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C. Solution de perchlorure de fer cristallisé à 10 p

Ton vert, — Pour obtenir le ton vert, l’image est virée, par le procédé précédent, au ton sépia que l’on pousse le plus foncé possible. On lave pour récupérer complètement les blancs et l’on plonge dans un bain composé de :

Eau 100 cm3.

Solution G 10 cm^.

On retire quand les grandes ombres commencent à être attaquées. Tout le succès de l’opération dépend de la façon d’arrêter l’action du virage. Trop tôt, les ombres restent sépiacées; trop tard, le ton vert passera, dans le bain ou même dans le lavage, très rapidement au bleu.

Ton bleu. — L’image virée au ton sépia, ou même de préférence au ton rouge, est mise dans un bain composé de :

Eau 50 cm3.

Solution C 50 cm^.

et vous l’y laissez jusqu’à obtention du bleu franc.

On lave et l’on fixe comme dans le cas des virages au ferrocyanure d’uranium.

Plus encore si c’est possible que dans le virage aux sels d’uranium, on devra s’abstenir d’opérer à une lumière trop vive, sous peine de voir les blancs se colorer en roux clair. Les sels de fer étant extrêmement sensibles à la lumière. Quand un tel accident arrive et s’il n’a d’autre cause que celle-là, on peut essayer d’y remédier en lavant dans une eau légèrement aiguisée avec de l’acide oxalique.

280. — Avec ces ferrocyanures, les images présentent, généralement, dans leurs ombres surtout, une sorte de matité opaque comparable à la peinture à l’huile non encore vernie et dans laquelle on n’a pas incorporé de siccatif. On fait disparaître complètement cet état fâcheux, en passant sur ces parties un pinceau chargé de vernis Soehnée, que l’on peut, suivant le cas, employer pur ou coupé d’alcool. L’opération peut être reprise à plusieurs fois. On arrive

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ainsi parfaitement à redonner toute la pleine transparence aux ombres sans que les parties touchées par le pinceau se montrent, par réflexion, plus brillantes que les autres parties.

281. — Le ferrocyanure de cuivre donne des tons rouges que je trouve, pour ma part, d’une meilleure tonalité que les tons rouges fournis par les ferrocyanures d’uranium. D’un autre côté, comme ce virage au rouge passe par toutes les tonalités intermédiaires, entre le ton noir primitif et le rouge vif, on peut, écourtant la durée de l’immersion de l’image dans le bain, obtenir les sépias et les bruns. Nous en arrivons à cette conclusion : employer de préférence le virage au cuivre, les épreuves, toutes choses égales d’ailleurs, me semblant beaucoup plus stables à la lumière.

Pendant longtemps, nous n’avons eu que des formules défectueuses, fournissant des résultats très irréguliers et endommageant le plus souvent les demi-teintes. C’est que l’agent actif de ce virage, le ferricyanure cuivrique est insoluble dans l’eau. Il fallait trouver un bon dissolvant de ce ferricyanure. M. Fergusson a préconisé le citrate neutre de potassium qui, seul, permet la préparation d’un bain satisfaisant.

On compose ce bain en mélangeant dam V ordre indique :

Solution à 10 p, 100 de citrate neutre de potassium,. 100 cm^.

de sulfate de cuivre 7 —

ferricyanure de potassium 6 —

Je répèle de bien mélanger dans l’ordre indiqué, et j’ajoute, très formellement, de ne s’écarter en rien des proportions ci-dessus. Ce qu’on peut parfaitement faire, par exemple, c’est diluer le bain, afin de diminuer la grande rapidité de son action.

Contrairement à ce que j’ai conseillé pour les virages au ferrocyanure d’uranium, il est préférable que l’image originelle soit très vigoureuse et que l’argent ait été réduit à fond. Elle baisse plutôt en valeur.

Cette baisse se montre surtout très nettement accentuée avec les épreuves sur verre destinées à être vues par transparence. Disons, en effet, en passant, que tous ces virages I sont applicables aux épreuves de projection.

jl

282. — Il existe encore beaucoup d’autres virages comme ceux aux sels de molybdène, par exemple. Je les néglige. Ils n’ont rien de pratique. Je néglige aussi les virages variés par l’intermédiaire de Tazotate de plomb. Je lésai donnés ailleurs (1). Leur pratique est des plus délicates* Mieux vaut ne pas y avoir recours.

283. — A côté de ces variations, qu’on peut taire subir à l’épreuve au bromure par voie de virage, il en est d^’autres provenant d’une retouche sommaire mais quelquefois nécessaire lorsqu’il s’agit d’agrandissements d’une certaine importance. C’est ce que j’ai nommé, dans mes Nouveautés 'photographiques^ année 4899^ la « mise en valeur des agrandissements ».

Au point de vue purement photographique s’il est admissible — et je l’admets pour ma part en tous points — qu’au cours d’un développement d’un phototype négatif on puisse chimiquement accentuer une valeur ou en diminuer une autre, il me semble juste d’admettre que de semblables modifications puissent être faites par touches^ mais par touches seulement, sur la photocopie positive à l’aide du crayon, de la gomme et du grattoir, ou autrement, surtout quand il s’agit d’un agrandissement à un très fort diamètre.

