‹ Le tirage des épreuves en photographieChapitre 50 sur 63 · Tout automatique qu’il se présente jusqu’ici, ce · texte numérisé non relu

Tout automatique qu’il se présente jusqu’ici, ce

(1) Voir mon ouvrage : Le Développement en Photographie, chapitre Comment on renforce.

procédé permet, à peu près de la même façon que le papier au platine, l’intervention personnelle de l’artiste dès qu’on emploie le développement au pinceau. Chose d’autant plus facile qu’on peut avoir originellement une image suffisamment impressionnée pour savoir avec certitude où et comment on doit agir.

On prépare les solutions suivantes:

A. Solution saturée d’acide gailique dans l’eau.

B. Eau 100 cm3.

Acétate de sodium cristallisé 100 —

Pour l’usage, on mélange dans un grand godet à lavis.

Solution A 75 crn-^.

Solution B 5 —

On peut se dispenser de matière colloïde. Je préfère cependant ajouter quelques gouttes d’une solution concentrée de gomme.

La photocopie qui n’aura reçu environ que le quart du temps d’impression nécessaire pour le tirage ordinaire, sera humectée rapidement au dos pour se détendre et appliquée sur une plaque de verre, verso contre le verre. Au moyen d’un pinceau à aquarelle, trempé dans la liqueur développatrice du godet, vous touchez d’abord les ombres pour les faire monter à leur valeur et successivement les autres parties de l’épreuve. Toujours comme dans le cas du développement artistique au platine, il est bon, quand une partie est arrivée à point, de l’éponger fortement avec du papier Joseph pour qu’elle ne monte plus pendant la durée du travail subséquent.

Ce travail se fait à la lumière diurne affaiblie. Le fixage et le lavage s’opèrent comme d’ordinaire.

Il se peut quelquefois que l’épreuve terminée ne se présente pas avec une parfaite homogénéité de ton. On a alors la ressource défaire monter un peu tout son ensemble dans le dévcloppateur ordinaire à l’acide gallique, ou bien d’avoir recours au virage-fixage ultérieur.

Si l’on préfère l’acide pyrogallique à l’acide gallique, on mettra, dans le godet à développer, la solution suivante :

LES PAPIERS AU CHLORURE D’ARGENT

Eau 20 cm3.

Vinaigre blanc X goutteS:

Solution alcoolique d’acide pyrogallique au 1/20® V —

On voit donc que, même avec les papiers à image directement visible, c’est-à-dire ceux qui a 'priori paraissent exiger un travail purement automatique, on peut, dans une cerlaine mesure et par développement, faire un travail artistique, puisque l’interventionpersonnelle de l’artiste a le loisir de se montrer. La méthode est rarement employée parce qu’elle est mal connue ou pas connue du tout. Je Tai, je crois, assez abondamment expliquée pour que l’amateur laretienne et s’y attache. Elle lui offre d’ailleurs, même à son seul point de vue automatique, un excellent moyen de tirer rapidement, pendant les mauvais jours, ses épreuves sur papiers au gélatino-chlorure.

Je dis papiers au gélatino-chlorure. Il n’en va pas en effet tout à fait de même avec les papiers salés, albuminés ou à la celloïdine.

444. — Avec les papiers l’impression doit atteindre à peu près les trois quarts de sa durée normale. Encore faut-il faire usage d’un négatif plutôt heurté. Le développateur se compose d’une solution concentrée d’acide gallique, additionnée de quelques gouttes d’une solution concentrée d’acide citrique ou de quelques gouttes d’acide acétique cristallisable. Même en quantité infime, l’acétate de sodium serait nuisible. Il brunirait instantanément toute l’épreuve. Si ce phénomène n’a pas lieu dans les papiers au gélatino-chlorure, c’est que la gélatine de la couche sensible joue le rôle d’un retardateur physique, en empêchant que toutes les particules de l’image se trouvent en contact immédiat avec le révélateur.

Le papier albuminé se prête bien au développement physique. Malgré cette aptitude, les résultats sont très lo n d’égaler ceux obtenus avec les papiers émulsionnés à la gélatine. Très souvent, beaucoup trop souvent même, les grandes ombres se métallisent vite. De plus, l’argent naissant adhère fortement à toutes les cassures de la couche, même les plus menues. Impossible de faire disparaître ultérieurement ces traits formés.

Quand ces inconvénients n’ont pas lieu, l’épreuve est très belle. Le développement à employer est celui qui convient aux papiers au gélatino-chlorure.

Avec le papier à la celloïdine, nous nous trouvons tout d’abord en présence d’une particularité bien propre à ce papier: la durée du développement est fonction de sa date de préparation. C’est qu’en effet, plus ce papier vieillit, plus sa couche tend vers la dureté. Donc, difficulté de pénétration du bain, qu’il soit d’ailleurs bain développateur ou bain vireur.

Yalenta a plus spécialement qu’un autre étudié la question du développement des papiers à la celloïdine, assez peu prisés du reste en France. Il préconise deux bains : l’un à l’iiydroquinone, l’autre au pyrogallol.

Le premier bain se compose de :

A. Alcool 100 cm3.

Hydroquînone 10 gr.

B. Eau 500 cm^.

Sulfite de sodium anhydre 50 gr.

Acide citrique 5 gr.

Pour l’emploi, on prend:

Eau 1 000 cm3.

Solution A 50 —

Solution B 50 —

Quelque courte qu’ait été l’insolation, l’image apparaît au violet rougeâtre, passe au jaune-rouge et finalement au brun-jaune. On lave quelques minutes dans de l’eau salée et l’on termine en passant dans le bain de virage-fixage dont j’ai donné plus haut la composition (n"* 430).

Le second bain est celui dont j’ai précédemment ^indiqué la composition (n°426). Il s’emploie directement tel qu’il est.

Ainsi donc, ce sont les papiers au gélatino-chlorure qui se prêtent le mieux au développement. On peut leur ajouter le papier salé avec remploi d’un négatif heurté. J’ai obtenu sur ce dernier papier d’excellentes épreuves d’un phototype datant de ma jeunesse photographique, et qui était si dense et si heurté, que je n’avais jamais pu en tirer une photocopie, seulement présentable, avec l’un quelconque des procédés de tirage connus

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