‹ Le tire-lait électrique du Docteur AbtChapitre 9 sur 18 · FAO, | ES · texte numérisé non relu

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plusieurs inconvénients importants : par suite de 5es

dimensions, il existe en cas de mamelons très saillants, un espace plus ou moins considérable, entre ce dernier et la coupule de verre : l'enfant à chaque succion avale de l’air: d'autre part il est cbligé de faire de grands efforts, le lait lui arrivant difficilement; il se nourrit d'une façon insuffisante, la sécrétion lactée n'étant pas

suffisamment solllicitée, a tendance à diminuer.

Les tétrelles bi-aspiratrices de Budin (ainsi nommées parce que la mère et l'enfant aspirent successivement) sont fatigantes pour la mère qui, pour cette raison y renonce rapidement. Elles sont également fragiles, leur fonctionnement souvent défectueux, nécessitant une » CAS 2 , ‘ ébullition prolongée pour en assurer l’asepsie; elles se

détériorent rapidement.

Les tétrelles simples ont uvre utilisation plus commode. Elles se composent d’une ampoule en verre qui s'applique sur le mamelon par l'intermédiaire d’un peit entonnoïr et dun tuyau aspirateur unique. Le lait recueilh par aspiration de la mère s’éceule directement dans l’ampcule, on verse ensuite dans un biberon pour le donner à l'enfant. Mais ici encore la mère se fatigue également ci cela rend l'appareil peu commode. Par

conséquent, les résultats ne sont pas satisfaisants.

La succipompe de Rohan présente de réels progrès, elle ss rapproche du mésanisme de la succicn du rourtrisson par le relâchement et l'aspiration alternatifs du mamelon. C'est essentiellement une pompe aspirante,

son rôle se borne à l'aspiration, le vide et la pression

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atmosphérique se succédant tour à tour au niveau du mamelon. .

On a pu l’employer avec succès dans bien des cas; toutefois, cet appareil soulève de sérieuses objections dent peut-être la principale est la brutalité de l’aspiration qui, en effet, ne peut être réglée d'une façon précise, et ceci rend son emploi plus ou moins pénible pour la mère. D'autre part, l'extrême lenteur avec laquelle on peut extraire le lait, parfois est vraiment désespérante. Il s'ensuit une irrégularité de l'aspiration dans son amplitude et dans son rythme.

Nous citons enfin les pompes à lait de Forest, d'Ibrahim, de Jaschke et de Scherbak-Kermanner.

Tous ces modèles n’ont pu imiter la succion physiologique du nourrisson.

Ici encore, c’est le tire-lait électrique qui permet d'éviter l'arrêt de l'allaitement sans provoquer la moindre douleur à l’occasion des traites, et de laisser guérir

les crevasses en quelques jours.

c) LYMPHANGITE ET ABCÈS DU SEIN.

Ils nécessitent à plus forte raison l'arrêt de l’allaitement au sein, jusquà leur guérison complète. D'une part, c'est la douleur viclente qui empêche la mère de dcenner le sein à son enfant, d'autre part le Jait infecté peut renfermer des germes virulents. Avec les différents modèles de tire-lait où le tirage du lait s'accompagne, ncrmalement même, de douleur, ici, ils ne sont presque pas utilisables (ou bien avec des difficultés considé-

rables). Alors, la reprise de l'allaitement peut être

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pénible, la sécrétion diminuée ne s'établit de nouveau que parfois bien difficilement.

En cas de lymphangite et abcès du sein, c’est toujours le traitement classique qui donne le meilleur résultat. Cependant même ici, le tire-lait peut avoir une utilisation très précieuse car il permet de drainer les collections purulentes des conduits galactophcres et de décongestionner le sein sans provoquer de douleur notable. Ne Jaissant pas stagner le lait, la sécrétion ne subit pas de modification. En scmme, dans ces cas même, on a

pu éviter la suspension de l'allaitement.

d) INSUFFISANCE LACTÉE.

C’est une raison la plus souvent invoquée par la mère pour renoncer à l'allaitement au sein. L'’hypocalctie peut être primaire, dans les jours qui suivént l’accouchement, ou secondaire, survenant après le deuxième mois, où encore après une maladie des seins (gerçures, lymphangite). :

L'hypogalactie primaire peut résulter d'un défaut de développement ou d’une atrophie de la glande mammaire, à la suite d’un abcès par exemple.

On a invoqué dans l'éticlogie de l'hypogalactie des troubles utéro-ovariens, l'hérédosysphilis, et l'anémie. On connaît l'influence d'un choc moral ou d'une émotion sur la sécrétion lactée.

La grande cause de l'hypagalactie c’est pourtant le plus souvent la mauvaise direction de l'allaitement. Dans certains cas c’est l'enfant débile ou paresseux qui tète

mal, dans d’autres cas c’est la montée laiteuse qui est

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