‹ Le tirage des épreuves en photographieChapitre 37 sur 63 · LES PAPIERS AU GÉLATINO-CHLORURE OU CHLORO-BROMURE · texte numérisé non relu

LES PAPIERS AU GÉLATINO-CHLORURE OU CHLORO-BROMURE

288. Émulsion au gélatino-chlorure à, image latente. — 289. Gélatinochlorure ou gélatino-chloro-bromure. — 290. Le papier Pan. — 291. Caractéristiques de ce papier. — 292. Sa mise en châssis. — 293. Son insolation à la lumière diurne. — 294. Tableau des relations de temps de pose pour la variation des tons. — 295. Insolation à la lumière du magnésium. — 296. Insolation à la lumière d’un bec Auër. — 297. Les bains de développement. — 298. Développateur à l’hydroquinone. — 299. Développateur au glycin. — 300. Développateur au Panchro B. — 301. Du développement des images. — 302. Tableau de variation des tons par constitution du bain. — 303. Réflexions sur les tons rouges. — 304. Un tour de main en cas de sous-exposition. — 305. Fixage. — 306. Affaiblissement des images trop poussées. — 307. Modification des tons par un virage à l’or. — 308. Essai des sels d’ammonium et recherche du ton noir pur. — 309. Avantage de ce genre de papier. — 310. Utilisation du procédé pour les plaques diapositives à tons chauds. — 311. Conversion d’un papier donnant une image directement visible en papier au chloro-bromure.

288. — Nous avons vu, dans le livre précédent, sous le litre : papiers émulsionnés, l’emploi d’une émulsion au chlorure d’argent pour la fabrication d’un papier à image directement visible. On peut également constituer une émulsion analogue pour établir un papier à image latente développable. C’est, je crois, à MM. Eder et Pizzighelli que nous devons ce procédé.

Les émulsions de ce genre sont de deux sortes: acides ou ammoniacales. L’émulsion acide fournit des images à teinte claire et brillante. L’émulsion ammoniacale donne des images intenses d’un noir violacé. On prépare l’une et l’autre avec un excès de chlorure soluble. Elles comportent une quantité d’eau beaucoup plus grande si elles doivent être étendues sur papier que si on les étend sur plaque.

Or, c’est plutôt sur plaque que ces émulsions ont été étendues. Sur papier elles ne l’ont guère été et encore l’ont-elles été d’une façon tout éphémère.

LES PAPIERS AU CHLORO-BROMÜRE

Je ne vous donnerai point la manipulation complète. Au demeurant, elle reste la même que pour tout autre émulsion. Mais, comme les préparations de ce genre sont délicates, mieux vaut acheter un produit fabriqué. Toutefois, je vous dirai qu’une • émulsion au chlorure d’argent se compose comme suit :

V Dans 200 centimètres cubes d’eau distillée, faire dissoudre 14 grammes de chlorure de sodium; ajouter 25 grammes de gélatine Coignet, la laisser se gonfler pendant une demi-heure.

2“ Dans 50 centimètres cubes d’eau distillée chaude, faire dissoudre 30 grammes d’azotate d’argent et ajouter ce liquide à une solution de 25 grammes de gélatine Coignet dans 250 centimètres cubes d’eau.

On mélange la solution de chlorure à celle d’azotate d’argent dans le laboratoire obscur, après les avoir portées, l’une et l’autre, à la température de 50° C. On divise au canevas, on lave, etc., etc. comme d’ordinaire.

289. — Etendues sur verre, les émulsions au gélatino-chlorure^ ont fourni des types nombreux de plaques de projection. Etaient-elles ou sont-elles purement et simplement au chlorure? N’y a-t-il point addition de bromure pour former une émulsion au gélatino-chloro-bromure? Il n’importe, puisqu’il est convenu que, dans l’espèce, nous ne préparons pas nous-mêmes. A retenir surtout les émulsions dites à « tons chauds », dont le type originel était, il me semble bien, les plaques Tondeur. Ce qui les caractérise, c’est le changement de la nuance de l’image suivant la durée de l’impression et l’état de dilution du bain de développement. Qui empêche de telles émulsions d’être couchées sur papier? Je ne sais. Toujours est-il qu’on n’en rencontre pas d’une façon courante. L’émulsion Ilford Alpha fut, si j’ai bonne mémoire, coulée sur papier pendant quelque temps seulement.

290. — Toujours est-il que, soit ignorance de votre serviteur, soit mauvaise volonté des fournisseurs, ne trouvant point ce genre de papier, il y a fort longtemps que, pour ma f>art, je demande, à tous les échos, de vouloir bien suggérer aux fabricants l’idée d’émulsionner un papier permettant d’obtenir, sans manipulations multiples, donc d’une façon sûre,

rapide, facile et courante, des imag*es nous présentant des tons olivâtre, bistre, sépia et sanguine, comme nous les donnent, par simple développement, certaines plaques pour la projection. Je ne sais s’ils m’ont écouté. Dans tous les cas, je n’ai reçu aucun envoi me permettant de croire que j’aie été entendu, si ce n’est toutefois un papier au gélatino-bromure à la marque Paget, mais qui ne donnait guère que I deux tons. Dans ce que je demande, la grosse difficulté, je le sais, est l’obtention du ton sanguine franc, et non pas d’un jaune plus ou moins orangé qui n’est, en somme, qu’une dégradation de la sépia. Enfin ! le Papier Pan est venu un beau matin réaliser pleinement ce desideratum. C’est donc le Papier Pan que je vais prendre comme type de cette classe de papiers.

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