Pour l’agrandissement, donc pour les papiers au gélatino-bromure à surface mate ou à surface brillante ultérieurement matée sur verre dépoli, on peut employer de préférence l’estompe, la gomme et le grattoir. On aura des estompes en papier et en peau, des crayons Conté et du noir sauce. Ces différents noirs peuvent permettre aisément d’obtenir les tons de l’image photographique. Au besoin, ces noirs peuvent être mélangés avec de l’ocre rouge et de l’ocre jaune très finement pulvérisés ou des pastels de ces nuances-là.

La photographie est préalablement bien tendue, avec des punaises, sur une planche à dessin, mise à plat sur une table. On saupoudre la partie à toucher, ou même la photocopie entière, dans le cas seulement où l’estampe ne mord pas sur le papier, ou que la touche a besoin d’être bien accentuée avec de la poudre très fine de pierre ponce ou’

1 Voir mon ouvrage : La Pratique en Photographie,

VARIATIONS DE L’EPREUVE AU BROMURE

de l’os de seiche finement pulvérisé. A l’aide des doigts* ou d’un chiffon de batiste, on frotte légèrement cette poudre en tous sens sur la surface du papier. On hlaireaute ensuite afin de bien enlever toute la poudre. On traitera alors par des touches àTestompe toutes les parties noires qui auraient besoin d’être plus ou moins légèrement renforcées.

Lorsque tout le travail en noir sera achevé, on projettera sur la surface de l’épreuve, avec un vaporisateur, un fixatif qui sera celui dont se servent les peintres pour fixer les dessins au fusain, en ayant bien soin qu’il ne se forme pas de gouttelettes trop grosses sur le papier.

On laissera sécher.

C’est alors seulement qu’on procédera aux touches susceptibles d’éclaircir les demi-teintes ou d’aviver les blancs.

L’éclaircissement des demi-teintes et des grands blancs se fera en les frottant doucement avec une gomme à encre à grain fin. On pourra même, avec elle, éclaircir certaines parties dans les grands noirs. Se méfier cependant d’amener un certain louche dans le ton.

Pour les lumières très vives, très petites et très accusées, on emploiera un grattoir à lame un peu longue et flexible. Ce travail demande beaucoup de légèreté de main pour ne pas érailler la gélatine.

Si l’on n’a que quelques petits points blancs à aviver, on peut y apposer, avec un pinceau fin, un peu de blanc de Chine. Toutefois, on ne saurait trop recommander de ne pas abuser du blanc de Chine. 11 alourdit l’épreuve et décèle trop la retouche.

S’il s’agit de papier au gélatino-bromure à surface brillante, on emploiera, de préférence à l’estompe, le pinceau chargé d’encre de Chine mélangée, si besoin, avec du brunrouge ou de l’ocre jaune et de l’eau gommée. Cette eau gommée se compose de :

Eau 100 cm3.

Gomme arabique 15 gr.

Ammoniaque Quelques gouttes.

Alcool 25 cm3.

On fait d’abord dissoudre la gomme, puis on ajoute les autres produits dans l’ordre ci-dessus indiqué. Il se forme un précipité blanc. On chauffe alors modérément la solution

au bain-marie jusqu’à disparition du précipité. L’encre de Chine délayée avec cette eau gommée s’étend assez bien sur les papiers à surface brillante.

La formule précédente peut être simplifiée en remplaçant l’alcool par de la glycérine et l’ammoniaque par de l’acide acétique cristallisable.

Quant aux blancs, ils seront repiqués avec du blanc de Chine.

284. — Incidemment, et pour ceux qui recherchent surtout dans la photographie une aimable et soumise collaboratrice à leurs délassements journaliers, je résumerai certains procédés permettant le coloriage des épreuves au gélatino-bromure.

Pour peindre à l’huile, étendez sur votre épreuve, avec un large blaireau fin une solution à 3 p. 100 de belle gélatine blanche, assez chaude pour que vous ayez tout le temps d’exécuter l’étendage sans que la solution fasse prise.

Sur cette couche, bien sèche, vous pouvez peindre à l’huile.

285. — Pour peindre à l’aquarelle, vous faites d’abord deux solutions:

A. Alcool à 90° 500 cms.

Gomme laque blanche 250 gr.

Vous laissez en repos, pendant vingt-quatre heures au moins. Il faut ce temps minimum pour qu’il y ait assez de gomme laque dissoute dans la solution.

Alors vous constituez :

B. Alcool à 90o 400 cm^.

Solution A 100 —

Vous fdtrez soigneusement.

Avec un vaporisateur à fusain, ou un vaporisateur de parfumerie, vous projetez modérément une partie de la solution B sur la surface de la photocopie jusqu’à ce qu’elle apparaisse un instant nettement humide, comme s’il s’agissait du fixage d’un dessin au fusain. Je dis nettement humide, mais je précise: il ne faut pas qu’il y ait coulure. Au bout d’une dizaine de minutes, quand l’épreuve sera bien sèche, vous pourrez étendre dessus vos couleurs à

VARIATIONS DE L’ÉPREUVE AU BROMURE

Taquarelle avec la meme facilité que s’il s’agissait de travailler sur un papier ordinaire.

