l'on peut ramener à quatre : 1® le Doul-va qui raconte surtout l'établissement du monachisme ; 2" le Cher-tchin qui contient la métaphysique ; 3* le Z)o qui renferme la doctrine fondamentale; 4® le Guyoud {sk. Tantra) où se trouvent principalement les formules sacrées, les paroles magiques,

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et les enseignements que le lamaïsme préfère. Les cent ou cent huit volumes de cette compilation ne sont guère lus. Les textes réputés les plus importants sont imprimés à part ; la connaissance des choses qu'il importe de savoir s'acquiert sans feuilleter tant de volumes. N'insistons pas davantage sur cette littérature, et" tâchons de résumer ce qu'il y a de plus important dans les croyances et dans les pratiques religieuses des Tibétains.

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