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Dans le cas de la photocopie à image latente

(1) Voir mon ouvrage : Le UévcluDjjemenl en pkotoqraphie.

développable, la matière sensibilisatrice est un bromure d’argent à grains plus gros que les grains de celui que nous venons de voir précédemment. La théorie de la formation de cette image étant la môme pour les papiers 'que pour les plaques, je ne répéterai pas ici ce que j’ai dit, à ce sujet, dans mon ouvrage: Le Développement en photographie. C’est à cet ouvrage que je renvoie ceux qui seraient désireux de la connaître. ^

24. — L’obtention des photocopies à images semivisibles, développables est presque entièrement édifiée sur les procédés aux sels de fer. En réduisant les sels ferriques en sels ferreux, la lumière forme une image faible que des traitements convenables développent et accentuent.

25. — On rencontre tout d’abord, dans ces procédés, l’utilisation de la réduction du chlorure ferrique en chlorure ferreux :

Fe2C16 -= 2FeC12 4- 2C1

L’acifle oxalique, ou un autre composé, organique accélère cette réaction :

3G2H204 + Fe2Cl6 = (C20q3Fe2 + 6IIC1

Donc formation d’oxalate ferrique et d’acide chlorhydrique. C’est sur cet oxalate ferrique qu’agit alors la lumière en le décomposant en oxalate ferreux et acide carbonique :

(C20^)3Fe2 = 2(C204Fe) + 2CQ3

Mais comme nous l’avons vu, la réduction du chlorure ferrique a donné de l’acide chlorhydrique, dont le chlore s’unit à l’oxalate ferreux pour donner du chlorure ferreux et de l’acide carbonique :

C20^Fe + 2C1 = FeC12 + 2GQ3

Cette réaction secondaire accélère l’opération. Le résultat définitif peut se représenter par :

2G2IDO^ 4- Fe2GlG = G2QiFe + FeG12 + 2GQ2 + 4IIG1

L’image formée par le chlorure ferreux, très faible d’aspect, possède des propriétés réductrices de haute énergie. Plongée dans une solution de ferricyanure de

potassium, elle se colore vivement en ferricyanure ferreux [bleu de Turnbull) :

3FeC12 + Fe2Cyi2K6 = CyiSFe^ + 6KG1

Les blancs restent indemnes, attendu qu’ils sont formés de chlorure ferrique non altéré, lequel est sans action sur le ferricyanure de potassium.

Le contraire a lieu avec le ferrocyanure de potassium. Avec le chlorure ferreux, donc lê constituant de l’image, il donne un produit blanc (KTe'^G®Az®), tandis qu’avec le chlorure ferrique il donne naissance à un précipité bleu de ferrocyanure ferreux connu sous le nom de bleu de Prusse :

2(Fe2C16) -F 3(Cy6FeKq = Cyi^Fe^ + 12KG1

Ces images sont moins stables que les précédentes. Le composé blanc s’oxyde et bleuit à l’air.

26. — En employant le tartrate ferrique ou le citrate ferrique ammoniacal on obtient de bonnes photocopies.

Un papier sensibilisé avec ces sels, additionnés de ferricyanure de potassium, donne une image qui apparaît en bleu à l’insolation. On la lixe en la lavant dans une solution très étendue d’acide chlorhydrique. Cet acide dissout les sels non réduits par l’action de la lumière.

Sous une action prolongée de la lumière, l’image disparaîtrait par désoxydation du composé bleu qui la forme. On peut, dans une certaine mesure, remédier à l’accident en laissant l’image dans l’obscurité, à sa sortie du châssispresse. Peu à peu les parties désoxydées se réoxydent de nouveau et l’on voit l’image bleue réapparaître.

Le procédé au citrate ferrique ammoniacal, dû àMotileff, est le meilleur et le plus employé. Entre le citrate ferrique et le ferricyanure de potassium se détermine la réaction suivante :

-h K6Fe2Gyi2 ^ Fe3(Fe2Gyi2) + 2K3(G6HS0û

27. — Avec l’oxalate ferrique point n’est besoin de faire intervenir une substance sensibilisatrice comme le ferricyanure de potassium. La lumière le réduit enoxalate ferreux :

(G20q3Fe2 = 2(C20'‘Fe) + 2GQ2

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