Aicardy
L’aide bienfaisante du chanoine Jacques se devine dans le prompt acheminement de cette famille, issue d’un maçon du village d’Ampus (Var), qui produisit en même temps deux docteurs en médecine, l’un d’eux au moins sujet très remarquable.
Jacques II, neveu et filleul probable du capiscol, né â Ampus ( 1590?), entra d’abord dans les ordres (qu’il abandonna ensuite), et dans l’enseignement public, fut régent aux célèbres collèges de Navarre et de Boncour, prit successivement ses trois ou quatre doctorats, obtint peut-être une chaire à la faculté de médecine de Paris et vint mourir, à 55 ans, à Draguignan, épuisé, on peut le croire, par ce surmenage.
“ Une très honorable compagnie ”, nous dit son acte de sépulture, accompagna à sa dernière demeure ce fils d’ouvrier. Son origine plébéienne ne l’avait pas empêché de conquérir les [dus légitimes et plus flatteuses récompenses et même la première de toutes, s’il les avait réellement couronnées du titre de professeur dans le haut enseignement.