B. — PARTIE NON CRIBLÉE
$ 14. — Parenchyme libérien.
Les cellules du parenchyme libérien sont caractérisées par la présence presque constante de véritables grains d’amidon bleutissant par l’iode. On peut les considérer comme des magasins de réserve des substances hydrocarbonées (amidon, sucres, glucosides, tannin, etc.).
Les diverses réactions chimiques colorées de ces corps permettent de les mettre en évidence. Le tannin apparait généralement dans la région des tubes criblés morts, dans les cellules qui contenaient primitivement de l’amidon.
Les cellules jeunes du parenchyme libérien perdent peu à peu leur contenu protoplasmique et ne conservent bientôt plus qu'un revêtement pariétal de faible épaisseur entourant de toutes parts une grande vacuole centrale. A l'intérieur de cette vacuole dont le contenu est liquide, il n’est pas rare de trouver un cristal d’oxalate de calcium.
Les grains d’amidon, quand ils existent, sont situés dans la couche protoplasmique ; leur nombre est d'autant plus élevé dans le parenchyme libérien que le parenchyme cortical de la tige est moins développé ou exfolié progressivement par formation successive de péridermes.
Cellules cristalligènes. — Comme nous avons vu précédemment, les différents modes de formation de ces cellules et leur répartition, il n'y a pas lieu d’insister ici,
$ 2. — Eléments scléreux.
Les cellules libériennes peuvent se transformer par dépôt de couches successives de cellulose à l'intérieur, en éléments courts (cellules scléreuses) où allongés (fibres). Cet épaississement de leur membrane rend ces éléments, à l’état adulte, à peu près impropres aux échanges avec les cellules voisines. Leur contenu protoplasmique persiste assez longtemps dans les cellules seléreuses, (lont les parois sont finement ponctuées : il est extrèmement réduit dans les fibres.
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