‹ Le tirage des épreuves en photographieChapitre 26 sur 63 · LES PAPIERS AU GÉLATINO -BROMURE ET' LEUR IMPRESSION · texte numérisé non relu

LES PAPIERS AU GÉLATINO -BROMURE ET' LEUR IMPRESSION

204. Nature de l’émulsion brillante et de l’émulsion mate. — 205. Du peu d’intérêt de la préparer soi-même. — 206. Exactitude nécessaire du temps de pose. — 207. Différence des résultats suivant le temps de pose.

— 208. Comment se montre l’image avec une pose très exacte. — 209. Nature des tirages. — 2Î0. Précautions à prendre. — 211. Recherche du temps de pose par épreuves préalables pour le tirage par contact. — 212. Échelle de temps de pose. — 213. Importance de la vivacité de la source lumineuse. — 214. De la valeur du négatif à employer. — 215. Tirage par agrandissement. — 216. Les deux modes de procéder. — 217. Table auxiliaire pour une mise au point rapide. —

218. Importance et nécessité de l’agrandissement au rapport un. —

219. Tables permettant de déterminer exactement les valeurs du temps de pose. — 220. Exemples pour l’emploi de ces tables. — 221. La question des diaphragmes. — 222. Une loi de physique relative au temps de pose. — 223. Ce que devient l’ouverture d’un diaphragme dans l’agrandissement. — 224. Comment on doit calculer réellement le temps de pose. — 225. Différences de sensibilité des divers papiers au bromure.

— 226. Pourquoi la lumière diurne doit être préférée à la lumière artificielle. — 227. Du meilleur mode d’éclairage au tirage par contact. — 228. Papiers au gélatino-bromure lent. — 229. Méthode opératoire pratique.

204. — Les papiers au g-élalino-bromure d’argent sont recouverts d’une émulsion analogue à cellequi est coulée sur les plaques destinées à l’obtention des phototypes négatifs. Cette émulsion, beaucoup moins sensible, est étendue, sur le papier, en couche relativement mince.

Elle produit une surface brillante et constitue, dans

ce cas, ce qu’oti est convenu de nommer les papiers émail. L’aspect émail est d’autant plus accentué souvent, qu’on coule la coule sensible sur un papier couché au lieu de la couler sur un papier simplement encollé.

Si l’on ajoute à l’émulsion une poudre inerte, amidon, talc, etc., la couche, au lieu de se montrer brillante, se présente parfaitement mate. Du choix de la poudre, et de son mélange intime avec l’émulsion, dépend la finesse et le velouté des demi-teintes de l’image. En employant le Kisselgurtli, MM. Lumière ont, il me semble bien, atteint le maximum de rendement en ce sens avec leur papier porcelaine mat, marque F.

205. — Je n’engage pas l’amateur à chercher à préparer lui-même ces papiers, pas plus que je ne l’ai engagé à préparer les plaques au gélatino-bromure. Ghst long, compliqué, difficile d’étendage. Les ratés sont plus nombreux que les réussites. Il ne saurait donc y avoir ni économie ni intérêt. Y en aurait-il même que le jeu n’en vaudrait pas la chandelle. Extrêmement nombreux, et généralement excellents, sont les papiers au gélatino-bromure du commerce. Ils donnent les tons francs de toute émulsion au gélatino-bromure ou des tons adoucis, les faisant ressembler au papier au platine. De là leur nom secondaire de gélatino-platine, platino-mat etc., etc., et non, comme d’aucuns le croient, de l’introduction d’un sel de platine dans leur composition. Le platine n’a rien à y voir. C’est simplement l’effet platine que l’on considère.

206. — Je crois bien que c’est Morgan qui a été le premier à fabriquer les papiers au gélatino-bromure, puis sont venus Lamy, Eastman et tous les autres. Les marques ont des variantes. Tel amateur réussit mieux avec celle-ci qu’avec celle-là. Au fond, c’est purement une question personnelle. On peut poser, en principe, — question de finesse et de velouté de la surface à part — que tous les papiers donnent également bien quand on a trouvé le temps de pose exact qu’il leur faut. Tout est là. Rien ne semble plus simple que l’emploi du papier au bromure. C’est un leurre. Mais on ne s’en rend compte qu’après l’avoir pratiqué très longuement.

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