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Fig. 29. — Tube criblé de la tige d'Ophioglossum vulyatum. — a, portion de cloison transversale examinée sans réactif; b, après action de l'acide sulfurique et coloration ; les deux dessins de droite représentent une cloison longitudinale et une cloison transversale de tube criblé de la racine d'O. vulgatum (d'après POIRAULT).
par des éléments étroits, dont les ponctuations criblées sont difliciles à mettre en évidence.
En ce qui concerne les tiges et les pétioles, les résultats des recherches de Pornaurr (1) se rapprochent beaucoup plus de ceux de Russow que ceux de Jaxczewskr. En réalité, il y a des cals
dans les tubes criblés de toutes les
Fougères, même chez le Salpinia.
Ici, comme pour les racines. les parois criblées paraissent imperforées, si 80 l'investigation ne porte que sur des matériaux frais ou conservés dans l'alcool.
Au contraire, si l'on a soin d’employer les méthodes en usage pour les recherches des communications protoplasmiques, on arrive à conclure à l'existence des perforations. La chose 4 n'est pas douteuse pour les tubes criblés d’Angiopteris et d'Ophioglossum
(fig. 29).
Chez ces deux plantes, Pornauzr à Fig. 30. — Tube criblé du pé- très bien vu à diverses reprises, après | traitement approprié, des filaments plus versale après gonflement par OU MOINS fins strier la membrane forl'acide sulfurique, montrant Mant les pores et passer d’un tube la perforation des pores au dans l’autre.
niveau desquels on voit les Pour les Fougères, la question est globules réfringents (d’après
S CO JIIquee : d] sTsKki [91]: ‘1S FRE plus compliquée : Terzerski [91] a pris
pour des communications protoplasmiques, les bâtonnets calleux qui traversent la membrane etobstruent la ponctuation. La question n’est pas encore actuellement résolue de savoir si ces bâtonnets calleux sont réellement perforés. Porraurr incline vers cette dernière hypothèse, sans cependant rien aflirmer.
Sur la structure générale des tubes criblés, ce dernier botaniste n'ajoute presque rien aux connaissances acquises par DE JANCZEWSKI et Russow, il signale cependant les très remarquables tubes criblés des Cyathéacées.
On trouve dans le pétiole de cette plante, des tubes de 35x de diamètre dont les cloisons dépassent 7004 de longueur, soit plus de 20 fois le diamètre du tube. Il en résulte que sur une grande
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partie de leur trajet ces cloisons, beaucoup plus minces d'ailleurs que les cloisons longitudinales, semblent parallèles à ces der-
nières.
Fig. 31. — Cyathea medullaris. Pétiole. — Portion de cloison transversale très oblique de tube criblé. G — 400 (d’après POIRAULT).
C'est par centaines qu'on y peut compter les plages criblées, limitées par des tractus cellulosiques onduleux.Dans chaque plage, on peut distinguer un certain nombre de centres autour desquels les pores se sont développés. C'est évidemment la plus grande exagération des plages criblées, dans les tubes criblés du {ype Vigne (fig. 31).
$ 8. — Structure et développement du cal.
On sait que les dépressions présentées par la paroi primitive de la plaque criblée sont rapidement recouvertes par une matière spéciale désignée par IansreIN sous le nom de cal. Ce cal possède des réactions colorées microchimiques spéciales sur lesquelles MAxGIX à appelé l'attention; il est surtout composé d'une substance, callose (1), que l'on rencontre fréquemment aussi dans les cellules les plus diverses des végétaux.
Le cal apparait dans les tubes criblés de très bonne heure. DE JANCZEWSkt à vu les bouchons calleux se gonfler peu à peu, faire saillie de chaque côté de la membrane et confluer latéralement en une plaque homogène (PAragmites\: où bien (Vitis. Tilia) ce sont les filaments du réseau cellulosique qui se gonflent à leur surface,
(1) Mangin. — Observations sur la présence de la callose chez les Phanérogames. Bull. Soc. Bot, de Fr., t. XXXIX, 1802.
retrécissant peu à peu les ponctuations qu'ils finissent par obstruer complètement en formant une plage de chaque côté de la cloison.
Lecoure décrit un mode de formation analogue chez les Vités : la cloison s’épaissit en effet avant l'établissement des perforations, mais le réseau cellulosique ne disparait pas pendant cet épaississement temporaire, comme le croit pe JANCZEwWSskI ; il se trouve simplement recouvert par une couche plus épaisse de substance non cellulosique.
Cette substance calleuse est dissoute où remplacée progressivement par le mucilage albuminoïde du tube criblé, qui se creuse ainsi un canal à travers la maille. La communication s'établit de la sorte, entre deux éléments, non par pénétration de filaments muqueux, mais par substitution progressive de la substance albuminoïde à la matière calleuse.
La substance primordiale des mailles du réseau ne sert plus aux échanges, puisqu'ils se font dès lors directement: elle se rétracte et se réduit à une couche presque imperceptible appliquée à la surface du réseau cellulosique.
Chez les Dicotylédones, où Lecomre n'a pu mettre en évidence de véritables perforations, les échanges osmotiques existent seuls || et la cloison criblée est no-
tablement plus épaisse. Les cn mailles pectiques conservent leur état primitifetc'est par leur substance, que se font les échanges ; souvent elles subissent un gonilement et le même phénomène se retrouve sur Îles cals latéraux.
Si des influences variées amenent des modifications dans le contenu des tubes criblés, le revêtement cellulosique de la parot se gon-
Fig. 32. — Cloison criblée de Tilia platy- ou ne phylla avec cinq cals bien développés; Île et finit, en gagnant peu à c, cellules-compagnes. peu, par obstruer les perfo-
rations du crible ; il fait ensuite saillie de chaque côté de la cloison.sous forme de plaques plus
ou moins épaisses, appelées plaques calleuses.
Leconte donne deux exemples de développement du cal (1) :
19 Pubus idiuus. — Près du cambium dans la tige souterraine, on rencontre des tubes en pleine activité dont les cribles sont nettement ouverts, bien que les perforations soient extrèment fines. Le réseau cellulosique est cependant recouvert à ce moment par une fine couche de substance calleuse se colorant en beau bleu par le bleu d'aniline (F, fig. 33). Les tubes criblés un peu plus externes ont des cribles plus épais {G, fig. 33) dont la substance calleuse s’est gonflée et empiète sur les perforations qui deviennent de moins en moins visibles. Puis ce gonflement de la substance calleuse s'accentue encore davantage dans les tubes plus extérieurs, la cloison criblée s'épaissit beaucoup (HE I, J, fig. 33): mais les réactifs colorants montrent nettement que le réseau cellulosique persiste au milieu de la cloison épaissie.
Il existe donc maintenent une plaque calleuse sur chaque face de la cloison criblée ; mais dans ces plaques, on voit encore assez facilement de fines stries qui sont les derniers vestiges des perlo-