ÉTUDE DU SOUS BOIS
Le soir, dans le parc du chateau d’Eü. (Phototype de l’auteur.)
IMPRESSION DES PAPIERS AU BROMURE
mine ainsi, de prime coup, ie temps d’exposition correcte où les limites restreintes entre lesquelles il se trouve.
212. — Cette méthode joint à sa longueur l’inconvénient de devenir coûteuse lorsqu’il s’agit de ne tirer qu’une seule image d’un même phototype. Je lui préfère cette autre, préconisée jadis par le D'* Herklost-Vos. Elle peut être longue à établir; mais lorsqu’on la tient bien, tout va à merveille.
Le dispositif consiste en :
1° Un bec de gaz, dit papillon, à son maximum d’éclairement, c’est-à-dire à pleine pression du compteur et ouvert de façon à éviter les vacillations et le sifflement.
2° Une échelle fixe, mesurée du bec de gaz et perpendiculairement au plan de la flamme. Elle peut être tracée sur le parquet ou, si ie bec de gaz est fixé contre un mur, sur ce mur, ou sur une règle, ou mieux encore sur un ruban que l’on place de niveau avec le bec de gaz.
Dans tous les cas, d’après mes expériences et un bec de gaz papillon n° 3 comme source de lumière, l’échelle doit être de 180 centimètres, à partir du bec de gaz et porter des divisions intermédiaires espacées entre elles de cmtimètres et demi.
3° Une feuille de verre opale finement dépoli.
4° Une distance fixe du bec de gaz pour la mise en exposition du Cette distance est de 60 centimètres.
L’échelle fixe et le verre opale sont les caractéristiques de cette méthode. J’appelle suiûout votre attention sur le verre opale dépoli.
Si l’on regarde à la lumière vive d’un bec de gaz un phototype négatif d’une densité minime, tous les détails ne [Seront visibles qu’à 3 ou 4 mètres de distance. Interposonsjnous un verre opale dépoli entre le négatif et la lumière ? iTous les détails seront nettement visibles beaucoup plus près de la source lumineuse et ils le seront suivant la den- ^sité du phototype choisi et en rapport avec la distance \à laquelle il sera de la flamme.
I Un verre dépoli ordinaire ne saurait fournir les mêmes résultats. Beaucoup plus transparent que le verre opale, il laisse passer trop de lumière. Les détails ne sont plus nettement définis et ne se détachent plus aussi bien que sur le fond blanc pur du verre opale dépoli.
Quantaumode opératoire, il est en somme des plus simples.
Vous placez la couche de gélatine du phototype négatif, que vous voulez reproduire, sur le papier au gélatino-hromure d’argent, en contact avec le côté dépoli de votre verre opale et vous tenez le tout en face du bec de gaz, le dos du négatif de votre côté, et contre l’échelle graduée, le n® 1 de sa graduation étant à l’extrémité la plus éloignée du bec de gaz. Vous approchez le dispositif, ou vous le reculez de la lumière jusqu’à ce que les détails commencent h QivQ nettement visibles. Supposons que ce fait arrive en face du n® 34 de la graduation. Vous savez dès lors qu’en posant au point ! fixe (quel que soit le numéro lu ce sera toujours à ce point situé à 60 centimètres du bec de gaz que l’on doit exposer le châssis) pendant trente-quatre secondes vous aurez une I épreuve en pose correcte, avec, bien entendu, son développateur approprié. I
En faisant usage d’un bec de gaz papillon n” 3, de papier I Morgan émail rose et d’un développateur au métol-hydroquinone, l’échelle, telle que je viens de l’établir et d’en indiquer le maniement, est suffisamment juste. Mais elle ne le sera pas pour tel autre papier, tel autre développateur, telle autre i source de lumière. Elle n’est donc laque pour vous indiquer le moyen de faire une échelle et le moyen de vous en servir suivant le papier, le développateur et la source de lumière que vous employez. C’est donc à vous de vous créer une échelle analogue de façon que chaque degré de ladite échelle corresponde aune durée d’exposition d’une seconde. C’est une affaire d’un peu de patience et de quelques tâtonnements. I Mais une fois établie pour toutes elle vous donnera une grande certitude dans votre travail. Le seul point délicat de la j méthode est l’appréciation exacte du moment, où, en mirant le négatif avec le verre opale dépoli, les détails commencent ‘ à être nettement vus. Avec un peu d’habitude, l’éducation do votre œil sera vite faite à ce sujet.
Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai adopté la i mesure de 480 centimètres pour l’échelle, et la distance de I 60 centimètres pour le point fixe d’exposition du châssis ? Parce qu’à la suite d’expériences répétées j’ai pu me convaincre que tous les bons phototypes montrent, avec le verre opale dépoli et le bec papillon iP 3, leurs détails complets!
IMPRESSION DES PAPIERS AtJ BROMURE.
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entre les limites d’une telle échelle, et qu’à 60 centimètres d’une telle source lumineuse la lumière tombe suffisamment égalisée sur l’ensemble du phototype sans i?op nuire à l’activité de l’éclairage.
213. — Il ne faut pas oublier, en effet, que l’éclat do l’épreuve positive sur papier au gélatino-bromure reste dépendante, non seulement de la durée d’action mais encore de l’intensité de la source lumineuse. Plus la source est vive, plus l’image est brillante. Si bien que trop vive elle fournit une image dure et heurtée. C’est un point auquel on ne prend pas assez garde, parce qu’il est mal connu. En y faisant attention et en sachant en jouer, on peut ainsi, dans une certaine mesure, modifier le caractère du négatif.