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En 1622, Pierre d'Almeras, directeur du service, établit des courriers parlant el arrivant à jours fixes pour Lyon, Bordeaux, : Toulouse, Dijon, et vice versa Paris.
A celle époque, la sécurité étant nulle, et seuls les messagers royaux jouissant de quelque tranquillité sur les routes, les particuliers les utilisèrent pour leur confier des sommes d'argent et des bijoux. Aussi, en 1629, Pierre d’'Almeras prit les dispositions suivantes’, qui datent les origines des articles d'argent et des valeurs cotées.
VALEURS COTÉES. — Et d'autant que chacun se permet de mettre or, argent ou pierreries dans leurs paquets dont ils prétendent rendre responsables nosdits commis et ce à quoi, il peut se commettre divers abus et donner occasion d'entreprendre sur la vie desdits courriers pour les voler, :
Défendons très expressément à tous particuliers qui voudront se servir de leurs lettres et paquets, d'y mettre or, argent, pierreries ou autres choses précieuses, à peine qu'où il en arriverait faute, nosdits commis ni leurs distributeurs n’en demeureront responsables.
ARTICLES D'ARGENT. — Néanmoins, pour ne pas priver le public de cette commodité et de l'envoi de petites sommes pour instruction de procès ou autrement, ordonnons à nos commis desdits bureaux de tenir entre eux correspondances de remises et de recevoir les deniers qui leur seront présentés à découvert, dont ils chargeront leurs registres, pourvu qu'ils n'excèdent pas la somme de 100 livres de chaque particulier, et de se contenter d’un prix raisonnable pour le port d'iceux à proportion de la distance des lieux, sauf à nosdits commis d'augmenter leurs correspondances pour la commodité publique, selon et ainsi que nous jugerons à propos et qu'il sera par nous ordonné.
Cet édit est très important, car il instituait ainsi les postes comme service public.