‹ Le tomahahk et l'épée [microforme]Chapitre 17 sur 23 · LE · texte numérisé non relu

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Baby de Ranville, les Auber de Gaspé, les de Lanaudière, les Deschambault, et les Chartier de Lotbiniere.

Ici se croisent le chevalier de Crisasy, descendant d’une grande famille sicilienne, et M. de Martigny cousin germain d'Iberville.

Là le sieur de Valrennes donne des ordres à son lieutenant M. Dupuy.

Plus loin, M. de Saint-Cirque s'en va causant avec M. Boiïisberthelot de Beaucourt ; et tous deux, en passant, saluer!

Augustin Le Gardeur de Courtemanche.

Mais éblouis par cette revue qui passe radieuse devant eux, mes yeux ne voient plus, quand il leur faudrait encore compter tant de noms aussi beaux que tous ceux-là !

MM. de Longueuil, de Sainte-Hélène et de Bienville, après avoir reçu les instructious du gouverneur, venaient de rejoindre les deux cents Canadiens et volontaires qu'ils allaient mener à l’attaqne, lorsqu'ils virent arriver Louis d'Orsy.

—Tiens ! dit Bienville à ce dernier, serais-tu donc de la partie ?

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—Eh ! oui, mon cher. M. de Maricourt m'a permis de vous accompagner. Comme les vaisseaux ont retraité de devant la ville et qu'ils n’ont pas l’air d’avoir envie de revenir essuyer notre feu, * le capitaine prétend n'avoir besoin que de quelques hommes pour la garde de sa batterie. Il vous envoie aussi Bras-de-Fer, pensant bien qu'il pourra nous être utile. Tiens, le voici.

— Présent, mon commandant, dit Pierre Martel qui fit le salut militaire.

—Nous allons donc escarmoucher à la Canardière ? demanda d'Orsy à M. de Longueuil.

—Oui, car il parait que l'ennemi se tient sous les armes depuis le matin et semble se préparer, d’après les rapports de nos éclaireurs, à marcher sur la ville.

e —Pardon, mon commandant, dit Bras-

* « Les vaisseaux de Sir William Phips furent tellement maltraitrés que le dix-neuf octobre, deux d'entre eux rejoignirent le gros de la flotte, tandis que deux autres se mirent à l'abri des boulets, en remontant à l'anse des Mères, Là encore, ils furent attaqués et forcés de se retirer vers les autres. M. Ferland.

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de-Fer à qui sa qualité d'ancien domestique de la famille permettait certaines libertés qu'on n'aurait point tolérées chez un autre soldat ; pardon, mais je crois que c’est un bien mauvais jour pour s’en aller attaquer ainsi l'Anglais dans ses retranchements.

—Et pourquoi, maître Pierre ?

—N'est-ce pas aujourd'hui vendredi ?

—Ah!ah!

—Ne riez pas, monsieur, le vendredi, voyez-vous, est jour de malheur.

—Bah ! histoire de vieille femme, dit Saint-Hélène.

—Que nous chantes-tu donc là, sinistre corbeau ? repartit Louis d'Orsy.

—Ce bon Pierre ! dit Bienville en riant comme les autres.

—Prenez garde ! messieurs, nrenez ghrde !

—Allons ! allons! un homme comme toi, Pierre, ne devrait pas croire à ces choses-là. Mais nous perdons notre temps — Attention ! serrez les rangs ! dit à sa petite troupe M. de Longneuil.

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Pierre Martel alla s'alligner, non sans avoir secoué plusieurs fois la tête en signe de désapprobation.

Sur les dix heures, toute cette belle et vaillante jeunesse s'ébranla au son des tambours et des fifres. Le détachement de deux cents hommes commandé par MM.

de Longueuil, Sainte-Hélène, d'Orsy et Bienville, prit les devants ; il avait à traverser la rivière Saint-Charles pour rejoindre les Anglais, tandis que M. de Frontenac restait, à la tête de trois bataillons, de ce côté-ci de la rivière, au cas où les ennemis parviendraient à la traverser à gué. À

Whalley n'était pas à la tête des troupes de terre. [lse trouvait en ce moment à bord du vaisseau amiral où il était allé le matin, de bonne heure, ‘ communiquer à Phips le résultat du conseii de guerre tent la veille par les officiers de l’armée de terre. Ces derniers regardaient l’entreprise comme trop hasardeuse, et concluaient qu’il valait mieux l’abandonner à cause de l'état avancé de la saison.”

Nonobstant l'absence de leur comman-

dant, les ennemis voulurent tenter une dernière attaque ; et après avoir crié durant toute la matinée : ‘ vive le roi Guillaume,” sans doute pour se remonter un peu le, moral, ils se mirent en marche etse rapprochèrent de la rivière Saint-Charies, vers deux heures de l'après-midi.

Les Anglais, au nombre d'au moins douze cents, longeaient la rivière en toute sécurité, lorsque, au détour d’un petit bois, qui se trouvait sur teur droiteet à l'endroit même où est aujourd'hui la ferme de Maizerets, deux cents coups de feu partirent en crépitant du fourré où les hommes de

M. de Longueuil s'étaient postés en ambus.

cade.

—Horwar d! crie le commandant ennenii.

—Feu ! ordonne M. de Longueuil, quand les Anglais ne sont plus qu’à cinquante pas.

Et cette seconde décharge,plus meurtrière que l’autre, s'en va semer la confusion et la mort dans les rangs des ennemis qui commencent à se débander.

M. de Lougueuil à remarqué l'hésitation de l'ennemi.

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