Toutefois, si dans certaines parties, l’épreuve semblait repousser la couleur, il faudrait vaporiser à nouveau de la solution B et cela jusqu’à ce que la couleur prenne correctement.

286. — Pour peindre au pastel, il faut tout d’abord amener l’épreuve à présenter une surface rugueuse nécessaire pour permettre au pastel de mordre.

On atteint à ce but de la manière suivante :

Plongez une touffe de coton dans de la poudre de pierre ponce finement pulvérisée de façon que cette poudre pénètre bien entre toutes les fibres du coton. Vaporisez abondamment sur toute l’épreuve la solution B, comme il vient d’être dit pour l’aquarelle. Alors, immédiatement, sans attendre le séchage, projetez sur l’épreuve la poudre de ponce, en tenant d’une main la touffe de coton, qui en est imprégnée, et en chiquenaudant cette touffe de l’autre main

La poudre s’attache ainsi à l’épreuve, s’y fixe pendant le séchage, laissant voir en dessous l’image claire et brillante. S’il est nécessaire, l’opération peut se répéter à plusieurs reprises.

287. — Je disais, ily a un instant, que les agrandissements au gélatino-bromure devaient être sur papier à surface mate ou à surface brillante ultérieurement matée. Il y a, en effet, quelquefois avantage à employer un papier dit émail, qui donne généralement plus sec — ce que l’on prend pour de la finesse — et fournit surtout des noirs plus violents qui peuvent aller jusqu’à la brutalité même. Mais il faut enlever ce brillant de l’émail, absolument inadmissible pour des grandes épreuves, à moins d’être fabricant de bâtons de sucre de pommes, parce que, séché naturellement, il est, avec de grandes surfaces, d’un brillant mal défini; séché sur tôle ou glace lisse, il est d’un brillant par trop défini.

Ce matage ne peut bien s’effectuer qu’autant que la gélatine de l’épreuve a été fortement tannée. L’épreuve terminée et séchée devra donc être mise à tremper dans une solution d’alun de potasse à 10 p. 100 ou d’alun de chrome à5 p. 100 ou même de formol. Pour la marque des papiers qui exigeraient un tannage beaucoup plus accentué, on fera une

solution à 10 p. 100 d’alun de chrome que Ton neutralisera en lui ajoutant goutte à goutte de l’ammoniaque jusqu’à formation d’un léger précipité d’oxyde de chrome et on la mélangera, à volumes égaux, avec une solution ordinaire d’alun de potasse à 10 p. 100. Le mélange sera chauffé et maintenu quelques minutes à l’ébullition. On aura ainsi, en réserve, une solution extrêmement tannante.

A la sortie du bain d’alun, la photocopie sera rincée durant trente secondes, sous la pomme d’arrosoir, et appliquée, sous l’eau, sur une glace dépolie, gélatine contre dépoli.

Bien qu’aprës un fort tannage de l’épreuve, la glace dépolie puisse être employée telle que, je considère comme d’une pratique plus sûre de frotter préalablement Je dépoli avec un tampon de flanelle imbibé d’un encaustique composé de :

Cire blanche râpée 4 gr.

Ether sulfurique à 62® 100 cm^.

Après dissolution on ajoute :

Alcool à 40® 100 cm3.

La cire qui était dissoute se précipite et reste en suspension. Il faudra donc agiter fortement le flacon avant emploi.

La couche de cire, étendue légèrement, devra, sitôt sèche, ce qui se fait rapidement à cause de l’éther, être vigoureusement frottée à la flanelle, comme s’il s’agissait d’un meuble ou d’un parquet. Il importe que la cire ne soit pas en excès, autrement l’épreuve bien que dépolie, présenterait un aspect cireux, ce qu’il ne faut pas.

Une fois l’application de l’épreuve sur la glace dépolie effectuée, comme il vient d’être dit, on retire doucement de la cuvette, on porte sur une table plane, on met un morceau de buvard à l’envers de l’épreuve, et l’on passe, en tous sens, le rouleau ou la râclette de caoutchouc. L’important est d’éviter l’emprisonnement de fines bulles d’air qui se traduiraient sur l’épreuve en points brillants. On peut les faire disparaître en les frottant avec une estompe de peau chargée de poudre d’os de seiche.

Un excellent tour de main consiste à remettre l’épreuve raclée sous l’eau, à en relever une moitié après l’autre

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alLernalivement, toujours sous l’eau, à la laisser se réappliquer sur le verre et à procéder de nouveau au raclage.

Quand la dessiccation est complète, l’image abandonne généralement d’elle-même son support de verre. S’il en était autrement, il suffirait de soulever un des coins de l’image et de la tirer à soi franchement et sans arrêt.

Les épreuves ainsi obtenues montrent très souvent une grande supériorité sur celles qui ont été fournies directement par un papier mat.

Leur matité est toute particulière et d’autant plus différente de celle obtenue directement, que le papier brillant ne donne pas du tout une épreuve de même facture que celle fournie par le papier mat.

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