‹ Le tirage des épreuves en photographieChapitre 27 sur 63 · EnelTet, que lapose aitété unpeutropcourte ouun · texte numérisé non relu

EnelTet, que lapose aitété unpeutropcourte ouun

IMPRESSION DES PAPIERS AU BROMURE

peu Iroplong-ue, onobtient toujours uneimage, leplus souvent ' supportable ; mais entre cette image et celle provenant d’une pose très exacte ily a touiun monde. Ceux-là seuls n’ont jamais vu une image de pose très exacte qui déblatèrent contre le papier au gélatino-bromure, disant qu’il donne toujours un peu gris, sans effet, avec enterrement des détails dans les ombres. Combien ai-je entendu dire de fois, à des amateurs, que dans un agrandissement la pose pouvait varier du simple au double. Oui bien. On aura une image au simple comme au double, toutes deux pas excessivement différentes entre elles quand on aura su arrêter le développement à temps; mais combien colossalement elleseradifférente d’une image obtenue par pose très exacte donc ayant pu, par conséquent, être développée bien à fond! Pour vous en rendre compte, sacrifiez quelques feuilles de papier en vous acharnant à poser le même négatif successivement avec de très petites variations de pose, et à développer les images successivement dans un bain de composition toujours identique. Vous finirez par obtenir une épreuve ayant reçu la pose très exacte et alors vous serez édifié sur la réelle valeur d’un bon tirage au gélatino-bromure.

Donc, ce qu’il faut, d\me façon absolue^ pour bien traiter ce papier, c’est une pose très exacte. Il n’y a pas de latitude, les images étant trop parfaitement dissemblables, bien que ce soit quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent de ces images-là qu’on se contente. Ce qui fait comprendre le haro que les artistes jettent au gélatino-bromure.

Mais à quoi reconnaît-on que la pose a été très exacte et comment peut-on déterminer cette exactitude ?

208. — Rien de plus facile que de répondre au premier terme de la question. Le papier au gélatino-bromure a reçu une pose parfaitement exacte.^ lorsqu'au développement limage monte graduellement pour atteindre la plénitude sa valeur, et qil à partir de ce moment précis elle cesse complètement de monter^ quelque soit encore le temps qiion laisse limage en contact avec le développateur. En dehors de l’absolutisme des termes de cette règle, l’impression n’a jamais sa parfaite exactitude.

209. — La réponse au second terme de la question est beaucoup plus difficile à formuler.

Le temps de pose exact demeure, en effet, fonction de la valeur du négatif, de l’intensité de la source lumineuse, de la distance du châssis-presse à cette source, et aussi, notez-le bien, du révélateur employé et delà température du bain de développement. Tous ces facteurs sont variables suivant Topérateur, partant rendent un peu bien impossible l’établissement d’une règle. Essayons une approximation.

Les papiers au gélatino-bromure, proprement dits, étant très sensibles à la lumière ne peuvent être ixvéspar contact qu’avec une source de lumière artificielle. Nous verrons dans un chapitre ultérieur des variantes. Cette source est le plus communément, parce que le plus commodément, le gaz, le pétrole ou la bougie. Par agrandissement ils se tirent facilement à lalumière diurne. Leur rapidité a rendu très pratique ce mode de tirage.

210. — Tout d’abord, disons qu’on doit manipuler le papier au gélatino-bromure absolument avec les memes préeautions que l’on apporte au maniement des plaques. Donc toutes les opérations devront être faites sous une lumière inactinîque. Gomme l’émulsion est cependant sensiblement moins rapide que celle des plaques, cette lumière peut être rouge très clair ou jaune soutenu. Je préfère rouge très clair. L’opérateur ayant déjà l’habitude, pour ses plaques, de lire l’image à la lumière rouge, et la lecture à la lumière jaune devenant toute différente.

211. — Ceci posé, on peut rechercher le temps de pose par épreuves préalables. Pour cela vous coupez une feuille de papier en plusieurs bandes. Une de ces bandes est mise dans le châssis-presse sous la partie en moyenne valeur du phototype et on l’expose à une distance déterminée delà source lumineuse que l’on a choisie pendant un certain temps. Soit cinq secondes, par exemple. On substitue une seconde bande à la première et, dans les mêmes conditions de distance et d’éclairage, on expose dix secondes. On continue l’opération sur une troisième, une quatrième, une cinquième bande, etc. augmentant toujours la pose d’un nombre quelconque de secondes et l’on développe toutes les bandes à la fois dans le même bain de développement. On voit à combien de secondes d’exposition correspondent celles, ou celle, qui fournissent les meilleurs résultats et l’on déter-

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