Fabre
Le simple cursus honorum de Pierron Fabre nous permet de préciser le moment de son passage d’une condition dans une autre, facilité sans doute par l’accroissement de sa fortune. En 1509, il n’est encore jugé digne que du chaperon ordinaire des marchands et, quatorze ans après, il a mérité le premier et monte au rang des docteurs, des seigneurs de place et gentilshommes. C’était dès lors un homme arrivé, et son fils n’eut que
(1) Nous en avons supprimé la très grande partie, pour ne pas trop compliquer nos tableaux.
la peine d’hériter. Celui-ci prit parfois la particule, mais surtout le titre d’écuyer que ses descendants, entrés par alliance dans les rangs de la noblesse, n’eurent garde de laisser choir, quoique se souvenant de temps à autre qu’ils n’étaient en réalité que de simples bourgeois. L’un des membres de la famille eut l'honneur, toujours recherché encore que bien amoindri, de porter le bâton du Roi comme viguier.
Les Fabre s’éteignirent avant 1666, ce qui les dispensa de faire, comme tant d’autres nobles de même acabit, amende honorable par devant notaire.