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On peut transformer, d’après M. Caleb G. Pol

LES PAPIERS AU CH LORO-BROMURE

son les papiers au chlorure à image directement visible (albuminé, citrate, celloïdine, etc.), en papiers à image latente donnant des épreuves de tons variés par leur immersion dans la solution suivante:

Eau distillée chaude 1 000 cm^.

Sulfate ferrique 50 gr.

Bromure d’ammonium 80 à 100 gr.

Il est sage de faire dissoudre le sulfate ferrique et le bromure d’ammonium séparément, chacun dans 500 centimètres cubes d’eau. On mélange après dissolution très complète. Il se forme du sulfate d’ammonium et du bromure ferrique, par réaction de l’acide sulfurique en présence de l’ammoniaque. Pour neutraliser les traces d’acide libre, que contient toujours le sulfate ferrique, il est bon que le bromure soit en excès.

L’immersion dure de cinq à dixminutes. On lave un quart d’heure et l’on met à sécher dans l’obscurité. Toutes les manipulations, d’ailleurs, doivent être faites à la lumière rouge ou jaune.

Sous l’influence du bromure ferrique, le papier s’est transformé en chloro-bromure susceptible de s’impressionner à la lumière du gaz ou du pétrole. Avec un négatif d’intensité moyenne et à 30 centimètres d’un bec de gaz papillon, la durée d’exposition sera de deux à trois minutes. Il semble que tous les développateurs pour papiers au bromure conviennent, mais le métol-bydroquinone aurait la préférence.

Je n’ai jamais essayé ce petit système, néanmoins si le papier devient vraiment ce qu’il est dit, je ne vois point pourquoi on ne le traiterait pas comme le papier Pan.

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